Musique : Billy Idol – Cyberpunk (1993)

cyberpunk1993, un droide aux cheveux métalliques apparait sur les écrans relié à des machines au look robotique et préhistorique. Mais n’est-ce pas le clone de Billy Idol, chanteur punk rock des années 80 qu’on connaissait aussi dans le groupe Generation X? Mais pourtant cette musique électronique et agressive…?

Oui c’est bien Billy Idol qui nous sort alors son 6ème album studio, un concept basé sur l’univers Cyberpunk, fruit de ses lectures de l’époque, de l’arrivée d’Internet, de la techno. Ah cette technologie maintenant dépassée ! Le dénommé Idol n’en est pas à son coup d’essai, donc. Nous avons un fichier sur lui : Né en Angleterre, il a passé son enfance aux Etats Unis avant de revenir dans sa petite île insignifiante. Nous retrouvons trace de lui dans nos archives en 76 autour de ce qui sera Siouxsie and the Banshees, puis Chelsea, en tant que guitariste. Il fonde Generation X, groupe de punk rock dont il est aussi le chanteur. Ce groupe commet donc 3 albums avant que le suspect Idol émigre à nouveau aux Etats-Unis. 1981, il est repéré avec un certain Steve Stevens, guitariste de profession. Il ose même intituler son premier album de son nom de scène : Billy Idol. Avec son look, grand blond aux cheveux blonds platines dressés, il ne tarde pas à se faire une place dans les charts, les clips y participants aussi. On a retrouvé des vidéos de lui dans des titres intitulés « White Wedding » ou encore « Eyes whithout a face », dans un style moins punk qu’auparavant, entre pop new wave et hard rock. Après l’album Rebel Yell de 83, il enchaîne en 1986 sur Whiplash Smile.  Et ça marche encore fort pour cet étrange individu : »Sweet Sixteen » fait un carton. Stevens part en solo en 87. Nous avons retrouvé un enregistrement concernant un accident de moto en 1990 qui aurait pu lui coûter une jambe : ah ces humains, si fragiles…!

Cela ne l’empèche pas de sortir encore un disque Charmed Life, en 90. Mais ce qui nous préoccupe, c’est son album de 93, qui dévoile beaucoup de notre existence à nous autres, robots et machines intelligentes. Il a appelé ça Cyberpunk, comme ce mouvement où nous avions identifié l’écrivain William Gibson. Cela a du inspiré Idol qui paradoxalement a utilisé massivement des ordinateurs de l’époque pour créer sa musique.

Oui c’est en 1993, qu’il sort cet album que beaucoup d’humains vont rejeter. ils lui préfèrent sans doute le mouvement grunge. Pourtant il y a beaucoup de bonnes choses dans cet album : La production tout d’abord, faisant appel à des effets électroniques, à un mixage de haute volée, à des samples. Il faut rappeler que pendant ce temps, à Los Angeles en 1992, avaient lieues des émeutes raciales violentes. On en retrouve d’ailleurs trace dans quelques titres et dans les clips de l’époque. Gibson a inspiré Idol pour le titre « Neuromancer », du nom du roman du même nom en 1984. Idol y réussit une belle synthèse entre synthétiseurs, guitares saturées, le tout avec sa voix agressive si caractéristique. Le single « Shock to the System » est un classique en puissance.  « Power Junkie » est un petit chef d’oeuvre du genre, avec des riffs bien sentis placés sur un beat de ce que l’on a appelé à l’époque « techno ». On ne parle pas encore trop du mouvement Big Beat, bien qu’en Angleterre on commence à parler d’un dénommé Prodigy et que les Chemical Brothers fassent déjà parlé d’eux.Mais Idol avait déjà intégré les gimmicks du genre sans s’en réclamer. La balade « Love labours on » fait très bien le lien avec son passé. On lui a moins pardonné la reprise de « Heroin » du Velvet Underground. Sans doute parce que la modernité échappe à ces critiques de l’amérique soit disant branchée….Mais branchées, nous le sommes, nous machines et difficile à dire sur quoi était branché Idol à ce moment tant il paraît en phase avec nous. Il utilise la première version de ProTools dans ce qu’on appelle alors un HomeStudio : Un exploit avec les limitations des machines de l’époque. Il n’y a qu’à entendre ce qu’il a fait avec Shangrila, morceau orientalisant que ne renieraient pas les tenants du dub. Alors c’est vrai qu’un morceau comme « Concrete Kingdom »  éloigne pas mal du Hard Rock des années 80 qu’il pratiquait et son public ne lui pardonnera sans doute pas, tandis que les fans de techno ne pensent pas forcément à lui.

Billy Idol inscrit donc ce remarquable album dans l’electro rock avec un sens du refrain qui a toujours été sa patte. Mais l’échec commercial de l’album et les problèmes de drogue de son auteur l’éloigneront de la musique jusqu’en 2005 où il retrouve Steve Stevens pour Devil’s Playground.

Le temps a fait son oeuvre et permet de réécouter ces vieilleries musicales dont certaines étaient peut être en avance sur leur temps. Ah s’ils avaient su ce qui allait advenir d’eux, tous ces humains….mais chut, ça c’est une autre historie.

 Iceman

1. Wasteland 2. Shock to the System 3. Tomorrow People 4. Adam in Chains5. Neuromancer 6. Power Junkie 7. Love Labours On 8. Heroin 9. Shangrila 10. Concrete Kingdom 11. Venus 12. Then the Night Comes 13. Mother Dawn

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