Musique : (à suivre) Marie-Pierre Arthur (2015)

mariepierrearthurMarie-Pierre Arthur fait partie de cette nouvelle vague d’artistes québecois qui montrent d’autres facettes musicales de la belle province.

Avec sa formation de bassiste, elle a commencé par jouer pour les autres, avant de tenter elle même sa chance. En 2009, elle a sorti son album éponyme, mêlant ses bases de jazz à une pop-folk où se mélange l’âme gaspésienne. En 2012, elle nous emmène « Aux Alentours », tourne en Europe mais ne parvient pas encore à s’installer durablement de ce coté de l’Atlantique. Qu’importe, elle est déjà reconnue au Canada. Mais cette année, avec « Si l’Aurore », elle compte bien nous convaincre que l’on doit compter sur elle, dorénavant dans l’Hexagone.

Marie-Pierre, c’est avant tout une voix, un phrasé. Attention, pas la voix toute en puissance, mais plutôt aux accents jazzy avec une cassure discrète sur des aigus reconnaissables. On pense à une autre québecoise qui l’a précédé, Coeur de Pirate, mais la comparaison s’arrête là. Dès le premier titre « Rien à faire », on se laisse prendre par le sens mélodique, le refrain accocheur et les sonorités plutôt rétro. Ce n’est pourtant pas passéiste du tout et cette production aide à nous faire partir dans ce voyage en douceur. La magie opère et l’on croirait avoir déjà entendu ces titres que l’on se met à chanter aussi sec. Dans ces sonorités parfois synthétiques, il y a justement la synthèse de tout ce qui fait un talent : Un son, une mélodie imparable, du texte, une présence.

Il y a du blues, de l’electro-nostalgique, comme dans le titre qui donne son nom à l’album. Défaut de la cuirasse : A force de paraître évidentes, les mélodies se noient dans une homogénéité qu’il est difficile de rompre pour donner son titre préféré. On trouvera même quelques accents 70s à la Bowie, ou d’autres titres qui sont plus dans un groove très Rythm N Blues. Marie-Pierre Arthur prouve que chanter en français passe tout à fait sur des sonorités qu’on croit réservées aux anglo-saxons. Et c’est peut-être ça qui caractérise cette nouvelle vague québecoise : faire un pont entre la musique Nord-américaine et française. Et c’est tout simplement « Beau dans ma tête », comme elle le dit dans l’avant-dernier titre de cet album majeur dans ce début d’année 2015.

Comme quoi, il n’y a parfois pas besoin d’en faire des tonnes en production quand tout est là. Reste maintenant à l’accueillir chez nous avec autant de chaleur que celle qui se dégage de sa musique.

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