Musique : Britney Spears – Femme Fatale (2011)

femmefataleAprès ses frasques personnelles, beaucoup ont cru Britney Spears perdue pour la musique. Et pourtant son dernier album l’a ramené en tête des ventes. Quelle a été la recette miracle ?

C’est en 1998 que Britney Spears a explosé mondialement avec son « Baby one more time », après avoir été élevé au biberon Disney des enfants-stars, à partir de 11 ans. Cette carrière toute tracée  a été transformée en succès pour le premier album en 1998, baptisé du même nom que le fameux single puis s’est poursuivie en 2000 avec un nouvel album, « Ooops, I did it again! » qui continue dans le même style, comme il est de rigueur dans l’industrie du disque. Mais à 20 ans, il lui faut changer son image de « gamine » pour devenir une femme, ce qu’elle fait avec l’album « Britney »  en 2001. Plus sexué, voir carrément sexuel, il marque un virage plus Rnb que pop acidulé. Sa vie privée est encore calme, pas forcément en phase avec les paroles provocantes de ses chansons. Son album de 2003, « In the Zone », continue sur cette veine RnB et sur la provocation. Elle rencontre Kevin Federline, qu’elle épouse et fait une pause dans sa carrière pour pouponner. Des compils et remixes se chargent de la maintenir dans l’actualité musicale, tandis que ses frasques alimentent les tabloids : Divorce, drogue et autres errements caractéristiques des enfants stars prennent clairement le pas sur son activité musicale qu’elle reprend en 2006 pour aboutir à l’album « Blackout » en 2007. C’est son premier « échec », les ventes chutant rapidement. Pourtant, sa musique devient plus Dance, genre qu’elle va conserver pour l’album « Circus », marqué par une grande tournée mondiale.  Le single « Womanizer » est très rapidement un hit. La nouvelle équipe de production qui s’est occupée de Circus est aussi aux commandes de son album « Femme Fatale », en 2010, son dernier album studio à ce jour.

Et c’est vraiment une transformation. Le « La » est donné par le premier titre « Till the world ends », hit dancefloor en puissance. Si Britney Spears a toujours eu des titres catchy et dansant, cette fois, elle oublie la pop pour une dance-electro orientée boite de nuit. On sent clairement que la production s’est calée sur la référence du moment, Lady Gaga, tout en essayant de garder la spécificité de Britney. Pourtant, la voix de la chanteuse reste très transformée par les filtres électroniques de ProTools, ne facilitant certainement pas ses prestations live. On reste dans une veine très dancefloor avec le très rythmé « Hold it against me », disposant pourtant d’un joli break avec des choeurs très pop, rappelant presque ses premiers albums. Le morceau est d’ailleurs peu intéressant. « I wanna Go » l’est plus coté musique avec un gimmick sifflé très catchy, même si la production est abusive dans les effets robotiques. Effets que l’on retrouve particulièrement dans l’intro de « How I Roll », presque House. Mais le coté Dance prend le dessus avec le très bon « (Drop Dead) Beautiful », en duo avec Sabi. Si « Seal it with a Kiss », plus étheré, aurait pu mettre sa voix en valeur, il n’en est toujours rien, sans doute pour garder de l’unité à l’album. On est là clairement dans de la house un brin rétro. On pourrait même trouver un coté Big Beat à « Big Fat bass » pour son intro si ce morceau n’utilisait des hachages électroniques et une ligne de piano très épurée. Un morceau très efficace malgré encore des abus d’effets vocaux sur celle de Will.I. Am des Black Eyed Peas. Il faut croire que cotoyer David Guetta ne lui a pas été du meilleur conseil. Puisque l’on parle du sieur Guetta, nous ne sommes pas loin de sonorités Eurodance avec « Trip to your heart ». Pourtant le refrain est moins catchy et plus popisant, rappelant encore le style initial de la chanteuse. « Gasoline » en est le parfait exemple; le titre n’aurait pas été choquant dans un Oops I dit i again. Mais le break electro maintient l’unité avec le reste de l’album. C’est un des rares titres ou la voix de Britney reste reconnaissable….avec « Criminal », balade acidulée cloturant bizarement l’album.

Mais l’ensemble de l’opus permet à la chanteuse d’être au goût du jour sans totalement se perdre. Efficace est le mot mais ce genre d’album pose un problème : Comment retranscrire des morceaux surproduits en live? Et c’est bien le défi de la chanteuse qui semble en plus bégayer ses chorégraphies. Le prochain album risque donc d’être moins ambitieux coté production.

 Iceman

Produit par :Dr. Luke, Max Martin, Ammo, Billboard, Benny Blanco, Bloodshy, Darkchild, Dream Machine, Fraser T. Smith, JMIKE, Henrik Jonback, Magnus, Oligee, Sandy Vee, Shellback, StarGate, will.i.am

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s