Musique : Moby – Innocents (2013)

mobyMoby est de retour, enfin, avec un vrai nouvel album. Avec les déceptions des dernières productions, va-t-on retrouver le Moby créatif et surprenant des années 2000 ?

Tout commence plutôt bien avec un Everything that rises qui rappelle la grandiloquence et l’originalité du fameux album Play mais dans une version plus ambient. 4 minutes 36 assez etherée mais qui amènent à une montée en puissance progressive des instruments. Il y a un peu de Jarre dans ce Moby là mais est-ce une surprise ?

C’est toujours très ambient dans « A Case for Shame » avec Cold Specks avec le retour du piano et d’une tonalité plus soul. Du très bon avec une ligne de basse discrète mais bien sentie. Cela nous procurerait un excellent single. On reste d’ailleurs dans les mêmes tonalités un brin nostalgique avec « Almost Home » , cette fois avec la voix haut perchée de Damien Jurado. Une rythmique toute simple au tambourin sur des nappes atmosphériques proche de la dream. « Going Wrong » nous procure un joli intermède piano atmosphérique qui ne peut ravir les fans sans être follement original. Là encore, c’est très ambient. C’est pour mieux revenir avec plus de rythme sur « The perfect life » le single choisi pour le lancement de l’album. Avec des choeurs presque Gospel et ses voix solo féminines, c’est bien le Moby « mainstream » que l’on connait. Le refrain est accrocheur et l’on se surprend à reprendre les choeurs.

Pourtant il y a bien plus de talent sur « The Last Day » et sa voix samplée en fond sonore relevée de celle de Skylar Grey. Evidemment, il n’y a pas de refrain aussi immédiat mais c’est si agréable de se laisser couler dans la mélodie douce et suave de cette chanson. « Don »t love me »  avec Inyang Bassey est beaucoup plus Jazzy avec ses notes graves de piano pour créer une rythmique lancinante. Il est pourtant plus intéressant de retrouver Moby sur un pur morceau Ambient matiné de dub comme le magnifique « A Long Time » qui me rappelle les meilleurs moments de Dreadzone. Plus de rythme electro pop avec « Saints » et ses sempiternelles nappes atmosphériques bien soutenues par une bonne section rythmique. Un morceau instrumental qui ferait pourtant un excellent single tant il dégage de puissance. Cold Specks est de retour tout en soul avec ce « Tell Me » du meilleur effet, entre soul et trip hop.

On retrouve le timbre grave de Mark Lanegan (QOTSA) sur « The Lonely Night », morceau pourtant dispensable tant il tarde à vraiment décoller. Terminé ainsi avec « The Dogs » décoit presque tant cet album recèle de pépites. Non pas que le morceau soit mauvais mais il est finalement banal et trop « mobyesque ».

C’est donc un retour en grâce pour notre New Yorkais végétarien préféré avec un album à la fois plein de surprises mais homogène qui ravira un public varié.

Iceman

 

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