Informatique, Des années 80 à nos jours – 1984 à 1989

Je ne sais plus trop comment cela a commencé. Mais un jour j’ai découvert les consoles de jeu, les ordinateurs et j’ai tout de suite accroché. Pourtant, il m’a fallu attendre avant de pouvoir vraiment en utiliser chez moi. L’occasion de vous conter ce parcours geek des années 80 à nos jours.

Je ne sais plus comment ça a commencé mais je me souvient qu’un jour je me suis retrouvé avec mes parents devant des écrans de télévision et de droles de boitiers qu’on appelait consoles. Je me souviens particulièrement de la Colecovision parce qu’elle était la plus gadget avec ses accessoires, ses pads. La curiosité était alors grande dans les rayons des supermarchés pour voir tourner ces droles de jeux en 2 couleurs. Et puis la bulle a explosé et ces engins ont disparus, tels des dinosaures. Mais peu après l’explosion du marché des consoles, on a eu aussi l’ère des premiers ordinateurs personnels avec, déjà, un graal : l’Apple II. Mon premier contact a été dans un salon dont je ne me rappelle plus vraiment du lieu ou du nom. Mais déjà je lisais des magazines consacrés aux sciences et à ces nouveaux objets. Et je me souviens aujourd’hui encore de ce petit clavier gris avec des touches en gomme comme pour les calculatrices de l’époque : l’Oric 1 ! C’était vraiment un cauchemar pour taper quelque chose là dessus. Et comme on ne pouvait que faire cela sur les machines de démo, ça n’aidait pas vraiment. Un peu plus tard, Oric a compris l’erreur et sorti l’Atmos avec sa mythique couleur noire et rouge bien flashy. Je n’ai pas vraiment de souvenir de ce qui pouvait tourner comme programme là dessus mais c’était déjà fascinant pour moi, fan de science fiction. Dans la même nuance de couleurs, et en ordre inversée, on a aussi eu l’Alice de Matra. Qu’ils semblent tristes nos ordis d’aujourd’hui, finalement…

D’autres machines de l’époque me reviennent en mémoire, comme le Philips VG5000, un truc improbable de la part de la marque hollandaise et dont je découvre qu’il était fabriqué en France. Oui, on fabriquait des ordinateurs chez nous, rendez-vous compte! En 1984, ces machines grand publique utilisaient quasiment toutes des processeurs 8 bits et surtout l’un d’eux qui deviendra célébre : le Zilog Z80 ! Sur le VG5000 il tournait à 4MHz…Mais en France, un village résistait à l’envahisseur et il s’appelait Thomson. Le plan informatique pour tous lancé en 1985 avait abouti à un achat massif d’ordinateurs dans les écoles. On trouva donc de nombreux MO5 Thomson, le petit frère du TO7 avec son crayon optique. Des millions d’élèves feront bouger une tortue sur un écran sans que personne ne parvienne à leur expliquer le but. Pourtant, il y avait du bon à aborder la logique de programmation, la logarithmique, ….. travail bâclé hélas.

Dans mon ancienne école primaire, je me souviens qu’ils avaient aussi reçu un ordinateur de chez Exelvision, une marque française avec un produit intéressant mais peu soutenu. Rendez vous compte, c’était du Texas Instrument à l’intérieur ! Mais le problème de l’époque, déjà, c’était de relier ces machines dans un réseau local, le nanoréseau. Une fois installé, il fallait encore qu’un prof soit formé pour la maintenance. La mémoire des MO5 étant limité, on y intégrait une cartouche additionnelle. Les crayons optiques étaient d’une précision affligeante sur les écrans cathodiques bien bombés. j’ai déjà parlé de cette mode éphémère des touches « gomme » pour les claviers. Un enfant d’aujourd’hui regarderait tout cela avec le sourire….Ca ne fait pourtant que 30 ans en arrière.

Après ces essais infructueux, je m’intéressais toujours à ces curieux engins qu’on branchait sur la télévision avec une prise peritel (encore une invention européenne bien merdique, au passage). L’Apple II faisait encore rêver avec un écran, des lecteurs de disquettes, etc…Oui, à l’époque, il n’y avait pas de disque dur et la disquette faisait rêver par rapport aux Cassettes (oui, les même que l’audio, on en voit sur l’Alice, plus haut) qu’il fallait rembobiner pendant de longues minutes et qui évidemment, s’usaient et cassaient. Imaginez qu’à l’époque, la disquette était un truc souple de 5″1/4, qu’on glissait dans un truc de la taille de deux lecteurs CDROM d’aujourd’hui…pardon, DVD, euh Blue Ray.

L’IBM PC, sorti en 1981, ne faisait pas rêver autant, restant encore dans le monde de l’entreprise. Autant dire qu’on n’en voyait pas dans les supermarchés et les quelques enseignes spécialisées de l’époque. Et pourtant, Compaq avait déjà lancé ses premiers « Compatibles PC », dont un portable, qu’on appellera plutôt transportable, et qui n’arrivera pas jusqu’à nos étals, vu son prix prohibitif. Entre le marché pro avec ses outils tableurs et traitement de texte (Word et Excel n’existaient pas  !), et le marché vidéoludique, il y avait bien deux mondes. L’ordinateur grand public initiait à la programmation tout autant qu’aux jeux, inspirés des succès des bornes arcades. Mais bientôt, j’allais recevoir ma première machine : l’Amstrad CPC 6128

A suivre…

(photos : Wikimedia)

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6 réflexions sur “Informatique, Des années 80 à nos jours – 1984 à 1989

  1. Le 464 fut ma première machine, pour longtemps.
    J’y avais ensuite adjoint un lecteur de disquettes 3 pouces (FDD 1). Une révolution.
    Puis je suis passé directement au 486DX33 + 4 Mo de RAM (aussi une bécane de guerre à l’époque). Sans carte-son ni lecteur CD-Rom mais une carte SVGA.

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