Musique : Judas Priest – Nostradamus (2008)

judasnostradamusJudas Priest officie dans le métal depuis 1970 et depuis ses débuts a vu son style évoluer, tout comme sa composition. En 2003, Rob Halford est de retour au chant après 10 ans d’absence. Cela n’a pas été sans influence sur le style et les textes. Mais pour beaucoup, Judas Priest reste un groupe de Metal pur et dur avec des morceaux plus speed et l’utilisation de la double pédale par le batteur comme dans Painkiller. Voilà tout le problème du groupe après plus de 35 ans de carrière : pouvoir satisfaire les fans de la première heure et les autres.

En faisant le choix d’un concept album sur Nostradamus, le groupe n’a pas choisi la facilité. Car Judas Priest n’est pas un groupe coutumier des balades, des morceaux symphoniques et Rob Halford a été apprécié pour ses capacités vocales, ses montées toutes en puissance et moins pour un feeling tout en douceur. Ce que l’on entrevoyait dans le précédent Angel of Retribution, est confirmé ici : C’est un nouveau Rob Halford et donc un nouveau Judas Priest. Mais qui dit nouveau ne dit pas forcément mauvais.

Réparti sur 2 CD et 23 titres, l’album raconte l’histoire de Nostradamus à travers un véritable Opera Metal. Rob Halford n’est pas un narrateur, il est Nostradamus. Voilà tout le choc culturel qui va s’opérer vis-à-vis des habitués du Priest. Il faut donc prendre cet album en faisant abstraction des habitudes du groupe. Car ici, c’est un concept album qui nous captive par son ambiance. On se retrouve pris par les interludes symphoniques qui établissent les liens entre les morceaux, captivé par les introduction tantôt graves ou épiques. Très vite, l’imagination fait le reste, bien aidée par le très beau livret du digipack : On voit Nostradamus dans son antre. On le voit dans les cours royales, dans un monde de guerres, de trahisons. On le voit aimer, pleurer. C’est tous ces sentiments qu’arrivent à retranscrire les titres de l’album. Et comme dans toute vie aussi mouvementée, il y a des hauts, des bas, des moments puissants, d’autres en douceur. Et Rob Halford excelle véritablement dans une subtilité qu’on ne lui connaissait guère.

On retrouve le très efficace duo de guitariste, Glenn Tipton et KK Downing, pour offrir des morceaux plus classiques du Priest (Nostradamus et War, choisis peut-être à tort comme single). Mais le rythme de l’album est beaucoup plus lent que d’ordinaire. Les morceaux sont évidemment plus longs, très loin des commerciales 3minutes 30, mais il n’y a pas à s’en plaindre dans des morceaux aussi magnifiques que Alone ou Lost Love.

Un album aussi riche ne s’apprécie que sur la longueur, tel un opéra et moins comme les autres concept albums du Metal. Voilà tout le défi que s’est lancé Judas Priest après tant d’années de carrière et c’est à saluer.

Iceman

1. Dawn Of Creation 2. Prophecy 3. Awakening 4. Revelations 5. The Four Horsemen 6. War 7. Sands Of Time 8. Pestillence And Plague 9. Death 10. Peace 11. Conquest 12. Lost 13. Persecution

Disque : 2 1. Solitude 2. Exiled 3. Alone 4. Shadows In The Flame 5. Visions 6. Hope 7. New Beginnings 8. Calm Before The Storm 9. Nostardamus 10. Future Of Mankind

Rob Halford, K. K. Downing, Glenn Tipton, Ian Hill, Scott Travis

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