Musique : Ozzy Osbourne + Rob Zombie – New York 2007

ozzymsgNous sommes arrivé avec un peu d’avance par le métro. Nous voilà donc à sortir dans la galerie marchande de Penn Station. Il y a évidemment du monde en ce samedi proche de Noel. Pas de signes d’un concert de hard : pas de blousons en jeans patchés ou de cuirs et bandanas.

Juste des familles, qui semblent venir de faire quelques courses. Nous remontons à la surface pour une entrée ne payant pas de mine : un large et très haut couloir avec une large fresque “home of the rangers”. Pas une seule affiche pour le concert de ce soir ! Pas un hardos …. ils ne vons pas tous au cirque du soleil dont une représentation a lieu dans une autre salle du complexe ? Nous nous rapprochons de l’entrée et je montre ma réservation à un impressionnant vigile qui me dit gentiment de rentrer pour aller au guichet un peu plus loin chercher nos places. Ils ne nous controlent pas nos sacs malgré des détecteurs d’explosifs etc…Pas de message pour interdire les appareils photos non plus. Je me présente au guichet avec voucher(la résa), carte de crédit ayant servi à la résa et pièce d’identité française. Me voilà avec deux tickets. Nous passons le deuxième portillon à gauche alors que nos places sont vers la droite mais on nous a orienté par là pour désengorger les files d’attente : comme à JFK, tout est parfaitement organisé et régulé. Nous montons par des escalators qu n’en finissent plus : nous sommes aux places les moins chères….surtout par ce que c’étaient celles qui restaient.

Nous prenons le temps de regarder un peu autour de nous : des jeunes filles, des jeunes garçons, des familles avec 3 générations, des gens de toutes origines, de tout niveau social et tout cela dans la bonne humeur et la décontraction. Nous passons rapidement par la galerie “commerçante” où l’on peut acheter à boire et à manger comme au yankee stadium mais en moins cher. Nous avons droit à un tour gratuit du sommet du MSG pour rejoindre notre place. Cela nous donne l’occasion de passer derrière la scène qui est en position centrale. Nous sommes installé assez loin par rapport aux autres mais avec une bonne vue.

Nous sommes donc au deuxième étage des tribunes mais quand même au quatrième rang. La salle parait un peu plus petite qu’un Bercy mais plus inclinée. Les sièges sont rembourés et d’un joli vert. Au centre de la salle il y a des rangées de sièges pour la fosse. Nous verrons ensuite qu’ils ne servent pas énormément A l’heure prévue le concert commence donc avec un groupe qui nous est inconnu : In This Moment. Je serai bien incapable de vous donner la setlist de ce combo californien à ce qu’il parait. Il s’agit donc d’un groupe constitué d’une chanteuse, joliement habillée en mère noel, d’un bassiste, de deux guitaristes et d’un batteur. Comme souvent, le son en début de concert était un peu trop brut, sans nuance et les basses saturaient trop. Avec le gros son de ce groupe, on en prenait plein la tronche…. La chanteuse a une voix puissante, pas du tout dans le genre groupe à chanteuse lyrique. Non elle chante du métal comme un chanteur et elle a de l’énergie. Elle parcourt la scène de long en large, arranguant les premiers rangs et poussant des cris que l’on jugera un peu systématiques mais montrer ce que l’on sait faire en une demi heure avant des pointures comme Rob Zombie et Ozzy est un exercice difficile. Malgré le son il y a certainement de bonnes choses dans ce groupe. En tout cas ils ont rempli leur contrat pour la première partie. Les tribunes se remplissent petit à petit dans le plus grand calme et les fans de Zombie cotoient les fans du Mad man. Le décor de In This Moment (une grande toile peinte du plus bel effet) est aussitôt décrochée par le crew et le décor de Rob prend place toujours masqué.

Le décor est encore baché et plongé dans le noir Sur l’écran, nous avons droit à une parodie de film d’horreur (les louves garous SS !!!? )avec en Guest …. Nicolas Cage as…Dr Fu Manchu Une porte s’éclaire au centre de la scène, sous la forme d’une tête d’inspiration aztèque et Rob fait son entrée juste éclairé par de la lumière noire. Il porte une veste “squelette” du plus bel effet. Les autres musiciens portent aussi des tenues qui donnent l’impression qu’ils sont des êtres d’outre tombe. La set list ? Pas compliqué, c’est la copie conforme de l’album Live sorti récemment. Les lumières virent petit à petit au rouge avec la projection de films d’horreur classiques pour accompagner les titres. Rob parcourt la scène à grandes enjambées, sa longue crinière éclairée par des jeux de lumières de toute beauté. A droite, John5 est encore assez calme, laissant le show à son boss.

Au dessus de la tête au centre de la scène, le batteur, déchainé sur ses futs, impressionne avec les jeux de lumières oscillant entre rouge, vert et bleu. Les hots s’enchainent avec toujours autant de pèche. Si le son était moyen pour la première partie, là, il est nickel. Le décor de la scène est totalement dévoilé et sur les deux cotés deux piédestals prennent place. Ils ne vont pas tarder à accueillir deux pulpeuses danseuses qui n’ont rien de mortes vivantes. Rob grimpe sur les amplis devant le public, est très communicatif et John5 commence petit à petit à se ballader. Les danseuses deviennent aussi pompom girls couleur US Flag devant une foule déchainée. Car maintenant la salle est comble est l’ambiance entre fans d’Ozzy et de Rob est au top. La célèbre pin Up des années 50 Betty Page (dont l’ex madame Manson s’est beaucoup inspiré) fait son apparition sur le grand écran, déclenchant des sifflets de satisfaction. Avec une telle mise en scène, il y a peu à faire pour déclencher l’hystérie. Et pourtant, voilà notre Rob qui tranquilement descend au milieu des premiers rangs. Pas besoin du moindre service d’ordre pour canaliser la foule. Le public est respectueux de l’artiste et se contente de photos souvenirs. Ainsi Rob Zombie parcourt la fosse à son gré avant de remonter sur scène pour continuer son magistral show. Grace à nos jumelles (à peine 20$ chez BH Photo videos), nous pouvons parfaitement suivre le spectacle. Une sorte de robot métallique et monstrueux fait son entrée sur la scène. Il doit bien faire 4 mètres de haut et les musiciens jouent avec lui comme si ils le combattaient. Des classiques de science fiction des années 50-60 défilent sur l’écran, dont quelques combats de Godzilla. C’est le moment des solos dont celui de John5. Il étale toute sa classe dans un solo sans trop d’esbrouffe mais efficace au cours duquel il nous fait un National Anthem avec les dents sans le moindre acroc suivi d’un plus classique jeu derrière les épaules. Juste ce qu’il faut pour que Rob récupère et reparte de plus belle avec toujours autant de fougue et de charisme. Il revient à nouveau une dernière fois dans la fosse et les danseuses reviennent une dernière fois pour le plus grand bonheur des mâles des premiers rangs.

Autour de nous, les titres sont repris en choeurs par les jeunes et les moins jeunes. Cela fait plaisir de voir deux ou trois générations apprécier la même musique et surtout chanter ! Mais ce show paraît bien court finalement. Une bonne petite heure et terminé. Aucun rappel possible car tout est réglé et minuté pour que le Madman passe à l’heure dite. Le complexe décor de Rob Zombie est aussitôt remballé après sa prestation pour laisser place à un nom moins efficace décor aux couleurs d’Ozzy.

La set list de Rob Zombie :

1- Sawdust in the blood 2- American Witch 3- Demon Speeding 4- Living dead girl 5- More human than human 6- Superbeast 7- House of 1000 corpses 8- Never gonna stop 9- Thunderkiss ’65 10- The Devil’s reject 11- Dragula

Les premières notes de Carmina Burana se font entendre et un grand rideau avec des
croix est illuminé sur scène. Après s’être vidée pendant l’entracte, la salle est à nouveau comble. Nous avons eu droit à des parodies officielles de séries (avec la participation des vrais acteurs) made with Ozzy. Pas forcément parlant pour le public européen qui ne connaît pas toutes les séries US. Le rideau se lève, Ozzy apparait avec ses musiciens. Il est sobrement vétu de noir et entonne, oh surprise, un titre de son dernier et excellent album, black rain. Set list du concert :

1- Over the Top/I don’t wanna stop 2- Crazy Train 3- Suicide Solution 4- Mr. Crowley 5- I’m not Going 6- Road to Nowhere 7- Bark at the Moon 8- Zakk Wylde Guitar Solo 9- I Don’t Know 10- I Don’t Want to Change the World 11- Mama, I’m Coming Hom

Comme on le voit, il y a deux titres de Black Rain et des classiques. Que dire d’Ozzy ? Il est content d’être au MSG et ça se voit. Il parle, fait quelques blagues. Sa voix est ce qu’elle est et si certains puristes ont trouvés quelques erreurs, le public, pris par l’ambiance, n’en a eu cure. Là encore cela faisait plaisir de voir le public à l’unisson reprendre les classiques en chantant, qu’ils soient ados ou seniors. Zakk Wylde, comme dit dans un autre sujet se cantone souvent à son coté droit en faisant des allers retours des amplis du fond au devant de la scène et agitant sa crinière de plus en plus longue. Musicalement, ça assure. Le solo de Zakk est évidemment plus long que pour John5 car Ozzy sans doute plus besoin de récupérer. Il faut dire qu’il a un nouveau jouet : une lance à incendie qui balance de la mousse sur tous les premiers rangs du publique et….sur lui même. Il ne se prive pas par deux ou trois fois d’en jouer, la fosse étant vite innondée, service d’ordre (discret), compris. Un vrai gamin ! Il y a évidemment moins d’éléments de décor qu’avec Rob Zombie mais le set n’en est pas moins efficace. C’est que le bonhomme, même maintenant, a de la présence. Le Bark at the moon est toujours aussi efficace et on comprend bien qu’il choisisse ce moment pour faire une pause. Zakk nous gratifie de sa virtuosité dans son long solo (un peu long pour moi) et d’un traditionnel national anthem. Ozzy revient pour les derniers titres et pour le rappel il choisit le mythique Paranoid. La joie dans le MSG est à son comble pour cette dernière date de la tournée 2007. Les confettis tombent à flot du sommet de la salle pour parachever cette grande fête du Hard rock. Un aurevoir à tout le monde et nous quittons la salle par les escalators, dans la joie et la bonne humeur, entre cris et chants des fans, tous heureux d’être là. Il est temps pour les plus jeunes (5 ans pour certains), d’aller se coucher. Nous sortons du MSG, contemplons l’Empire state Building aux couleurs vert rouge blanc ce soir là. Nous rentrons à l’hotel pour cette première soirée à pied en passant par Times Square, bondé à 23h00, comme d’habitude. Promis, nous irons faire un détour au Virgin. Mais là, nous avons à récupérer de 8h de vol et 3h d’un concert mémorable.

Iceman

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