Musique : Scorpions – Blackout (1982)

scorpionsblackoutBien avant Rammstein et Tokio Hotel, l’Allemagne a connu un groupe de rock à dimension internationale : Les Scorpions. Ces natifs de Hanovre ont collectionné les hits des années 70 jusqu’au début des années 90. L’album Blackout est un exemple de leurs meilleures productions.

Le groupe Scorpions trouve son origine en 1965 avec un jeune guitariste de 17 ans, Rudolf Schenker qui crée un groupe avec des amis. Mais ce n’est qu’en 69 que le groupe devient pro avec l’arrivée du chanteur Klaus Meine et du petit frère de Rudolf, Michael Schenker. Le premier album en 1972, Lonesome Crow, connaît un succès d’estime en Allemagne. Le groupe fait en effet le choix de chanter en anglais un Hard rock psychédélique. Michael Schenker quitte le groupe fin 72 pour rejoindre UFO. Scorpions fusionne alors avec le groupe Dawn Road en intégrant le guitariste virtuose Ulrich Roth, surnommé Uli Jon Roth et grand fan de Jimi Hendrix, ainsi que Francis Buchholz à la basse et Juergen Rosenthal à la batterie. En 1974, ils sortent le très beau Fly to the Rainbow qui leur ouvre une carrière internationale. En 1975, avec le producteur Dieter Dierks et un nouveau batteur, ils sortent In Trance qui confirme tout le bien que l’on pense d’eux. Le style est moins psychédélique et plus hard rock. En 1976, Virgin Killer continue à faire grandir leur succès, installant également le scandale par sa sulfureuse pochette. Nouveau changement de batteur avec l’arrivée d’Herman Rarebell qui participe en 77 à Taken by Force mais en 1978 c’est surtout le live Tokyo Tapes qui marque un tournant avec le départ d’Uli Jon Roth. Le groupe accueille alors Matthias Jabs à la guitare et il ne les quittera plus jusqu’à aujourd’hui. En 79, Lovedrive leur permet de conquérir les Etats-Unis. Animal Magnetism devient platine aux States en 1980.

En 1982, ils sortent Blackout poursuivant sur leur lancée. Klaus Meine sort de problèmes vocaux qui ont fait craindre le pire pour sa voix d’or. Mais Blackout qui ouvre l’album sur un riff de Rudolf, rassure vite sur les possibilités de Klaus, au meilleur de sa forme avec son timbre si particulier. Le titre ouvre sur les chapeaux de roue cet album avec des riffs rageurs de la paire Schenker – Jabbs. Et cela continue tout aussi magnifiquement avec Can’t live without you et les envolées lyriques de la guitare de Jabbs, rythmées par les petits riffs de Schenker. No one like You, plus lent et tout en soli mélodieux donne libre cours à la voix de Klaus, plein d’émotion mais aussi d’intensité. L’intro en arpèges de You give me all I need continue sur cette veine. Klaus montre qu’il est un des rares chanteurs à pouvoir allier la puissance et l’émotion dans sa voix. Now ! attaque sur un son plus heavy pour prouver que les Scorpions sont définitivement un groupe à ne pas rater sur scène. Et que dire de Dynamite ! au titre si évocateur. L’intro est énergique avec encore le duo de guitares de Schenker et Jabbs qui laissent la place à Klaus Meine qui entonne un refrain percutant et accrocheur. Arizona joue plus sur les soli de guitares, toujours au top niveau. China White installe une ambiance à l’aide d’une longue intro à la guitare de plus d’une minute et rappelle la période psychédélique du groupe par sa construction complexe, ses chœurs en fond sans se départir de l’efficacité de la production de Dieter Dierks. When the smoke is going down clôt l’album tendrement, en acoustique avec la voix enjôleuse de Klaus.

Le succès de l’album est considérable avec cette floppée de hits. En 84, Love at fist sting les conduits à la tournée World Wild Live qui les consacre définitivement. Après l’album Savage Amusement en 1988, ils se séparent de leur producteur fétiche et amorcent une décente que l’on aurait pu croire définitive. Crazy World et la ballade Wind of change a tendance à faire oublier que Scorpions est un groupe de Hard Rock, et ce n’est pas les errances d’un groupe qui cherche à rebondir en cette période grunge qui va aider les choses. Entre son métal puis pop, s’essayant au symphonique, les années 90 font oublier petit à petit le groupe. Mais en 2004, avec un nouveau bassiste et un batteur arrivé après le départ d’Hermann Rarebell, ils reviennent sur le devant de la scène avec Unbreakable, montrant qu’ils n’ont rien perdus de leur talent et de leur énergie. Ils s’essaient même au concept album ensuite avec Humanity – hour 1, …. quand s’arrêteront-ils?

Iceman

Membres : Rudolf Schenker, Klaus Meine, Herman Rarebell, Francis Buchholz, Matthias Jabs.

1- Blackout 2- Can’t Live Without You 3- No One Like You 4- You Give Me All I Need 5- Now ! 6- Dynamite 7- Arizona 8- China White 9- When The Smoke Is Going Down

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