Cinéma : Il n’est jamais trop tard de Tom Hanks (2011)

P​arfois on peut se demander si les réalisateurs des bandes-annonces des films ont bien vu le film et ne se contente pas d’accumuler les poncifs d’un genre que le marketing a défini. Pour ce deuxième film de Tom Hanks, les (rares) spectateurs qui sont allés le voir s’attendaient sans doute à une N-ième comédie romantique avec des dialogues un peu niais (merci le doublage)…

Il faut bien avouer que certaines des trouvailles de dialogues, dans la lignée des comédies américaines bon ton, passent très mal en traduction. Mais faisons abstraction de cela pour parler de ce Larry Crowne, personnage central du film campé par Tom Hanks. Il y a du Forrest Gump dans cet employé modèle un peu naïf, au début de ce film. Un employé qui se retrouve licencié par son supermarché de patron, avec le cynisme de ses collègues en prime. A plus de 40 ans, dans une Amérique en crise, je vous laisse imaginer le résultat : No Job ! Et comme on lui a fait comprendre que c’est à cause du manque de diplômes qu’il a été viré, il décide de reprendre des études à la fac. Devinez qui sera son professeur d’expression orale : Julia Roberts bien sûr ! Une prof désabusée, dont le mariage sombre, dont les cours sont désertés, donc la motivation est en berne.

Coté amour et romantisme avec Tom Hanks, l’histoire utilise les rouages classiques du genre : ils se détestent, ils se découvrent par hasard, ils s’aiment, ils sont séparés par le destin, ils se retrouvent et s’unissent. Oups, j’ai raconté la fin! Sans blague, vous ne vous en doutiez pas? Non, ce n’est pas pour cela qu’il faut voir le film, ni pour les accoutrements d’un Tom Hanks qui nous fait une crise de la cinquantaine, bien aidé par une jeune actrice anglaise au nom improbable de Gugu Mbatah-Raw. Car le film a le bon goût d’être renforcé par une galerie de seconds rôles aussi nombreux que de qualité au rang desquels on retrouve Cedric The Entertainer, ou bien encore Pam Grier (Jackie Brown, Coffy)  ou George Takei (Star Trek, Heroes). Les dialogues sont bien plus intéressants que les extraits hors-contextes de la bande annonce. Et le film montre une amérique en crise, lance quelques piques au système financier avec le cours du professeur Matsutani, tout en se montrant positif et optimiste….à un détail près à la fin du film, mais ça….il faut aller le voir pour comprendre.

Un film qui n’atteint pas les chefs d’oeuvre du genre mais reste un bon divertissement.
ps : a noter la très bonne bande son signée Jeff Lynne (E.L.O., Tom Petty)

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