Veganisme et Media : Qui fait du prosélytisme ?

C’est à l’initiative de Cédric L. puis Frederic B. que le débat a enflammé (modérément quand même) les réseaux sociaux autour du prosélytisme supposé des vegans, ou de stars converties à ce régime alimentaire.

Frederic déteste les extrèmistes et j’avoue que j’en connais dans le camp Vegan qui dépassent les bornes. De là, à mettre tout le monde dans le même panier… Il faut avouer qu’en ce moment, le veganisme est devenu un peu plus mode et qu’on peut trouver que l’on ne parle plus que de ça. De quoi froisser certains (voir l’article de l’obs). Des stars se convertissent un peu n’importe comment, parfois juste pour faire parler d’elles, mais au moins, ça donne l’occasion de parler du sujet. Mais revenons d’abord à ce prosélytisme supposé abusif.

La définition de Larousse est : « Zèle ardent pour recruter des adeptes, pour tenter d’imposer ses idées ». Vu du point de vue d’un individu lambda qui mange donc de la viande, un vegan qui parle de ses raisons de faire ce régime alimentaire et essaye de convaincre son prochain fait du prosélytisme. Mais si l’on inverse cela, le vegan va être l’objet d’un harcèlement quotidien. Entre les pubs Charal, les spots pour les produits laitiers, pour le foie gras et tous les autres produits, j’ai pourtant l’impression qu’il y a un zèle bien ardent pour imposer un mode de consommation. Bref, cela dépend du point de vue. Et là, encore, on regarde cela de notre oeil hexagonal. J’imagine ce que cela doit être dans un pays comme l’Inde où il y a plusieurs dizaines de millions de végétariens, parfois plus extrèmistes que les vegans. Le prosélytisme est donc plus ou moins ressenti comme tel selon notre mode de vie.

Dans ce débat qui tournait parfois au dialogue de sourd, on a parlé de l’agressivité des arguments des Vegans vis à vis des autres, qui les qualifient de tortionnaires parce qu’ils mangent de la viande. Je dois avouer que j’évite d’insulter les gens lorsque je veux qu’ils changent de comportement mais je peux pourtant utiliser des images violentes pour montrer la réalité. D’ailleurs, ce sont des images violentes qui m’ont fait sauter le pas vers le végétarisme d’abord. Pourtant je ne dis pas que le même stimulus créera la même réaction. Chez certains collègues avec qui je parlais peu de ce sujet, le passage au végétarisme s’est fait par la prise de conscience des conditions d’élevage, d’abattage et de distribution de la viande. Mais d’un autre coté, en travestissant la réalité de l’élevage, en usant de packaging mignons, l’agroalimentaire et les agriculteurs tombés dans le piège du productivisme font du prosélytisme. Chaque humain a sa propre sensibilité, certains en manquant sûrement. Je serai par contre moins conciliant sur la fourrure, tout en admettant que des populations vivant dans des environnement de grand froid puissent porter des peaux et cuirs d’animaux tués sur place. Tout est finalement question de mesure, de respect de son environnement, de la nature.

Le débat dérive immanquablement sur la nécessité ou pas de l’élevage animal, du devenir de ces animaux d’élevage que l’homme a façonné par des sélections génétiques. Une vache PrimHolstein ou un boeuf blanc bleu belge sont de purs produits de l’agriculture intensive et productiviste du 20ème siècle. Aujourd’hui, une ferme n’a plus rien à voir avec l’image d’Epinal où on avait quelques animaux, une basse-cour et des cultures. Nous sommes à l’ère de la spécialisation, de la monoculture et du monoélevage (le pire étant les élevages hors-sol) où les résidus animaux viennent polluer les sols, où les sols sont rincés et usés par l’abus d’engrais et pesticides. Pourtant, en interrogeant des agriculteurs (hors FNSEA), on s’apperçoit que d’autres voies existent. Les habitudes alimentaires humaines ont considérablement évolué durant le 20ème siècle, notamment sur la consommation de produits laitiers et carnés, sur l’importation de poissons de plus en plus lointains, au point que nous en avons oublié le passé. Nous avons aussi oublié les habitudes alimentaires d’autres sociétés développées qui consomment peu ou pas de viandes, et nous finissons par fausser notre raisonnement. Effectivement, l’homme est omnivore, ce qui ne veut donc pas dire qu’il est uniquement carnivore, pas même frugivore. Cela veut uniquement dire qu’il a le choix afin de s’adapter à son environnement. L’élevage n’est pas nécessaire, il est une possibilité parmi d’autre et aujourd’hui nous savons que ce n’est pas la manière la plus économe (et la plus respectueuse) de vivre sur notre planète du fait du rendement pour l’apport protéïque.

Au fond, le problème soulevé par le veganisme, et le végétarisme est de changer de paradigme, d’habitudes, pour aller vers de l’efficience, nutritive, éthique et écologique. Pour arriver à ce résultat, il y a plusieurs chemins, de la contrainte budgétaire au choc des images et des mots en passant par l’éducation. Chacun conviendra que comme tous les changements d’habitude, cela ne fait pas plaisir. Pour les plus vieux, il suffit de repenser à nos habitudes alimentaires de notre jeunesse pour remarquer à quel point nous avons changé. Nous pouvons encore le faire à nouveau. Les initiateurs de ces débats, parfois opposés dans la forme, ne sont pas si éloignés sur le fond. Mais en s’offusquant de la violence verbale de quelques uns, on se trompe de débat. Le vrai débat est de savoir comment demain nous pourrons réconcilier l’homme avec la planète tout en nourrissant tout le monde. L’objectif est clair, le chemin est tortueux et nécessite bien un prosélytisme. Quant à croire que l’humain du 22ème siècle sera vegan, il suffit de regarder toutes les évolutions de l’humanoïde pour se convaincre que ce n’est pas impossible.

Ce que reprochent beaucoup de vegans aux autres, c’est d’avoir des paradoxes, comme aimer un animal domestique plutôt qu’un animal d’élevage, aimer certains animaux sauvages et porter du cuir… Il convient en effet de tendre vers une vie sans paradoxes, sans spécisme (il faudra alors développer ce terme plus tard qui peut prêter à confusion, philosophiquement parlant). Pour ma part, j’en ai concernant l’écologie ou l’environnement et je ne pense pas que j’aimerai qu’on me le rappelle en m’agressant. Mais en me le rappelant, cela me permettra aussi de progresser. Dans cette notion de changement et de paradoxe, on touche à des sentiments et des éléments très personnels qui peuvent provoquer des réactions épidermiques. Se voir dépeint comme un monstre reviendrait à tendre un miroir qui révèlerait une autre réalité que celle que l’on imagine de nous. C’est aussi voir l’image que les autres ont de nous et que Sartre a dépeint dans Huis-Clos.  Mais ne pas vouloir voir sa réalité n’est pourtant pas la solution.

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20 réflexions sur “Veganisme et Media : Qui fait du prosélytisme ?

  1. Tu aimerais sincèrement mener une vie humaine sans paradoxes ? Suicide toi 🙂
    Le paradoxe permet le recul et le questionnement.
    Perso, les images des abattoirs de L214 ne me gênent pas, dans le sens où j’admets que pour manger des animaux, ils doivent mourir.
    Par contre mourir « humainement » 😀
    Après, je milite avec moi-même pour ne manger que de la viande dont les conditions d’élevage/abattage remplissent une certaine éthique mais il faudrait par exemple qu’un éleveur éthique abatte ses animaux lui-même car je ne pense pas qu’il existe beaucoup d’abattoir « éthiques ».
    Après, tu sais même chez les carnistes (quel joli néologisme culpabilisant), quand je dis que j’aime la viande de cheval, les gens me regardent dégoûtés, alors que la différence entre la viande de cheval et une autre… n’existe pas.
    Vivement le beau temps et mes barbecues !
    A noter que j’achète RAREMENT de la viande en supermarché, car la qualité finale est à chier.

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    1. Tu as tout à fait raison concernant la viande de cheval ou même de chien.
      Carniste est un mot neutre, une idéologie conceptualisée par Melanie Joy (voir les conférences là dessus ou même l’article wikipédia anglais qui est bien intéressant). Il n’est culpabilisant que si tu le considère comme tel 😉

      Sinon en observant les derniers débats qui émergent sur internet je ne peux m’empêcher de remarquer un petit quelque chose qui me dérange. Évidemment les vidéos enquêtes de L214 ou autres que relaie la presse ont le mérite de lancer des débats sur la condition animale mais ça pose quand même un problème je pense : ça focalise les gens seulement sur l’abatage et certains, comme toi, n’ont pas de problèmes avec ça, ce que je peux comprendre pour quelqu’un qui mange de la viande ou ceux qui balaient ça de la main en pensant qu’on ne montre que le pire par contre ce qui se passe avant c’est difficilement acceptable pour n’importe qui et c’est le cas partout peut importe la taille ou les conditions de l’élevage.

      Alors que l’abbatage n’est que le dernier maillon d’une vie d’exploitation, avant ça on insémine artificiellement les vaches à répétition sans respecter leurs cycles, on leur enlève le veau au bout d’une semaine, pour garder le lait pour nous, que l’on tue (3-8 mois pour le veau, 1-2 ans pour le bœuf au lieu de 20) puisqu’il ne produit pas de lait et n’est donc pas rentable, ses génisses elles connaîtront le même sort que leur mère, une fois qu’elle n’est plus productive on la laisse pas finir sa vie « humainement » on va la tuer à un quart de son espérance de vie, on la transporte dans des conditions de merde sur des kilomètres, on l’affame pour la préparer à l’abattage et on finit par l’abattre souvent dans des sales conditions.

      A tout ceux qui pensent qu’il est possible de consommer des animaux ou des produits animaux éthiquement, continuez à vous dire que c’est possible théoriquement et essayez de l’appliquer réellement et vous deviendrez vite végéta*ien car c’est impossible et non viable.
      Je suis devenu vegan pour des raisons écologique au début et le droit animal ne m’intéressait pas vraiment mais c’est avec cette logique que je m’y suis ouvert et intéressé ^^

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      1. Je suis spéciste convaincu 🙂 et je suis au courant de ce que tu évoques en élevage.
        Je contre le production de lait avec la technique de velage à outrance puis abattage de la vache pour la viande quand elle est trop vieille.
        D’ailleurs je rappelle que la viande ne se résume pas à une vache 🙂
        La volaille de plein air toussa c’est moins… cruel à tes yeux ? 😀
        Quant au terme carniste comme insulte, tu devrais lire plus souvent les diatribes vegans à l’intention des coupables dont je fais partie pour bien ressentir… le ressenti 🙂
        Après, définir une norme pour se positionner en victime de cette norme, en la nommant par exemple, ça me dépasse.
        Mais on entre ensuite dans les oppressions, toussa.
        Etant relativement misanthrope, je prends du recul pour éviter de trop m’impliquer : je me moque un peu de la souffrance d’autrui.
        Et je suis assez égoïste pour penser d’abord à moi (confort, nourriture, etc.).

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  2. Pour moi c’est justement le recul et le questionnement qui permet de prendre conscience du paradoxe à résoudre. Si dès le départ tu considère que tu ne peut rien faire pour résoudre tes paradoxes… Suicide toi.

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  3. Ah, la vie sans paradoxe… le beau rêve impossible, comme la vie sans aliénation, la jouissance sans entrave… la vie sans souffrance et sans mort.
    Nous menons objectivement des vies nuisibles pour les hommes et la biosphère, dans une société toxique car marchande, rien de ce que nous pouvons faire à titre individuel ne peut vraiment changer les choses. Ça peut te faire plaisir, te donner un « warm fuzzy feeling » que tu fais mieux que les méchants carnassiers, mais ça n’est que ça, une petite auto-satistaction 🙂
    Je pense que le véganisme et sa poussée récente est encore un signe de l’individualisation extrême de la société, une forme égoïste de militantisme, parce que je ne pense pas du tout que le véganisme soit possible du tout dans le cadre d’une société saine et en équilibre avec son milieu. Autrement dit, je vois le véganisme comme un symptôme du délabrement de notre système, mais ce n’est en rien une partie de la solution à mon avis…

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    1. Moi je pense que le véganisme a sa place, comme n’importe quel mode de vie respectant autrui.
      Mais de là à dire que c’est la solution ultime à la destruction de la planète, faut pas déconner 😉

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    2. C’est justement tout l’inverse puisque lorsque l’on devient Vegan, ce n’est absolument pas pour l’individu que nous sommes mais pour des raisons éthiques, visant à préserver l’environnement, le bien être animal voir partager un peu mieux les ressources pour ses congénères. On peut discuter de cette solution, qui enlève aussi quelques plaisirs gustatifs, mais une chose est sûre, c’est à l’inverse de l’individualisme.
      et @gilles : si ce n’est pas la solution ultime, il convient de parler des autres solutions. J’avais cité ici des exemples où l’on importe de très loin des produits transformés pour vegan ce qui revient à plus de gaspillage qu’un produit local non vegan (mais peut être végétarien….). Là encore, il y a et il y aura des paradoxes en chacun et en en supprimant certains on peut en créer d’autres. Sans se prendre la tête, on peut discuter et réfléchir sur chacun de ces choix.

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  4. Suis pas d’accord avec plusieurs points de l’article:
    – L’homme n’est pas omnivore mais frugivore. Du moins il l’était jusqu’au développement de l’élevage industriel. Maintenant on essaye de nous faire croire qu’il est omnivore opportuniste à tendance végétarienne (selon Wiki) mais je crois qu’il faut reprendre les travaux de Cuvier, Darwin, Owen ou Huxley (le grand-père) qui démontrent tous que l’homme est frugivore.
    – Je n’admet pas que des gens vivant dans le grand nord tuent des animaux pour se vêtir pour au moins deux raisons; qu’il aillent vivre ailleurs vu que le climat n’est pas propice à l’homme, pourquoi une autre espèce doit souffrir notre bêtise. C’est du spécisme. De plus nous sommes au 21 siècle capable de faire des vêtements chauds sans produit animal.
    Une remarque pour Gilles: le paradoxe permet surtout le status quo et de continuer à faire des atrocités sous prétexte de ce fameux paradoxe.

    PS: on me classe dans les végans extremistes…

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    1. Pas de besoin de le préciser, vu les âneries que tu sors 🙂
      Mais moi vivre dans notre société ou la tienne ne me dérange pas, contrairement à toi.
      Du coup, tu dois bien travailler du chapeau pour surmonter ce monde qui t’horrifie 🙂
      Pas de tendance suicidaire ? 😀

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      1. On dit « humaneries » voyons, l’âne étant un animal très intelligent, trop pour nous obéir servilement :p
        Il y a cette utopie relayée souvent dans le milieu vegan qui voudrait que l’homme ait été exclusivement frugivore à une époque. Cela a été battu en brèche depuis quelques temps pour montrer que l’homme s’est adapté à son environnement justement. Mais cela a aussi montré que son métabolisme a évolué avec le temps mais qu’il n’a jamais été un carnivore pur, juste occasionnel. Notre dentition et notre système digestif ont changé mais ne sont pas adaptés à la consommation exclusive de viande crue.

        Après considérer que l’homme peut vivre ailleurs qu’au pôle nord, par exemple, c’est aussi demander à l’ours polaire de redevenir omnivore comme certains de ses cousins. Cela se fera peut-être avec le temps mais l’homme polaire n’a pas non plus utilisé et usé la nature comme l’homme occidental. Aujourd’hui, nous devons évoluer car nous allons vers une impasse avec notre mode de consommation. La nature nous a façonné de manière à nous adapter alors pourquoi rester dans des vieux schémas ? Je fais l’effort d’être vegan et je sais que d’autres le feront aujourd’hui demain et après demain. La mutation de l’homme est perpétuelle et un jour, dans des dizaines de siècles, rien ne dit que ce ne sera pas encore un mode d’alimentation différent et qui paraîtrait horrible aujourd’hui aux « carnistes ».
        Puisqu’on citait Darwin ou papy Huxley (dont d’ailleurs il conviendrait d’avoir un oeil très critique sur son oeuvre), c’est qu’on parle d’évolution, pas de constante. Donc dire que c’était comme ça dans le passé est une erreur également.

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  5. @Gilles: de tendance suicidaire? non. D’envie de meurtre? presque quand je vois des gens comme toi qui se moquent de la misère d’autres êtres sentients juste pour une question de gourmandise. J’ai pas la patience d’Iceman pour débattre avec des gens comme toi. Je préfère leur sortir leurs quatres vérités. Ça vexe mais ça reste des vérités. Désolé. Du temps de l’esclavage, il y avait des noirs qui essayaient de trouver un compromis et ceux qui n’avaient certainement pas la patience d’entendre les mêmes commentaires que tu sors maintenant. Je te rappelle quand même les trois étapes de la vérité:
    – Tourner en dérision
    – Opposition violente
    – Acceptation

    Tu es à la première étape. Courage!

    @Iceman: l’homme s’est adapté à son environnement mais ça n’en fait pas un frugivore. Je te rappelle que les vaches restent les plus grosses consommatrices de poissons (28 % de la pèche part en farine animale). Cela ne font pas d’elle des carnivores ou omnivores.

    Quelques éléments de physiologie comparée :

    Capacité de l’estomac :

    Carnivore : 60-70 % du volume total de l’appareil digestif
    Omnivore : 60-70 % du volume total de l’appareil digestif
    Herbivore : Moins de 30% du volume total de l’appareil digestif.
    Humain : 21 à 27% du volume total de l’appareil digestif.

    Acidité de l’estomac :

    Carnivore : pH inférieur ou égal à 1
    Omnivore : pH inférieur ou égal à 1
    Herbivore : pH variant entre 4 et 5.
    Humain : pH variant entre 4 et 5.

    Salive:

    Carnivore : Acide, Glandes salivaire peu développées, Pas de ptyaline.
    Omnivore : Acide, Glandes salivaire peu développées, Pas de ptyaline.
    Herbivore : Alcaline, Beaucoup de ptyaline, Glandes salivaires développées.
    Humain : Alcaline, Beaucoup de ptyaline, Glandes salivaires développées.

    Les Canines :

    Carnivore : Très longues, fortes, grosses.
    Omnivore : Très longues, fortes, grosses.
    Herbivore : Taille réduite ou inexistantes.
    Humain : Taille réduite

    Le foie :

    Carnivore : Désintègre très bien l’acide urique et la vitamine A.
    Omnivore : Désintègre très bien l’acide urique et la vitamine A.
    Herbivore : Désintègre uniquement l’acide urique produit par le corps et mal la vitamine A.
    Humain : Désintègre uniquement l’acide urique produit par le corps et mal la vitamine A.

    La peau :

    Carnivore : Pas de pores. Refroidissement par halètement.
    Omnivore : Pas de pores. Refroidissement par halètement.
    Herbivore : Beaucoup de pores. Transpiration par la peau.
    Humain : Beaucoup de pores. Transpiration par la peau.

    Intestin grêle :
    Quelques éléments de physiologie comparée :

    Capacité de l’estomac :

    Carnivore : 60-70 % du volume total de l’appareil digestif
    Omnivore : 60-70 % du volume total de l’appareil digestif
    Herbivore : Moins de 30% du volume total de l’appareil digestif.
    Humain : 21 à 27% du volume total de l’appareil digestif.

    Acidité de l’estomac :

    Carnivore : pH inférieur ou égal à 1
    Omnivore : pH inférieur ou égal à 1
    Herbivore : pH variant entre 4 et 5.
    Humain : pH variant entre 4 et 5.

    Salive:

    Carnivore : Acide, Glandes salivaire peu développées, Pas de ptyaline.
    Omnivore : Acide, Glandes salivaire peu développées, Pas de ptyaline.
    Herbivore : Alcaline, Beaucoup de ptyaline, Glandes salivaires développées.
    Humain : Alcaline, Beaucoup de ptyaline, Glandes salivaires développées.

    Les Canines :

    Carnivore : Très longues, fortes, grosses.
    Omnivore : Très longues, fortes, grosses.
    Herbivore : Taille réduite ou inexistantes.
    Humain : Taille réduite

    Le foie :

    Carnivore : Désintègre très bien l’acide urique et la vitamine A.
    Omnivore : Désintègre très bien l’acide urique et la vitamine A.
    Herbivore : Désintègre uniquement l’acide urique produit par le corps et mal la vitamine A.
    Humain : Désintègre uniquement l’acide urique produit par le corps et mal la vitamine A.

    La peau :

    Carnivore : Pas de pores. Refroidissement par halètement.
    Omnivore : Pas de pores. Refroidissement par halètement.
    Herbivore : Beaucoup de pores. Transpiration par la peau.
    Humain : Beaucoup de pores. Transpiration par la peau.

    Intestin grêle :

    Carnivore : 3 à 6 fois la longueur du corps.
    Omnivore : 4 à 6 fois la longueur du corps.
    Herbivore : 10 à 12 fois la longueur du corps.
    Humain : 4 fois la longueur du corps.

    Les ongles :

    Carnivore : Griffe (fortes, dures).
    Omnivore : Griffe (fortes, dures).
    Herbivore : Ongles mous (ou sabot).
    Humain : Ongles mous (ou sabot si on en achète).

    Mâchoire :

    Carnivore : Mobile verticalement (pour déchirer, lacérer).
    Omnivore : Mobile verticalement (pour déchirer, lacérer).
    Herbivore : Mobile verticalement et latéralement (pour mastiquer, broyer).
    Humain : Mobile verticalement et latéralement (pour mastiquer, broyer).

    Muscle mâchoire :

    Carnivore : Muscle temporal
    Omnivore : Muscle temporal
    Herbivore : Muscle masséter.
    Humain : Muscle masséter.

    Urine :

    Carnivore : Acide.
    Omnivore : Acide.
    Herbivore : Alcaline.
    Humain : Alcaline.

    Vitamine C :

    Carnivore : Capable de synthétiser avec son organisme.
    Omnivore : Capable de synthétiser avec son organisme.
    Herbivore : Nécessite un apport quotidien par la nourriture.
    Humain : Nécessite un apport quotidien par la nourriture.

    Urase :

    Carnivore : Présence d’urase (décompose l’acide urique de la viande).
    Omnivore : Présence d’urase (décompose l’acide urique de la viande).
    Herbivore : Pas d’Urase.
    Humain : Pas d’Urase (il décompose mal le toxique acide de l’urique).

    Le colon :

    Carnivore : Cours, simple et lisse.
    Omnivore : Cours, simple et lisse.
    Herbivore : Long, complexe avec villosités.
    Humain : Long, complexe avec villosités.

    Muscle du visage et de la bouche :

    Carnivore : Réduit pour une grande ouverture de la bouche.
    Omnivore : Réduit pour une grande ouverture de la bouche.
    Herbivore : Bien développé. Petite ouverture de la bouche.
    Humain : Bien développé. Petite ouverture de la bouche.

    Reins :

    Carnivore : Urine très concentrée.
    Omnivore : Urine très concentrée.
    Herbivore : Urine concentrée modérément.
    Humain : Urine concentrée modérément.
    Carnivore : 3 à 6 fois la longueur du corps.
    Omnivore : 4 à 6 fois la longueur du corps.
    Herbivore : 10 à 12 fois la longueur du corps.
    Humain : 4 fois la longueur du corps.

    Les ongles :

    Carnivore : Griffe (fortes, dures).
    Omnivore : Griffe (fortes, dures).
    Herbivore : Ongles mous (ou sabot).
    Humain : Ongles mous (ou sabot si on en achète).

    Mâchoire :

    Carnivore : Mobile verticalement (pour déchirer, lacérer).
    Omnivore : Mobile verticalement (pour déchirer, lacérer).
    Herbivore : Mobile verticalement et latéralement (pour mastiquer, broyer).
    Humain : Mobile verticalement et latéralement (pour mastiquer, broyer).

    Muscle mâchoire :

    Carnivore : Muscle temporal
    Omnivore : Muscle temporal
    Herbivore : Muscle masséter.
    Humain : Muscle masséter.

    Urine :

    Carnivore : Acide.
    Omnivore : Acide.
    Herbivore : Alcaline.
    Humain : Alcaline.

    Vitamine C :

    Carnivore : Capable de synthétiser avec son organisme.
    Omnivore : Capable de synthétiser avec son organisme.
    Herbivore : Nécessite un apport quotidien par la nourriture.
    Humain : Nécessite un apport quotidien par la nourriture.

    Urase :

    Carnivore : Présence d’urase (décompose l’acide urique de la viande).
    Omnivore : Présence d’urase (décompose l’acide urique de la viande).
    Herbivore : Pas d’Urase.
    Humain : Pas d’Urase (il décompose mal le toxique acide de l’urique).

    Le colon :

    Carnivore : Cours, simple et lisse.
    Omnivore : Cours, simple et lisse.
    Herbivore : Long, complexe avec villosités.
    Humain : Long, complexe avec villosités.

    Muscle du visage et de la bouche :

    Carnivore : Réduit pour une grande ouverture de la bouche.
    Omnivore : Réduit pour une grande ouverture de la bouche.
    Herbivore : Bien développé. Petite ouverture de la bouche.
    Humain : Bien développé. Petite ouverture de la bouche.

    Reins :

    Carnivore : Urine très concentrée.
    Omnivore : Urine très concentrée.
    Herbivore : Urine concentrée modérément.
    Humain : Urine concentrée modérément.

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  6. @Gilles: c’est toujours facile de classer comme âneries les choses qui dérangent. Cela permet de dormir sur ses deux oreilles. Désolé je tente de défendre ce qui est juste et non ce qui est dans mon intérêt. On dit que les 3 étapes de la vérité se composent ainsi: la dérision, la colère, l’acceptation. Tu en es à la première étape.
    Des envies de suicides? non. Je me bat pour mes idées, je ne me tue pas pour elles. Tes commentaires sont les commentaires que sortais les esclavagistes (je possède des noirs mais je les traite bien) et plus tard les sexistes. Je t’en veux pas. C’est pas toujours facile de s’extirper de cette éducation spéciste et patriarcale, bref de retirer ses oeillères. Tiens un lien pour commencer: https://www.youtube.com/watch?v=JpPRi7st8pY

    @iceman: L’homme n’a pas été frugivore à une époque. Il l’est. Les vaches sont les plus grandes consommatrices de poisson au monde (28 % de la pêche est destiné à la farine animale). Cela ne fait pas d’elles des omnivore ou carnivore.

    Quelques éléments de physiologie comparée :

    Capacité de l’estomac :

    Carnivore : 60-70 % du volume total de l’appareil digestif
    Omnivore : 60-70 % du volume total de l’appareil digestif
    Herbivore : Moins de 30% du volume total de l’appareil digestif.
    Humain : 21 à 27% du volume total de l’appareil digestif.

    Acidité de l’estomac :

    Carnivore : pH inférieur ou égal à 1
    Omnivore : pH inférieur ou égal à 1
    Herbivore : pH variant entre 4 et 5.
    Humain : pH variant entre 4 et 5.

    Salive:

    Carnivore : Acide, Glandes salivaire peu développées, Pas de ptyaline.
    Omnivore : Acide, Glandes salivaire peu développées, Pas de ptyaline.
    Herbivore : Alcaline, Beaucoup de ptyaline, Glandes salivaires développées.
    Humain : Alcaline, Beaucoup de ptyaline, Glandes salivaires développées.

    Les Canines :

    Carnivore : Très longues, fortes, grosses.
    Omnivore : Très longues, fortes, grosses.
    Herbivore : Taille réduite ou inexistantes.
    Humain : Taille réduite

    Le foie :

    Carnivore : Désintègre très bien l’acide urique et la vitamine A.
    Omnivore : Désintègre très bien l’acide urique et la vitamine A.
    Herbivore : Désintègre uniquement l’acide urique produit par le corps et mal la vitamine A.
    Humain : Désintègre uniquement l’acide urique produit par le corps et mal la vitamine A.

    La peau :

    Carnivore : Pas de pores. Refroidissement par halètement.
    Omnivore : Pas de pores. Refroidissement par halètement.
    Herbivore : Beaucoup de pores. Transpiration par la peau.
    Humain : Beaucoup de pores. Transpiration par la peau.

    Intestin grêle :

    Carnivore : 3 à 6 fois la longueur du corps.
    Omnivore : 4 à 6 fois la longueur du corps.
    Herbivore : 10 à 12 fois la longueur du corps.
    Humain : 4 fois la longueur du corps.

    Les ongles :

    Carnivore : Griffe (fortes, dures).
    Omnivore : Griffe (fortes, dures).
    Herbivore : Ongles mous (ou sabot).
    Humain : Ongles mous (ou sabot si on en achète).

    Mâchoire :

    Carnivore : Mobile verticalement (pour déchirer, lacérer).
    Omnivore : Mobile verticalement (pour déchirer, lacérer).
    Herbivore : Mobile verticalement et latéralement (pour mastiquer, broyer).
    Humain : Mobile verticalement et latéralement (pour mastiquer, broyer).

    Muscle mâchoire :

    Carnivore : Muscle temporal
    Omnivore : Muscle temporal
    Herbivore : Muscle masséter.
    Humain : Muscle masséter.

    Urine :

    Carnivore : Acide.
    Omnivore : Acide.
    Herbivore : Alcaline.
    Humain : Alcaline.

    Vitamine C :

    Carnivore : Capable de synthétiser avec son organisme.
    Omnivore : Capable de synthétiser avec son organisme.
    Herbivore : Nécessite un apport quotidien par la nourriture.
    Humain : Nécessite un apport quotidien par la nourriture.

    Urase :

    Carnivore : Présence d’urase (décompose l’acide urique de la viande).
    Omnivore : Présence d’urase (décompose l’acide urique de la viande).
    Herbivore : Pas d’Urase.
    Humain : Pas d’Urase (il décompose mal le toxique acide de l’urique).

    Le colon :

    Carnivore : Cours, simple et lisse.
    Omnivore : Cours, simple et lisse.
    Herbivore : Long, complexe avec villosités.
    Humain : Long, complexe avec villosités.

    Muscle du visage et de la bouche :

    Carnivore : Réduit pour une grande ouverture de la bouche.
    Omnivore : Réduit pour une grande ouverture de la bouche.
    Herbivore : Bien développé. Petite ouverture de la bouche.
    Humain : Bien développé. Petite ouverture de la bouche.

    Reins :

    Carnivore : Urine très concentrée.
    Omnivore : Urine très concentrée.
    Herbivore : Urine concentrée modérément.
    Humain : Urine concentrée modérément.

    J'aime

    1. Mis à part un copier-coller de ce qui ressemble à une page de WIkipedia, il faudra m’expliquer pourquoi l’humain peut consommer des protéines de nature différente, et pas uniquement végétale ou fruitière.

      D’ailleurs, si on fait un régime uniquement frugivore, cela entraine un excès de sucre dans le sang, non ?

      Simple remarque d’une personne qui n’a jamais fait de biologie, mais qui sait que la première source de sucre se trouvent dans les fruits… Et qui a perdu un grand oncle suite à un diabète.

      Après, si tu sors du copier-coller de page à la wikipedia comme toute argumentation, je pense que je pourrais dire qu’un robot codé ferait de même.

      Aimé par 1 personne

      1. Oui l’humain peut consommer des protéines de toutes sortes mais la protéine animale n’est pas bonne pour l’homme. Je te l’expliquerais bien mais sans copier-coller ça va pas être facile.
        D’ailleurs, si on fait un régime uniquement frugivore, cela entraine un excès de sucre dans le sang, non ? –> la j’aimerais avoir tes sources (hésite pas fais un copier-coller je ne t’en tiendrais pas rigueur).

        Le rapport Campbell, la plus grande enquête sur la nutrition jamais conduite met en relation la consommation de produits animaux et des maladies telles que les cancers du sein, de la prostate et du gros intestin, le diabète, les maladies coronariennes, l’obésité, les maladies auto-immunes, l’ostéoporose, les maladies dégénératives du cerveau comme l’Alzheimer, et le syndrome maculaire. Les auteurs s’appuient sur une étude comparative des taux de mortalité de douze types de cancer différents sur 880 millions de personnes de Chine rurale et des États-Unis sur une période de vingt ans. Cette étude a été menée conjointement par l’Université Cornell, l’Université d’Oxford et l’Académie Chinoise de Médecine Préventive
        Ont été tiré de cette enquête un livre et un film documentaire (la santé dans l’assiette ou forks over knives en anglais) interdit dans les écoles et universités !!: http://www.jupiter-films.com/film-la-sante-dans-l-assiette,41.php

        Même la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) affirme que Soixante-dix pour cent des nouvelles maladies apparues chez l’homme au cours des dernières décennies sont transmises par les animaux, ce qui s’explique en partie par notre quête croissante d’aliments d’origine animale: http://www.fao.org/news/story/fr/item/210644/icode/

        Encore dsl que du copier-collé

        Le robot

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