Musique : Tuneyards – Nikki Nack

nikkinackMerrill Garbus est une artiste surprenante, officiant sous le pseudonyme de tUnE-yArDs. Depuis 2009, avec son acolyte bassiste Nate Brenner, elle propose divers projets musicaux marqués par le miminalisme, les variations rythmiques sur des inspirations pop-folk. Si le succès critique est déjà là, le succès des ventes peinait à venir…

Et rien que l’intro de Nikki Nack montre bien le style de cette chanteuse. Elle enregistre sa voix pour créer des loops qu’elle utilise ensuite comme choeurs, echos autour de sa voix solo. Elle y rajoute des rythmiques, des percussions aussi éclectiques que surprenantes. Le « Find a New Way » qui ouvre l’album est ainsi autant afrobeat qu’expérimental mais surtout fascinant. Les claps et les voix de « Water fountain » rappellent des chants africains traditionnels avant de nous emmener sur une mélodie pop que l’on a envie de reprendre avec la chanteuse….Un titre qui donne le titre de l’album, si vous avez l’oreille fine. Le flow de la chanteuse n’est pas loin non plus du hip-hop par moment et ces expérimentations ne sont pas sans rappeler notre Camille nationale.

Mais on pensera aussi parfois à la légèreté d’Enya, ou l’inventivité de Bjork. Sauf que Merrill se distingue par une efficacité des refrains purement pop. Si les chansons surprennent à chaque seconde, elles captent immanquablement par leur qualité mélodique. Mais aussi par une voix aussi à l’aise dans les aigus, les notes légères que des graves profonds. Ainsi « Time of Dark » est il un pur délice. « Real Thing » prend des accents RnB. « Look around » hésite entre Jazz et Trip Hop. « Hey Life » a un coté rythm n Blues efficace et l’abattage vocal de Merrill nous rappelle le génie de Bobby Mc Ferrin. Et si musicalement on est fasciné, il ne faut négliger la qualité des textes de cette jeune femme car les mots ont leur rôle dans cette rythmique millimétrée. Nous vous laissons la surprise de l’interlude.

Ne croyez pas que l’on va vous lâcher si facilement. Non, il faut se balancer en applaudissant et en chantant sur « Stop That man », partir à rebours dans le temps sur les sons de synthé de « Wait for a minute » au refrain si différent pourtant. Le minimalisme toujours sur « Left Behind » dont le refrain reste magiquement dans la tête. On imagine aisément les prestations scéniques qui peuvent avoir lieu dans sa tournée européenne. « Rocking Chair » nous emmène dans le sud des états-unis, rappelant les chants d’esclave mais aussi …son passage au Québec où le rocking chair y est indispensable . Et c’est à regret que tout cela s’arrête sur des miaulements et des harmonies dans « Manchild ».

L’album rencontre déjà un succès autant critique que public cette fois. Et Tune-Yards sera en tournée en Europe. A ne pas rater, assurément. En attendant on peut s’évader avec ce magnifique album.

Iceman

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