Musique : Alicia Keys – Songs in A Minor (2001)

aliciakeysongPour beaucoup, Rap, R ‘n B, sont des musiques à rejeter. Pourtant comme dans tout style, il y a des petits bijoux. Il y a surtout des personnes qui ont tout pour elles : talent, beauté, intelligence… Alicia Keys est de celles là.

C’est une enfant des années 80, née à New York et ballottée entre Harlem et Hell’s Kitchen, à l’époque où ces quartiers étaient en pleine mutation. Elle commence la musique très tôt avec l’apprentissage du piano classique. Elle avoue d’ailleurs une passion pour Chopin. Diplômée d’un prestigieux lycée artistique à 16 ans, elle décide de faire de la musique un métier. Elle collabore à l’écriture de quelques titres dans la mouvance R’n B mais c’est la rencontre avec Clive Davis, qui va changer la donne. Cet ancien président de Columbia Records la signe sur Arista, son label puis chez J-Records, le nouveau label qu’il crèe. Hasard, c’est à lui que l’on doit la découverte de Whitney Houston, mais il a également signé P Diddy, Annie Lennox, ou encore Aretha Franklin, pour ne citer que ceux là. Elle peut enfin enregistrer son premier album et quel album.

Baptisé, Songs in A Minor, l’album est numéro 1 de l’année 2001 aux Etats-Unis. Tout commence de manière surprenante par un morceau classique dans « Piano and I ». Ce sont en effet les Préludes de Chopin qui se mélent au son hip hop dans ce titre. C’est une parfaite introduction à l’album car si justement il est intéressant c’est parce qu’il mèle de nombreuses influences. Nous sommes bien loin des vibes et de la boite à rythme clichés des hits R ‘nB sortis à la chaîne par les majors US. Dans « Girlfriend », elle pose sa voix sur un beat classique, des samples de voix et des chœurs qui rappellent un peu le R’n B des années 90. Elle devient plus intéressante sur « How come you Don’t call Me » aux intonations soul. Elle montre toute sa sensibilité et sa puissance vocale malgré ses 19 ans. Et après cela, c’est le presque trop entendu « Fallin' ». Beaucoup ont voulu reprendre ce morceau en ne retenant que la performance vocale. Pourtant Alica Keys n’en fait jamais trop, bien assistée par des chœurs subtils. Après une telle baffe musicale, il est dur de maintenir l’album à flot. Et pourtant elle y parvient avec le plus jazzy et ambiant Troubles. Elle est très classe dans « Rock Wit U », et nous fait vivre un si joli moment avec « A Woman’s Worth » par la douceur de sa voix. « Jane Doe » montre à quel point elle peut être à l’aise aussi sur un flow hip hop mélé à une ambiance soul. Nous dire « Goodbye » au bout de 9 titres ? Non, bien entendu. Retour dans un son rétro pour « The Life » qui n’est pas sans rappeler les premiers Whitney Houston à laquelle on va la comparer à tord. On la retrouve avec Jimmy Crozier sur un duo très dépaysant, « Mr Man ». Un petit interlude et elle nous surprend encore avec un « Butterflyz » plein d’émotion. « Why do I feel so bad » entre rythme lancinant et complainte soul bluesy nous garde sous son emprise. Mais il est agréable d’être un oiseau en cage en l’écoutant chanter « Caged Bird ». A ce moment « Lovin You » sonne plus comme un au revoir qu’un adieu. Il y a une telle force qui s’en dégage.

Comment survivre à un tel succès. Beaucoup ne s’en sont jamais remis mais elle y arrivera avec The Diary of Alicia Keys à peine moins vendu en 2005, suivi d’un live unplugged. En 2007, troisième album et le succès ne se dément pas avec As I am. Le cinéma la tente aussi puisqu’on la retrouve au coté de Scarlett Johansson dans Le journal d’une Baby Sitter. Reste à savoir ce qui continuera de motiver cette si talentueuse jeune femme à l’avenir.

Iceman

1. Piano & I 2. Girlfriend 3. How Come You Don’T Call Me 4. Fallin’ 5. Troubles 6. Rock Wit U 7. A Woman’S Worth 8. Jane Doe 9. Goodbye 10. The Life 11. Mr Man 12. Never Felt This Way (Interlude) 13. Butterflyz 14. Why Do I Feel So Sad 15. Caged Bird 16. Lovin You

  • Alicia Keys – chants, piano, claviers
  • A & C Productions – cordes
  • Arden Altino – clavier
  • Miri Ben-Ari – violon, claviers, cordes
  • Kandi Burruss – chœurs
  • Cato – guitare concept
  • Brian Cox – clavier
  • Gerald « G » Flowers – guitare
  • Reggie Flowers – fills
  • Vic Flowers – basse
  • Richie Good – basse, contrebasse
  • Paul L. Green – chœurs
  • Andricka Hall – chœurs
  • Isaac Hayes – rhodes
  • Norman Hedman – percussions
  • Rufus Jackson – basse
  • Brian McKnight – instrumentation
  • Cindy Mizelle – chœurs
  • John Peters – orgue
  • Tammy Saunders – chœurs
  • Tim Shider – basse, basse concept
  • Arty White – guitare
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