Musique : Does It Offend You, Yeah? – Dont’ Say we didn’t Warn You

DIOYYA Histozic, nous aimons les musiques qui dépassent les frontières de leurs styles. Le groupe Does it Offend You, Yeah (DIOYY) est complètement dans cette optique avec des titres qui sont tour à tout pop, rock, dance, techno, ….

Don’t say we didn’t warn you est le second album du groupe, formé en 2007 et dont le premier album date de 2008. Sorti en 2012, il n’a pas forcément eu le succès du précédent qui les vit truster les charts. Le trio anglais emmené par James Rushent a annoncé depuis faire une pause. Il faut dire qu’ils sont bien occupés par des projets parallèles, comme des productions pour The Prodigy (dont ils reprennent ici des samples)  auparavant….et bien d’autres sans doute.

Justement, tout commence par un sample connu sur Music for the Jilted Generation de Prodigy  avant de partir sur une mélodie minimaliste et folk-pop. Mais « We are the Dead » s’emballe très vite avec un beat bien basique pour agiter les dancefloors. A lui seul, ce titre pourrait résumer le style atypique du trio : De l’énergie, de l’innatendu, du gros son…et un peu de mélodie. « John Hurt » reprend encore un sample de Prodigy (devinez de quel album…….). Cette fois on pense un peu plus au style de Muse sur le refrain définitivement Rock. Mais alors qu’on semble bien parti pour faire un pogo dans la fosse, voilà que James nous entonne un « Pull out my Insides » très britpop, gentiment sautillant. Non, James, reviens !!! Et avec le très electro « Yeah » on y croit. Une longue introduction instrumentale, et ….. oui ce titre est electronique et n’a vraiment rien à voir avec ce qui précédait. Mais par contre, il fait bien le lien avec le délirant « The Monkeys are coming » et sa rythmique BigBeat et ses samples de singes. C’est basique, incohérent au possible et pourtant on ne peut s’empécher de faire le con et de reprendre le couplet. Après ce retour primale….ou primate, c’est un très calme « Wrong time wrong planet » qui nous cueille  à froid. De la pop anglaise tout ce qu’il y a de classique, limite rétro. L’ennui gagnerait presque après une débauche d’énergie. Tout dépend du contexte finalement. Et d’un seul coup, une voix nous réveille « fuck you you’re wrong, fuck you we are right »…. Retour sur les dancefloors pour une rythmique basique, puissante qui ne peut que faire bouger notre corps. C’est effrayant d’efficacité.

Là, l’album semble vraiment nous porter dans le big beat, bien gras à souhait. Chaque beat sonne comme un coup de point en pleine face. C’est même hip hop sur « Wondering ». Imaginez si le dernier Eminem avait été produit par eux….ça aurait pu être un bon disque. Ah non, quelqu’un nous a encore mis dans une machine à remonter le temps pour les années 60 avec une pop sautillante. On pense à des groupes comme Weezer qui justement n’est pas avare de surprise comme ce petit « broken arms  » à la guitare qu’on se voit jouer sur le bord d’un lac perdu dans la nature. Une petite mélodie toute simple, calme, comme si nous devions reprendre notre souffle avant le grand final….et puis non, c’était le final en fait. Argh, il ne reste plus qu’à rappuyer sur Play et vérifier si « We are the Dead »….

Que dire après tout ça? Que c’est très désorientant, parfois maladroit, jamais insipide. Le succès moindre s’explique mais montre aussi la richesse d’inspiration d’un trio qui ne peut rester dans un carcan musical. Atteindront ils pour autant leurs objectifs en solo ? Pas si sur.

Iceman

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