Musique : Coheed and Cambria – The Afterman : Ascension (2013)

coheedaftermanCoheed and cambria est un groupe nettement sous-estimé. Après les excellents Good Appolo IV et sa suite,  No World for Tomorrow, le groupe avait connu des conflits et départs. Mais en 2012-2013 sortent deux volumes d’un double album : The Afterman. L’occasion de se pencher sur ce groupe atypique du metal progressif.

Coheed and Cambria nous vient de Nyack dans l’état de New York et est indissociable de la personnalité du chanteur et guitariste Claudio Sanchez. C’est en effet lui le leader, l’auteur de tous les concept-albums qui parsèment la carrière d’un groupe fondé en 1995. Avec un physique que l’on remarque, une voix inimitable et ses oh-oh caractéristiques dans le chant, il ne peut laisser indifférent. Surtout que son jeu de guitare est à l’avenant….

Une chose est sûre : Il n’a pas perdu la main en étant à la composition de ce nouvel opus. Comme souvent dans les albums concepts racontant des histoires, l’introduction a son importance et ici c’est dans un monde de rêve et de souvenirs que l’on nous emmène. Suit alors le véritable premier morceau de l’album avec une longue introduction à la guitare électrique et voilà C&C qui déboule avec son énergie débordante et son groove. Le terme Groove semble avoir été créé pour ce groupe qui allie un metal rock haut de gamme avec un fond très funky. Pourtant rien à voir avec les Red Hot Chili Peppers car ici nous sommes bien dans du progressif avec ce qu’il faut de ruptures rythmiques, de morceaux à la structure complexe. Comparés à Rush, le quatuor vaut mieux que les comparaisons tant leur musique reste accessible et parfois même totalement immédiate. Immédiate comme l’intro du puissant « Mother of men », morceau mid-tempo où l’on ne peut s’empécher de balancer sa crinière de gauche à droite. Rien de surprenant dans ces morceaux que l’on imagine très bien dans les précédents albums, tant la filliation semble assurée. Goodnight, Fair Lady apparaît même étonnamment radiophonique, presque trop sage. Rien à voir avec l’ouverture de la deuxième partie qui s’annonce presque metal industriel. Mais Sanchez a toujours ce sens du refrain imparable dans une structure d’une complexité parfois déroutante. Ces soli se font d’une rare violence dans ce deuxième acte de l’histoire que déroule l’album. C’est évidemment pour retrouver plus de calme après ces 13 minutes de déchainement. Comme une berceuse sortie d’une enfance oubliée, Substraction vient nous cueillir avec son lot de choeurs. Malheureusement, c’est déjà fini pour ce premier disque….Comme un bon roman feuilleton, nous avons hâte de connaître la fin de cette histoire.

Pas sur que cet album leur fasse reconquérir les sommets des charts mais il apportera de la satisfaction à tous ceux qui aiment le rock progressif et les groupes qui sortent du moule.

Iceman

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