Informatique, des années 80 à nos jours : 1992 – 1995

Dans le dernier article, nous en étions resté au retour des consoles, à l’arrivée des PC dans le grand public …..

En 1992, les PC sont encore en DOS et en Windows 3.1, soit deux systèmes sur la même machine. A coté de cela, on a donc le workbench de l’Amiga, totalement multitache mais dont le hardware aurait pu être mieux développé pour tuer le marché. L’Atari ST est encore présent chez les musiciens et le Macintosh d’Apple me fait rêver, avec son système 7, son design monobloc…..mais un peu moins pour le prix. Comme je ne travaille pas, l’argent de poche est un peu léger pour s’offrir une nouvelle machine. Mon Amstrad CPC vivote avec ce qu’il reste dessus et sinon je squate l’Amiga d’un ami. Il a rajouté quelques extensions sympathiques comme une carte graphique plus performante, un disque dur. Les démos et les performances vidéos sont assez époustouflantes, surtout quand je compare avec les jeux PC équivalents. Pourtant, on voit l’arrivée d’un standard pour la carte son PC, la Soundblaster, qui tua le premier standard, l’Adlib. Les autres constructeurs disparaitront les uns après les autres, même la Gravis UltraSound (la GUS pour les intimes) qui étaient prisée par les demomakers à cause de sa banque de son.

Je lisais la presse de l’époque, les restes de TILT, qui déjà ne parvient pas à évoluer face aux titres plus récents que sont Generation 4, ou Joystick (et bientôt son jumeau Joypad pour les consoles). Et coté ordinateur, entre les SVM (Science et Vie Micro) et l’Ordinateur Individuel, il y avait de quoi faire, ne serait-ce qu’avec la vaste bibliothèque de ma ville. Sentant le vent tourner, très vite, j’ai réussi à revendre tout mon Amstrad CPC avec un lecteur de disquette neuf (Discology avait la facheuse tendance à les user, apparemment), son imprimante, etc. J’ai rongé mon frein un moment et quand j’ai pu réunir la somme pour une machine avec les boulots d’été, j’ai fait le tour du marché. Je m’intéressai alors à l’image de synthèse et à cette époque on avait déjà des logiciels « libres » (la galaxie POV-ray) et du payant. L’Amiga était essouflé et n’avait pas pris le virage professionnel qu’il aurait pu attaquer. La note pour avoir une machine compétitive était conséquente et le Workbench n’excusait pas tout. Il me restait donc le Mac ou le PC, l’éternel combat.

intégration ou désintégration, il faut choisir
intégration ou désintégration, il faut choisir

performa

A cette époque, Apple n’était plus dirigé par Steve Jobs et accumulait déjà les bévues et les machines à la mémoire anémique. Pour faire tourner l’unique logiciel 3D accessible, ça coutait deux bras avec la mémoire qu’il fallait rajouter. L’argument de la robustesse, de la facilité de maintenance (soit l’inverse d’aujourd’hui !) ,ne tenait pas longtemps face à un banquier. Sans parler du snobisme qui régnait déjà dans les boutiques officielles de Paris. Donc j’ai bien vite choisi le monde du PC qui se préparait à une révolution. Car Windows 3.1 était une merde infâme par rapport à la concurrence et rien que la configuration de la mémoire étendue sous DOS donnait des cauchemars aux utilisateurs vidéo-ludiques. Donc j’ai attendu cette révolution du nom de Windows95 et qui copiait beaucoup de ce qui existait sur le Mac d’Apple. En Septembre 1995, je craquais pour un PC à processeur Pentium (là aussi une révolution pour l’époque) dont les caractéristiques prêtent à sourire aujourd’hui :

  • Processeur Pentium 75MHz
  • Mémoire 32 Mo
  • Disque dur de 850 Mo Quantum Fireball
  • Carte Graphique S3 968
  • Carte son Sound Blaster 16
  • Lecteur CD-ROM

modulux

Le toute tenait dans un boitier minitour avec un écran cathodique en plus. Avec ça, j’allais essuyer les plâtres de Windows 95. Car évidemment, mon imprimante achetée en même temps ne fut pas reconnue par le système et non supportée par HP… avant quelques mois. Il n’y avait pas internet pour télécharger les pilotes et c’est grâce au bon vieux courrier que j’ai reçu les pilotes sur disquette. Des disquettes qui étaient aussi le support de réinstallation de Windows 95, au nombre de 14, et qui évidemment allaient tomber en panne à la première réinstallation. Car pour couronner le tout, j’avais un virus bien planqué dans l’installation réseau de mon intégrateur de composants, que je ne détecterai qu’à l’installation de Norton Antivirus. Enfin, j’avais acheté un logiciel 3D qui se révèlera incompatible avec Windows 95 pour cause aussi de …. taille de disque dur. Et pour le peu de jeux achetés, c’était aussi la galère de la mémoire à configurer sous DOS via des fichiers bien connus : Autoexec.bat et config.sys. Mais en quelques mois de galères, je suis vite devenu expert de ce système, jusqu’à en connaître la logique de la base de registre. Par contre, mes appels à la hotline de Microsoft, incapable d’assumer la faute de la disquette défectueuse, m’ont poussé dans les bras des windows piratés pour quelques années… et la recherche d’autres systèmes.

Cette petite aventure amusa beaucoup mon ami amigaïste (qui attendra 2 ans pour oublier sa machine) et pourtant on parviendra à faire tourner ensemble les deux machines pour une partie de F1 GP en réseau nullmodem. Je m’intéressais aussi aux trackers pour au moins écouter les musiques des démos amiga. L’émergence de la scène démo PC et des outils associés était en cours. Le jeu sur PC allait être révolutionné par ce Windows, mais ça, c’est une autre histoire…. (à suivre)

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