Musique : Hairspray – New York 2007

hairsprayAdapter un film du très décalé John Waters en musical, voilà le défi relevé par les auteurs de Hairspray. Avant l’adaptation cinématographique, qu’est ce qui a fait le succès de ce spectacle vainqueur d’un Tony Award ?

C’est au Neil Simon Theater que se joue Hairspray. Nous sommes en plein coeur du quartier des théâtres de Broadway, à quelques dizaines de mètres de Times Square. Pas besoin d’être « habillé » car ici tout le monde est décontracté. C’est un joli petit théâtre, sans fioriture et certainement moins beau que ceux restaurés par Disney pour ses spectacles. Nos places à 50% de réduction sont bien situées : 11eme rang légèrement à droite.

Comme dans tout spectacle, il y a la totale en goodies : t-shirt, programme, casquette et CD. Pas encore de poupées quand même. Pour une première fois à Broadway, l’étonnement vient de la simplicité du décor, la mobilité, et l’efficacité. En fait les éléments sont sur roulettes et deviennent des acteurs des scènettes. Par contre, ils ne font pas dans la finesse pour le texte. C’est bien le ton décalé de John Waters mais lissé par Broadway. L’histoire vient en droite ligne du film du même nom dans sa version de 1988. Nous sommes à Baltimore dans les années 50. Pour connaître les dernières danses à la mode et être dans le coup, tous les jeunes gens se précipitent après l’école pour regarder le Corny Collins Show à la télé. Tracy, qui a la coiffure la plus volumineuse du quartier mais se trouve un peu grosse, époustoufle tout le monde par sa façon de danser le madison. Elle est finalement sélectionnée par le jury du show mais jalousies, racisme et discriminations physiques vont bon train.

La star est incontestablement la mère de l’héroïne, jouée par un homme au physique de John Goodman. Dans la version originale, c’était le travesti Divine qui tenait le rôle. Travolta reprendra le rôle au cinéma avec bien moins de brio et d’exubérance dans la version adaptée du spectacle présent. Le spectacle nous plonge dans un environnement musical des années 50 donc très rock’n roll. Tracy se fait des amis dans la communauté noire, qui n’a pas accès à ce show et se réunit dans un boutique de disque de Rythm n Blues. Elle y apprend à danser ce qui contribue à la faire accèder à ce show et à en devenir la star. La meilleure amie de Tracy tombe amoureuse d’un noir et sa mère lui interdit de revoir le jeune homme tentant même de lui laver le cerveau. Mais heureusement tout finit bien et les plans machiavéliques des rivaux de Tracy et sa famille sont déjoués.

Dans la salle, c’est le rire et l’entrain des morceaux qui dominent, malgré le sujet grave. Les costumes et décors sont volontairement kitsch et acidulés. Cela rend l’univers fifties un peu irréel. Et même si il n’est pas aisé de saisir toutes les nuances et private joke du texte, le jeu et l’énergie des acteurs font le reste. Tout cela se termine avec une ovation du public, le salut de tous les comédiens et chanteurs sur la scène. Ce soir-là, il y a une action pour la recherche contre le SIDA. Alors les comédiens viennent récolter les dons. La « Maman » s’en donne à cœur joie pour mettre de l’ambiance et essayer de motiver les spectateurs. Une bien jolie soirée qui se termine dans un Times Square encore bondé avec la sortie de tous les autres spectacles et les touristes habituels du lieu.

Iceman

Casting : Marissa Perry, George Wendt, Ashley Parker Angel, Aubrey O’Day, Clark Thorell, Karen Mason, Jenifer Lewis, Tevin Campbell, Scott Davidson…

Livret : Mark O’Donnell, Thomas Meehan

Musique de Marc Shaiman

Paroles : Marc Shaiman, Scott Wittman

Mise en scène : Jack O’Brien

Chorégraphie : Jerry Mitchell.

1. Good Morning Baltimore 2. The Nicest Kids In Town 3. Mama, I’m A Big Girl Now 4. I Can Hear The Bells 5. (The Legend of) Miss Baltimore Crabs 6. It Takes Two 7. Welcome To The 60’s 8. Run And Tell That ! 9. Big, Blonde And Beautiful 10. The Big Dollhouse 11. Good Morning Baltimore Reprise 12. (You’re) Timeless To Me 13. Without Love 14. I Know Where I’ve Been 15. (It’s) Hairspray 16. Cooties 17. You Can’t Stop The Beat (Medley)

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