Souvenir de Gamer : Rayman (1995 à nos jours)

Rayman, c’est un peu notre Sonic made in france ! Créé par Michel Ancel en 1993, il a traversé les époques vidéoludiques sans prendre une ride.

Pour ma part, j’ai connu cet étrange personnage à sa sortie sur la Playstation d’un copain. Nous étions encore dans la grande époque des jeux de plateforme. Michel Ancel a créé ce personnage qui n’a ni jambes, ni bras et qui donne une impression de pseudo 3D. Il fera la fortune d’Ubisoft pour de longues années. Le charme du personnage vient de ses attitudes amusantes, de ses grands yeux cartoonesques, mais aussi d’un univers coloré et loufoque. Le scrolling horizontal est sur plusieurs plans, comme c’était la norme à l’époque et nul doute que l’équipe montpelliéraine d’Ubisoft a du s’inspirer du héros de Sega dans certains séquences, et peut être même d’un gros singe de Nintendo sorti quelques mois plus tôt. L’univers musical est aussi bien particulier avec des notes de jazz, peu courantes dans l’univers videoludique.

Après ce premier succès, les suites vont s’enchainer autant que les portages sur consoles diverses. Je le retrouverai sur Game Boy Advance (un portage de la PSX), et même sur Nintendo DS, dans un portage inspiré de Rayman 2 (et non chapeauté par son papa). Mais aujourd’hui, notre héros a été dépassé par ses petits frères les lapins crétins, une autre création d’Ancel. Rayman Origins sur les consoles Nextgen a remis le héros au goût du jour, surtout que la mode est au retro-gaming (oui, les papas et mamans aiment montrer aux enfants leurs jeux…). A défaut d’originalité, la réalisation est à la hauteur de la réputation d’Ancel qui a continué à diriger ces projets. C’est encore le cas avec Rayman Legends auquel je n’ai pas joué. Mais voilà enfin le personnage porté sur Mobile (Android et iOS).

Baptisé Rayman adventures,  le jeu s’adapte à l’interface tactile. Exit les boutons et les croix directionnelles pour des appuis sur l’écran et des glissements de doigt. On s’y fait finalement rapidement mais le jeu fait encore plus penser à un Sonic avec ce type de niveaux. Il faut transpercer des éléments de décor, sauter, se retourner et tout ça pour libérer de petits personnages tous mignons, les incrediballs. Apparemment, le jeu est très proche de Rayman Legends. Il y a 5 mondes divisés en 3 à 4 niveaux. Cela paraît peu mais la difficulté va croissante. Le challenge est de libérer les 126 incrediballs répertoriés…ceux ci étant évidemment cachés dans des endroits incongrus. Et comme Rayman court tout seul, on peut vite rater un emplacement caché, ce qui oblige à revenir sur le niveau. On récolte aussi des oeufs à faire éclore et c’est autour de cela que se cache le financement de ce jeu en free to play.

Graphiquement, c’est magnifique, totalement à la hauteur des épisodes précédents. On passera vite sur les gadgets consistant à habiller notre héros pour regarder la richesse des niveaux qui donnent envie de les refaire. On est vraiment sur du bon jeu de plateforme à l’ancienne mais remis au goût du jour par une interface tactile. Par contre, pourquoi donner le choix d’un autre héros qui n’a rien à voir avec Rayman ?!

Rayman (1995) sur Ordinateur(s) : Microsoft Windows, DOS / Console(s) : Jaguar, PlayStation, PlayStation 2, PlayStation 3 (via PSN), Saturn / Console(s) portable(s) : Game Boy Color, Game Boy Advance, PlayStation Portable (via PSN), Nintendo DS

Rayman Adventures (2015) sur iOS et Android 5 (380 Mo environ)

 

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