Musique : Scorpions – Paris 2005

scorpsolympA l’heure où les Scorpions annoncent leur retraite musicale, il y a des concerts qui reviennent en mémoire. Ce concert de juillet 2005 à l’Olympia avait quelque chose d’exceptionnel, justement.

Oui, il y a des concerts qui marquent une vie. Les Scorpions n’avaient pas joué sur Paris depuis bien des années après quelques errements artistiques, diront certains, et un public qui semblait les avoir quitté. Mais la réalité était toute autre.

A l’annonce du concert, sur le forum Hard Rock 80, Nous étions déjà motivés pour aller les voir. Mais lorsqu’en plus, un dénommé Gégers, membre d’un fan club français, propose de les rencontrer, alors là c’est le rêve. Nous voilà donc à nous préparer à rencontrer des légendes du hard rock en ce jour de semaine de l’été 2005. Il fait beau et chaud dans les rues de Paris et rendez vous est pris en fin d’après midi devant l’Olympia pour un regroupement des fans. Les crazyscorps, fan club français des Scorpions, ont une personne « infiltrée » dans l’Olympia et qui a négocié un rendez vous avec le groupe avant le concert. Voilà pourquoi une poignée de spectateurs quitte la déjà longue file d’attente pour aller dans un bar près de l’entrée des artistes. La négociation a été âpre avec le staff du groupe mais réserver un accueil particulier au groupe après cette absence tient tellement à coeur à tout le monde que cela a pu se faire. Une bonne bière rafraichissante et l’heure est arrivée d’entrer dans cette vénérable salle. Pas d’appareils photos acceptés, les cerbères arrogants du lieu veillent. Nous entendons la fin des réglages son au loin et nous sommes guidés dans une sorte d’antichambre avant l’entrée dans la salle de concert. La poignée de veinards que nous sommes s’assoit sur les marches de l’escalier et attend que le groupe prenne place sur les chaises qui sont disposées au centre. Et voilà le moment tant attendu : Klaus Meine, Rudolf Schenker, Matthias Jabs, Pavel Maciwoda et James Kottak….ils arrivent avec le sourire. Applaudissements, politesses et silence géné pour la première question. Nous sommes immédiatement sous le charme. Ils parlent de leur bonheur de retrouver Paris, de ce qu’ils aiment aussi et de biens d’autres choses que je laisse le soin aux Crazyscorps de rappeler sur leur site. Mais c’est la décontraction et Gégers en profite pour leur offrir des petits cadeaux. Pour lui, grand fan, c’est la première fois qu’il va les voir en concert en plus. Mais le moment est forcément trop court et nous les laissons repartir en coulisse se préparer.

Nous sommes maintenant les premiers dans un Olympia vide de spectateurs, aux premières loges pour la première partie de Manigance, groupe français de progressif qui s’exporte plutôt bien. La salle est ouverte au reste du public et se remplit peu à peu. Nous en profitons pour distribuer quelques flyers pour Hard rock 80, le site qui nous a permis ce grand moment. Et nous voilà à essayer de reconnaître les titres de la bande son qui accompagne notre attente. Je laisse ça aux spécialistes du genre et j’ai surtout hâte d’y être. Prudemment, nous nous sommes mis à quelques mètres des premiers rangs, laissant les die-hard fans comme Gégers devant. La salle n’est pas encore pleine lorsque la lumière se coupe et que Manigance fait son entrée. Je ne connais pas trop le groupe mais ils réussissent à capter l’attention d’un public lui aussi impatient. Jouer du hard rock avec des paroles en français n’est jamais chose évidente mais ils y parviennent avec brio. Le son est plutôt bon et l’atmosphère devient rapidement étouffante dans la salle, vue déjà la température extérieure. Le set est un peu court bien sur, pour laisser la place aux Scorpions. Evidemment, avec le nouvel album, Unbreakable, on se demande ce qu’ils vont jouer comme titres. La réponse, nous l’avons immédiatement lorsque le groupe fait son entrée.

01. New Generation 02. Love ‘Em Or Leave ‘Em 03. Bad Boys Running Wild 04. The Zoo 05. Make It Real 06. We’ll Burn The Sky 07. Deep & Dark 08. Coast To Coast 09. Holiday (version courte) 10. Wind Of Change 11. Loving You Sunday Morning 12. Tease Me Please Me 13. solo Batterie 14. Blackout 15. Hit Between The Eyes 16. Another Piece Of Meat 17. Big City Nights- Rappel- 18. Still Loving You 19. Rock You Like A Hurricane 20. When The Smoke Is Going Down

Oui, c’est un titre du nouvel album qui ouvre, mais c’est surtout des Scorpions sur lesquels l’age ne semble pas avoir de prise. Le son est puissant, Klaus est radieux aux cotés d’un Rudolf concentré et efficace et d’un Matthias souriant. Le nouveau bassiste, Pavel Maciwoda, est encore un peu timide sur scène mais au fil du concert on le voit prendre sa place. Quant à James Kottak, c’est un furieux derrière sa batterie. Il sera déchainé pendant toute la durée du concert et ce n’est pas le solo de batterie dont il nous gratifie, qui fera mentir cette affirmation. Le public saute et crie lorsque les classiques du groupe sont repris. Bad Boys running wild et The Zoo sont un tel bonheur en live. Et que dire de voir Coast to Coast avec nos trois duettistes justement cote à cote. C’est un bonheur de les voir jouer ici, de voir Rudy faire son défilé de flying V toutes plus excentriques les unes que les autres, d’entendre Matthias enchainer les solos avec un sourire à faire tomber les filles. Et puis Klaus a toujours son fameux tambourin pour rythmer les morceaux dans les parties non chantées, venant près des premiers rangs et de chaque coté de la scène. On ne peut échapper au Wind of Change qui est devenu un symbole de la chute du bloc de l’est. La présence d’un morceau comme We’ll burn the sky est plus innatendue mais tellement agréable. Il n’a manqué quUli Jon Roth pour que le bonheur soit parfait. Et après un solo de batterie où James s’amuse par quelques facéties, le groupe revient à des hits qui font mouche surtout avec une énergie de gamins de vingt ans. Big city Nights est repris par toute la salle en choeur. Que faire en rappel ? Et bien évidemment le Still Loving You qui a enchanté tant de couples. Oui Scorpions est un ouragan ce soir et à part quelques spectateurs un peu trop avinés, il n’y a rien pour gâcher le spectacle. Nous ressortons de la salle en nage mais heureux en entonnant les succès du groupe.

La soirée ne s’arrête pas là pour autant puisque nous sommes gentiment invités à l’After qui a lieu au Hard Rock Café un peu plus loin. Deux Chrysler 300C noire et bardées de chrome vont amener le groupe jusqu’au restaurant et nous les rejoignons dans la salle de l’étage. Là, c’est Open Bar mais le groupe s’installe dans un coin de la salle, pour rencontrer les quelques fans présents et décompresser. C’est Matthias qui est envoyé au devant pour signer les autographes et se faire prendre en photo mais nous avons tout de même la joie d’échanger quelques mots avec Klaus. Rudy est plus discret et timide, à des lieues de son incontestable présence scénique. La soirée se poursuit tard mais nous les quittons à regret car autant le concert que cette rencontre resteront gravés dans nos mémoires.

Merci les Scorpions pour toute cette carrière.

Iceman

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