Blog : L’Esperanto, cette langue inconnue … et universelle

Cela fait des décénies que j’entends parler de cette langue dite « universelle » (édit: elle en avait la vocation) , sans jamais avoir osé m’en approcher. Mais avec internet et les applis mobiles, il n’y a vraiment plus d’excuses pour comprendre ce qu’il en est.

Un peu d’Histoire : Il semble, selon Wikipedia, que « L’espéranto est une langue construite conçue à la fin du XIXe siècle par Ludwik Lejzer Zamenhof dans le but de faciliter la communication entre personnes de langues différentes. Zamenhof publia son projet en 1887 sous le nom de Lingvo Internacia (Langue Internationale), sous le pseudonyme de Doktoro Esperanto (Docteur qui espère), d’où le nom sous lequel la langue s’est popularisée par la suite. » Il y aurait plus de 100 000 locuteurs actifs dans 125 pays dans le monde, probablement plus d’1 millions non actifs. Toutefois, n’étant ni langue officielle, ni enseignée en collège ou lycée, elle a bien du mal à se faire une place dans les nombreuses langues vivantes. Elle est rattachée aux langues indo-européennes qui regroupent déjà 3 milliards de locuteurs mais éloignée des langues orientales ce qui est un handicap. Mais son créateur a considérablement simplifié la grammaire ce qui en facilité l’apprentissage.

Mais parlons de son Intérêt. Avec finalement peu de locuteurs, il apparaît limité. Pourtant, dans ce que j’ai pu déjà en apprendre, on pourrait y trouver autant d’intérêt que dans l’apprentissage du latin. Par sa logique, elle reste simple d’accès. On retrouve des mots avec des racines latines, d’autres avec des racines anglo-saxones et d’autres que j’ignore, n’ayant pas suffisamment de notions dans toutes les langues. Ces similitudes aident autant à l’apprentissage dans un sens que dans l’autre. Apprendre l’Esperanto permettrait donc de mieux apprendre d’autres langues. Mais l’intérêt originel reste : Pouvoir se comprendre partout dans le monde. Malheureusement pour l’esperanto, la mondialisation étant passée par là, l’Anglais est devenu quasiment langue officielle des échanges internationaux, mis à part le Chinois.

Pour Apprendre soi-même, il y a des sites français, évidemment :

  • Lernu : Un portail d’apprentissage multilingue de l’esperanto
  • Ikurso : Un cours d’Esperanto en 10 leçons

Mais il y a également des applications mobiles. Personnellement, j’ai choisi Duolingo, application très répandue pour toutes les langues et qui propose une approche simple et ludique. On peut soit l’utiliser sur PC/MAC en interface web ou bien sur son mobile en offline. Mais le problème est qu’elle est en anglais, l’apprentissage n’étant pas possible à partir du français pour l’instant. Il faut donc être suffisamment bilingue en anglais avant.

Je terminerai donc l’article avec le peu que j’ai pu apprendre dans cette période :
Mi estas Iceman kaj mi parolas esperanton iomete. Mi manĝas vegetare ĉar ĝi estas bona por la naturo Au moins, si vous voulez comprendre, vous devrez faire un petit effort mais je suis sûr que vous avez déjà une petite idée.

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10 réflexions sur “Blog : L’Esperanto, cette langue inconnue … et universelle

  1. Bonjour ! Merci pour cet article sur cette langue que je pratique depuis de nombreuses années.
    J’aimerais vous poser une question : qu’entendez-vous par « elle a du mal à se faire une place parmi les langues vivantes ? ». Vous écrivez vous-même que l’espéranto a plus d’un million de locuteurs. J’ajoute que l’espéranto est au palmarès des 100 langues les plus utilisées sur internet (il y a plus de 6500 langues sur la planète), classé devant le danois, par exemple. En ces temps où l’humanité n’a jamais connu un tel déclin de sa diversité linguistique (une langue disparaît tous les quinze jours), l’espéranto est une des rares langues qui se porte à merveille et qui est même plutôt en progression (sentiment personnel). Et c’est sans doute la plus jeune dans sa catégorie !

    Merci pour les efforts que vous faites pour l’apprendre, je pense que c’est rendre service à l’humanité. Du coup je me permets de corriger votre phrase, dans l’intention de vous aider et vous soutenir dans votre apprentissage.

    Vous avez écrit :
    Mi estas Iceman kaj mi parolas esperanton ionete. Mi mangas vegetaran ĉar ĝi estas bona por naturo.

    * ioMete (au lieu de ionete qui signifie « en tant que petit ion »)
    * mi manĝas (au lieu de « mi mangas » qui signifie « je suis une mangue »)
    * vegetare (au lieu de vegetaran qui signfie que vous mangez un végétarien, ce qui, je suppose, serait un grave contre-sens !!)
    * moi je dirais « LA naturo », mais ça n’est pas une erreur.
    * et biensûr : Glaculo (au lieu de Iceman qui montre votre appartenance à la culture hégémonique et impérialiste du moment !) (Je plaisante bien sûr !)

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    1. Tout d’abord , merci des corrections. Faute de frappe, oublie de l’accent et j’avais un doute sur le vegetaran effectivement…Glaculo vous remercie 😀
      Quand je dis « a du mal à se faire une place … », je pense bien entendu à sa place au sein des langues enseignées à l’école. Heureusement, la langue parvient à se développer sans cela, mais pas forcément dans notre contrée. « C’est rendre service à l’humanité » : Ce qui en fait une langue militante et parfois connotée « religieuse » aux yeux de certains, allez comprendre.
      Le problème ensuite est de trouver des locuteurs de manière régulière pour ne pas perdre ce que l’on a appris.

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      1. Oui, trouver des locuteurs, non seulement pour entretenir sa pratique de la langue (car comme toute langue, si facile soit-elle, elle nécessite une pratique régulière pour qu’on s’y sente « chez soi ») mais aussi parce qu’en ce qui me concerne, quand j’apprends une langue, mon but est de pouvoir la pratiquer dans son milieu de locution.
        Pour cela, il y a plein de solutions : sur Duolingo, vous pouvez commencer à trouver des contacts avec des apprenants de votre niveau. Sur lernu.net, vous trouverez des forums et tout ce qu’il faut. Sur Facebook, il y a des groupes et tout ce qu’il faut pour pouvoir identifier les locuteurs. Après, si on veut sortir dans le « monde réel » il existe des tas de rencontres qui ont lieu partout dans le monde. À force d’y participer et d’y nouer des amitiés, on finit bien vite par se tisser un réseau d’amis aux quatre coins de la planète, voire par trouver son/sa futur(e) conjoint(e) et avoir des enfants qui parlent espéranto !
        Ça peut paraître un monde fermé sur lui-même mais la fermeture d’esprit, comme son nom l’indique, c’est dans la tête. Tant qu’on aère régulièrement ses idées, il n’y a pas de risque de moisissure ! 😉

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