Musique : Roger Taylor – Fun On Earth (2013)

fun-on-earth-ukcdfrontL’ancien batteur du mythique groupe Queen revient en cette année 2013 avec un album solo. Il est vrai que l’on oublie souvent sa carrière solo menée en parallèle et dans l’ombre du groupe de Freddie Mercury. Entre chansons rejetées par le groupe et pépites, on se demande où peut bien se situer ce nouvel opus !

Roger Taylor a pourtant composé quelques titres mythiques du groupe Queen (Radio Gaga, A Kind of Magic, Innuendo, …) en plus de sortir un premier album solo en 81, période un peu trouble du groupe. Puis vint l’aventure « The Cross » entre 88 et 93, alors que Brian May tentait lui aussi l’aventure solo et que John Deacon même se laisse tenter par une petite infidélité. En 94 et 98, d’autres albums solo sont sortis sous son nom propre mais sans grand succès. La réussite ne venait-elle que par l’alliance des 4 membres du groupe ?

Avec un album intitulé « Fun on Earth », nous nous disons que nous n’allons pas nous ennuyer avec le fantasque batteur que nous avions retrouvé avec plaisir dans la tournée avec Paul Rodgers. Pourtant la pochette grise donne une tonalité plutôt triste. L’intro est assez lourde, bien dans le style de rythmique qu’affectionne le batteur. Des choeurs, un petit refrain et la voix plutôt effacée de Roger sur ce « One Night Stand » trop répétitif, même avec le déchainement de batterie et de guitare en fin de morceau. C’est un tout autre Roger Taylor que l’on retrouve alors avec une intro acoustique guitare, piano, saxophone sur « Fight Club ». Une longue intro qui installe une atmosphère nostalgique et où Roger Taylor donne de sa voix rauque qui lui sied si bien, pas si loin parfois d’un Rod Stewart. On reste dans cette même atmosphère avec une ballade plus électrique et atmosphérique : « Be With You ». Rien de bien intéressant hélas si ce n’est des solos de guitare qui maintiennent l’attention. « Quality Street » est plus touchante, plus écorchée avec cette guitare miaulante et saturée appelant à un nouveau lendemain. Les arrangements font plutôt datés années 80 et gachent un peu le morceau qui aurait pu rester plus simple et partir sur cette deuxième partie plus rock.

En parlant de Rock, c’est une intro en batterie qui nous emmène sur ce terrain avec « I Don’t Care » tout en flirtant avec le jazz. Roger s’en fout finalement des styles et de ce que l’on peut en penser. C’est un tout autre Roger qui vient avec son compère Spike Edney aux claviers (vu avec Queen en 84-86, puis The Cross ou avec Queen+Paul Rodgers) dans un registre plus crooner mais très nostalgique encore. La ballade « Be My gal » ferait presque country avec ses arrangements et ses choeurs tandis qu’ ‘I’m The Drummer’ fait avec humour une autopromotion de son rôle et cela avec bien plus d’énergie que les morceaux entendus jusqu’ici. Mais c’est un bien court intermède de 2 minutes 45. La voix de Taylor parait bien éteinte sur « Small » alors qu’il nous a habitué à tutoyer les aigus avec tant d’émotion.

Il vaut mieux passer à « Say It’s Not True » avec Jeff Beck à la guitare dont l’intro est un pur délice. Comme il le dit « It’s hard not to cry »…. et voilà peut être le single de l’album malgré son coté très intimiste et triste. La chanson était même des concerts de la tournée précédente. « The Unblinkin’ eye » apparaît finalement trop classique pour susciter l’intérêt. « Up » nous rappelera les errements disco de Queen avec son intro électronique rétro qui auraient pu figurer sur …Flash Gordon. Dommage car le morceau décolle vraiment dans sa seconde partie. Il vallait mieux terminer par un sourire avec « Smile » et ses choeurs très « queenien », son piano voix mercurien, et une voix de Taylor plus à la hauteur.

Pourtant, cet album nous laisse sur notre faim et ressemble plus à un adieu ou à un rassemblement de petits bouts de bonnes idées laissées dans une carrière prolifique. L’affection que l’on a pour l’artiste rend l’album plus intéressant dans son entier que pris par morceaux. Les quelques moments de grâce ne parviennent pas à nous emporter mais on essaye de les retrouver comme de petits retours dans le passé, comme dans une vie finalement….

Iceman

Roger Taylor : Chant, Guitare, Batterie, Claviers, Piano, Guitare Basse, Stylophone
Et les participations de Jeff Beck, Spike Edney, Jason Falloon, Steve Hamilton, Kevin Jefferies, Jonathan Perkins, Nicola Robins, Steve Stroud, Rufus Tiger Taylor

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