Cinéma : Sous surveillance de Robert Redford (2012)

​Normalement, je n’aurai pas du parler de ce film de Robert Redford, sorti en 2012. Mais parfois le sujet est plus important que la qualité de son traitement.

Ici, Redford adapte le roman de Neil Gordon (en français, le Dernier d’Entre nous). Il s’agit d’une histoire vraie, celle du groupe “terroriste” Weather Underground. Ce groupe fondé en 1969 milita contre l’impérialisme, le racisme, la guerre du vietnam, se radicalisa peu à peu jusqu’à pratiquer des attentats à la bombe sur des batiments officiels, mais sans victimes. Mais l’auteur du roman s’éloigne de l’histoire vraie pour une fiction autour de ce groupe qui aurait commis un casse de banque ayant mal tourné. 30 ans plus tard, une des fugitives se fait arréter, mettant en péril la clandestinité des autres membres.

Comme il s’agit d’une fiction, on voit que l’histoire s’intéressera plus à la vie après l’activisme qu’aux motivations de ce groupe. Comment ces fugitifs se sont retrouvé 30 ans plus tard à être avocats, mère de famille, boursicoteur, négociant en bois…. ? Malheureusement, l’histoire aborde très peu ces sujets pour s’occuper d’une course vers la vérité de ce braquage raté. Le journaliste, joué par le pâlichon Shia LaBeouf, crée le lien nécessaire entre tous ces évènements. Redford se garde le meilleur rôle, s’éclipsant juste en milieu de film pour laisser la place à l’intrigue de ce qui reste un simple film d’enquête. On apprécie de retrouver Julie Christie et Susan Sarandon ou même Nick Nolte. Mais que de longueurs pour peu de choses.En effet, il aurait été intéressant de comprendre les divergenes de parcours de 3 des personnages principaux : Sharon (Susan Sarandon) la mère de famille qui ne peut continuer à vivre avec un meurtre sur la conscience, Mimi (Julie Christie) la femme indépendante avide de liberté et Jim/Nick (Robert Redford) l’idéaliste déçu. Dans ces trois personnages, on retrouve 3 des profils principaux que l’on croise dans l’activisme, qu’il soit dans la protection animale, dans les droits civiques ou ailleurs. Redford manque le coche et n’ayant pas lu le livre, je ne peux dire si son auteur a pris aussi le même parti. Les militants vieillissent, abandonnent les illusions de jeunesses ou choisissent simplement d’autres voies pour arriver à leurs fins. D’autres se radicalisent et tombent parfois dans d’autres ornières. L’occasion a beau être ratée, le film laisse la part, par son rythme, à des réflexions de cet ordre. A chacun de voir ce qui le motivera.

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