Musique : Céline Dion – D’Eux (1995)

diondeuxCéline Dion, qu’on aime ou que l’on n’aime pas sa personnalité, restera comme l’une des plus grandes chanteuses internationales.

Elle commence très jeune à chanter au Québec et se fait connaître en France dès l’âge de 14 ans sans que sa carrière décolle. En 88, elle remporte l’Eurovision pour la Suisse mais il faudra attendre 1990 pour que sa carrière prenne de l’essor. D’abord elle éclate aux Etats-Unis avec l’album Unison qui sera classé 4ème au Billboard et est redécouverte en France lorsqu’elle chante Plamondon en 1992. Mais c’est véritablement en 1995, juste après son mariage avec le producteur René Angelil, qu’elle explose en France.

« D’eux » marque la première collaboration avec Jean-Jacques Goldman, dont la carrière solo commence à décliner après les sommets des années 80. Mais René Angélil sait que si Goldman s’essouffle en solo, il continue à être prolifique et efficace pour d’autres artistes, comme Johnny Halliday en 86 et 95 justement ou accompagné par Carole Fredericks et Michael Jones.

Elevée à l’école nord américaine, Céline Dion chante alors tout en puissance, grâce à ses capacités extraordinaires. Mais ce genre de recette ne prend pas en France où l’on se moque de ces chanteuses à voix, ces diva qui « gueulent ». Barbra Streisand n’a jamais eu de grosses ventes en France par exemple. Goldman va justement lu apprendre à moduler beaucoup plus sa voix tout au long de cet album et l’amener à plus de douceur. Elle en devient plus accessible, moins diva à l’américaine et rencontre enfin son public en France.

Les hits sont nombreux mais ce sont surtout « Pour que tu m’aimes encore », parfaite illustration du nouveau style Dion, ou encore « Je sais pas » qui marquent les esprits. Goldman, grand amateur de rock n roll, l’emmène aussi sur ce territoire dans le très pêchu « J’irai où tu iras ». La voix de Céline Dion n’est pas seulement un organe mais un instrument à part entière que Goldman, génial multi instrumentiste, fait sien. C’est une sensibilité à fleur de peau qui nous émeut, en même temps que la puissance maitrisée qui nous attrape pour ne plus nous lâcher tout au long de ces 12 chansons. Preuve de son implication, Jean Jacques Goldman fera deux duos avec elle.

L’album restera 44 semaines numéro 1 en France. Vendu à plus de 7millions d’exemplaires, et meilleur album francophone de tous les temps, il réussira même l’exploit d’être disque d’or au Royaume Uni. A partir ce cet album, Céline Dion reste une icône de la chanson, une star reconnue internationalement. Quelques titres seront adaptés en Anglais mais avec beaucoup moins de succès. Car Céline Dion doit aussi continuer à chanter « à l’américaine », chose qu’elle est la seule à avoir réussi à concilier jusqu’ici.

S’il fallait ne garder qu’un album d’elle, ce serait celui là. Les collaborations suivantes avec Goldman étant moins fructueuses en 98 avec « S’il suffisait d’aimer » et 2003 avec »1 fille 4 types » où Goldman prend plus de recul.

Iceman

1- Pour que tu m’aimes encore, 2- Le ballet, 3- Regarde-moi, 4- Je sais pas, 5- La mémoire d’Abraham, 6- Cherche encore, 7- Destin, 8- Les derniers seront les premiers (duo avec Jean-Jacques Goldman), 9- J’irai où tu iras (duo avec Jean-Jacques Goldman), 10- J’attendais, 11- Prière païenne, 12- Vole.

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