Musique : Enya – Shepherd Moons (1991)

enyashepherdS’il fallait trouver une artiste synonyme de douceur, beaucoup pourraient citer Enya. Et dans la carrière de cette chanteuse celte, c’est sans doute Shepherd Moons qui contribua le plus à sa renommée.

Comme son nom de l’indique pas forcément, Enya est irlandaise. C’est en fait un pseudonyme, son vrai nom étant Eithne Patricia Ní Bhraonáin. Cette irlandaise commence sa carrière musicale à 19 ans en rejoignant le groupe familiale Clannad en 1980. Elle y fait les claviers et les choeurs. Elle rencontre ainsi le producteur et manager Nicky Ryan qui laisse le groupe en 1982. C’est ainsi que commence leur collaboration pour sa carrière en solo. Elle commence par faire des titres instrumentaux, une musique de film et participe même brièvement au premier album de sa compatriote Sinead O’Connor. Elle pose sa voix sur quelques titres…sans succès. Une musique pour un documentaire de la BBC mais toujours rien de concluant après 6 années.

Ce n’est qu’avec le deuxième album solo, Watermark, qu’elle décroche un hit avec le titre Orinoco Flow en 1988. Au delà de ses espérances, elle se fait connaître internationalement et l’album se vend à plus de 8 millions d’exemplaires. Après une telle explosion, bien peu d’artistes arrive à poursuivre sur la lancée. Il lui faut 3 ans pour préparer le 3eme album, baptisé Shepherd Moons, toujours avec Nicky Ryan à la production.

Tout commence dans une atmosphère etherée par le titre éponyme : une quelques choeurs, une longue introduction au piano et l’ambiance est posée. Ce n’est qu’un prélude à un départ dans les caraïbes pour Caribbean Blue et ses choeurs en canon, réhaussée d’une rythmique à la guitare. L’atmosphère se fait plus religieuse pour How Can I Keep from singing où la voix d’Enya est plus isolée. Ebudae est plus ethnique dans son intro mais ce n’est qu’un interlude avant Angeles où l’on s’imagine flotter dans les airs au milieu des anges, justement. Mais Enya sait aussi aller dans la simplicité mélodique de l’instrumental For Miss Quinn. On retrouve une inspiration très Vangelis pour Book of Days avec ses choeurs, ses violons et son piano. La rythmique est un peu plus rapide que d’ordinaire, notamment par rapport au contemplatif Evacuee. Le son est plus électronique pour Lothlorien qui fait bien sur référence au territoire des elfes dans la terre du milieu chère à Tolkien. On peut s’imaginer entrant dans un chateau féérique en écoutant Marble Halls où tout n’est que douceur et contemplation. Ce voyage au pays des fées et des elfes se termine par Afer Ventus, sorte de chant d’adieu.

Ce sont des millions d’albums qui récompensent ce travail et la belle aventure d’Enya se poursuit encore en 1995 par The Memory of Trees. Une compilation suit en 1997 mais elle ne fait un vrai retour qu’en 2000 avec A day without rain. Elle est un peu remise au gout du jour par la sortie des films du Seigneur des Anneaux qui utilisent deux de ses titres en bande sonore. Amarantine en 2005 puis And Winter Came confirment hélas la baisse de son audience mais restent tout de même bien vendus à un public de fidèles. Car personne n’a réellement copié le style d’Enya jusqu’à ce jour malgré les modes du celtisme et de la musique lounge.

Iceman

Production : Nicky Ryan Musiciens : Enya, Andy Duncan, Roy Jewitt, Liam O’Flynn, Nicky Ryan – percussion, Steve Sidwell

1. Shepherd Moons 2. Caribbean Blue 3. How Can I Keep From Singing ? 4. Ebudæ 5. Angeles 6. No Holly For Miss Quinn 7. Book Of Days 8. Evacuee 9. Lothlórien 10. Marble Halls 11. Afer Ventus 12. Smaointe…’

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