Blog : Liberté d’expression ou liberté de tout

Que cela soit dans la vie réelle ou sur les réseaux sociaux, la liberté d’expression ne cesse de faire débat. Un débat qui peut devenir vite caricatural entre liberté totale et censure  à outrance.

Le débat s’est posé récemment sur le réseau social diaspora*, réseau décentralisé donc plus difficile à réguler. L’exaspération est montée peu à peu, car comme tous les réseaux ces temps-ci, il est fréquenté par des individus militants de partis extrémistes, ou encore conspirationnistes mais ça ne s’arrête pas forcément à cela. En effet, on peut vouloir simplement éviter une forme de spam qui consiste à asséner post sur post sur un même sujet. Ainsi, on peut s’énerver d’un ami qui nous balance 3 ou 4 photos de son gamin par jour, tout autant que d’un membre de l’UPR qui veut montrer que l’Europe c’est le mal en mettant 5 fois l’idée dans les commentaires d’un post.

J’aime comparer cette situation à celle d‘une réunion de travail. Nous allons avoir une dizaine de personnes réunies pour parler d’un sujet. Il y a ceux qui ont préparé et ceux qui viennent plus par curiosité. Il y a ceux qui sont militants autour d’un idée et d’autres qui hésitent. Il y a surtout ceux qui aiment prendre la parole, les timides et les autres. Mais dans une réunion qui se passe bien, il y a un animateur, un conducteur de réunion qui va essayer de juguler les fortes têtes, les perturbateurs, mais aussi de faire parler ceux qui ne le feraient pas naturellement. Cela n’a déjà rien d’évident. DqQQQQans un réseau social, c’est pire. Car souvent, l’auteur du post ne peut couper la parole à celui qui va la monopoliser. On peut l’appeler troll, mais la notion est floue.

Diaspora*, par exemple, ne propose aucune modération (EDIT : sauf sur un ordinateur fixe, s’il n’y pas de bug) pour l’instant, sinon de « bloquer » ou « ignorer » un utilisateur. En gros, on ne l’invite plus à rien. Dommage car s’il est dérangeant parfois, il peut aussi avoir de bonnes idées. La plupart du temps, les réseaux sociaux sont binaires dans leur « censure » ou modération. On vire/bloque la personne ou rien. On peut se dire que venant de la silicon valley, le binaire c’est un peu logique, mais cela ne fait rien pour arranger les choses. Cela donne les problèmes que l’on voit sur twitter ou facebook avec des apologies du terrorisme qui passent entre les mailles du filet, et une censure de photos avec les seins nus, parce qu’un robot sait détecter cela.

Partant de ce principe, j’ai provoqué le débat sur Diaspora*, à travers un post qui appelait au partage et qui n’a pas tardé à essaimé, provoquer l’ire de ceux qui se sentaient visés, par exemple ceux que j’avais bloqués. Je ne m’en cache pas, j’ai bloqué des personnes pour ne pas subir certains matraquages à travers des tags, même si la solution ne me satisfait pas pour quelques unes d’entre elles. Ce post aura permis de clarifier les choses et de faire prendre conscience à chacun, moi y compris, des manques et problèmes rencontrés. Pourtant, on reste encore sur un statu quo concernant les outils de modérations disponibles. Ayant été modérateur il y a longtemps sur un forum très animé, j’en connais la difficulté et je suis bien content de ne plus l’être. Mais j’aspire à voir une possibilité de tri des réponses sur le post, de la part de l’auteur du post, une fonction basique qui peut éviter des dérives. Il suffit parfois de peu de chose pour l’activer et ainsi (EDIT : il suffirait de corriger un bug sur la version mobile, pour que cela fonctionne bien tout le temps, et ) éviter le trollisme basique.

Car ce qu’il faut comprendre à travers ce problème de liberté d’expression, c’est que les outils de ce type vivent et meurent. A l’époque des forums, il suffisait parfois d’un individu pour faire partir des gens ailleurs. Des gens se désinscrivent aujourd’hui de twitter, ou n’y vont pas, à cause de la réputation sulfureuse du réseau. Chacun veut, avec ces outils, se bâtir une petite bulle de tranquilité et de distraction, sans que chacun ait les mêmes critères dans ce qu’il veut voir ou ne pas voir. Certains seront choqués par des photos d’homosexuels qui s’embrassent, d’autres non, si on reprend un exemple récent de la vie réelle. Mais si on ne laisse par la possibilité de « fermer les yeux », on va au devant de demande de censure pure et simple. C’est ce que j’ai laissé « miroiter » volontairement dans la phrase de mon post parlant de « laisser vivre » ces individus. Je l’ai pensée dans le sens « eh, oh, laisse moi vivre », ou laisse moi faire ce que je veux. Mais certains l’ont vu comme un appel au « meurtre numérique », ou la censure pure et simple. C’est aussi en rappelant le précédent « agoravox », site d’information alternatif et libre qui a dérivé vers l’expression des extrêmes.

Car sans possibilité de censure, c’est le plus fort qui reste à s’exprimer. C’est hélas dans la nature humaine. Et le plus fort est aussi rarement celui qui veut du bien à tout le monde. Il y a donc une part de prévention à faire et c’est là qu’arrive la difficulté. On peut très bien, sur un réseau décentralisé, voir se bâtir des pods (serveurs) fascistes, anti-fascistes virulents, qui auront toute liberté à venir gangrèner le réseau global à travers les « tags ». On pourra les bloquer individuellement, c’est vrai mais ils pourront venir sur des copies de post, ou devenir influenceurs de personnes plus maléables. Sur un réseau centralisé, on peut les bânir définitivement (ce qui n’empêche pas de recréer un compte), tandis que sur un forum, on peut aller jusqu’à banir par IP… La petite guerre qui s’installe peut vite devenir sans fin.

En réalité, Internet, les Internet, sont ce que nous méritons, rien de plus. Cyrille le rappelait à travers Zone téléchargement, Mais il aurait pu étendre le sujet sur la liberté d’expression et bien d’autres. On peut regretter aussi que le web ne soit devenu qu’un immense supermarché et plus une zone de partage d’information libre et citoyenne, ou une manière de construire des projets ensemble. Mais si c’est cela, c’est parce qu’on l’a laissé faire, parce qu’on a pensé d’abord à des intérêts personnels. Dans la liberté d’expression, c’est aussi cela. Nous utilisons un réseau social (et par extension un blog) pour faire passer des idées, pour essayer de convaincre, sauf que dans le cas du réseau social, on immisce dans une part de la vie personnelle des autres. Et c’est là qu’il faut comprendre les limites qu’on devrait fixer à sa liberté d’expression, sans s’autocensurer définitivement. Il est impossible de créer une sorte de netiquette sur le sujet, tant il est variable. L’utopie que représente le réseau social décentralisé peut rejoindre très rapidement les médias numériques du passé, tout comme un jour peut-être twitter et facebook seront has been. Quelle importance ?

Peut-être que faire vivre une utopie ne dépend que du coté humain et que pour cela, chacun devrait faire un effort pour comprendre le danger de ses dérives. Mais j’ai pourtant bien l’impression que les extrémistes de tout bord ne comprendront jamais que leur attitude ne fait que détruire ce qu’ils utilisent aujourd’hui. Alors aujourd’hui, je me prépare à faire le deuil d’un outil de plus…reste à savoir quand. En ai-je réellement besoin ? …. Non. Et pourtant, cela aurait pu être vraiment utile.

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15 réflexions sur « Blog : Liberté d’expression ou liberté de tout »

  1. Sans oublier que le pouvoir de censurer est en lui-même une puissance, et par conséquent une force. Celui qui censure est par définition le plus fort parce qu’il peut affaiblir les autres comme il le souhaite. Par conséquent, la censure est un mécanisme qui peut permettre de mettre en place un équilibre, mais elle n’est elle-même pas source d’équilibre.

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  2. Salut,

    Il me semble que tu as une vision en quelque sorte utilitariste du réseau social. Je ne te blâme pas je pense que j’ai un peu les mêmes tendance: c’est un outil pour discuter et je n’aime pas les choses qui perturbent cette possibilité de discussion constructive. Cela dit tout le monde n’a pas les mêmes tendance, et dans « social » il y a une multitude de type d’interactions. Tout ça pour dire que ta réaction est déjà marquée par une approche particulière, une approche qui convient bien à diaspora d’ailleurs, je comprends que tu veuilles conserver quelque chose.

    L’équilibre (la régulation) est pas évident: diaspora pour moi, ça fonctionne parceque des personnes qui se rassemblent pour une chose en commun (en gros: liberté, droit à pas se faire empapaouter ses données..) qui les lie sont aussi assez différents pour faire société de manière dynamique. Je pense vraiment que c’est le petit mairacle de diaspora, ce qui fait une ambiance que je n’ai pas vu ailleurs. Je pense toujours à l’idée du PMU à l’ancienne: haut lieu des discussions de tout genre, c le bordel mais tout passait par là. Il y avait aussi un petit miracle: l’alcool et la sociabilisation associée fédérait des personnes très différentes qui discutaient, s’engueulaient, se découvraient, et ct pas toujours productif loin de là. J’imagine le même PMU avec des règles de discussion, une fréquence de bière limitée, la possibilité de faire *mute* sur le pochtron du coin qui casse les couilles: c’est très utile pour la discussion sérieuse et cadrée, mais ça n’est plus un PMU, la mayonnaise ne prend plus AMA. On est plus dans le café philo disons, c’est bien aussi mais ça n’a pas la même capacité à fédérer très largement, ou au moins à rassembler au même endroit des personnes qui ne seraient pas en contact sinon.

    En fait je ne comprends pas bien ce que tu as en tête en pratique: quelles genres de features souhaiterais tu ? ça serait peut être une bonne manière de s’y prendre, honnêtement je comprends pas très bien tes posts volontairement incendiaires suivis de remarques sur les trolls: tu as bien tout fait pour exciter la discussion et la porter au point d’incandescence là non ? Bon je peux comprendre hein, c une technique la provocation, mais j’aimerais entendre ta version.
    Par exemple: quel pourrait être cet entre 2 entre « censurer » et « pas censurer » ? Une censure plus fine par commentaire ? Mais tu peux déjà supprimer un commentaire si c’est ton post non ?

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    1. Aujourd’hui, si tu fais un post gentillet, tu as du like et ça s’arrête là. Si tu créé la bagarre de pmu, comme tu dis, ça peut amener à des réponses et parmi ce pugilat, des idées peuvent émerger. C’était le sens d’un premier post incendiaire… Le second qui l’était moins a été perçu comme tel.

      Le feature, comme tu dis, existe mais avec des limites dans la suppression, le tout dépendant évidemment des pods…c’est le principe même de Diaspora.

      Après si on s’éloigne de l’aspect technique pour revenir au PMU, tu comprendras que la discussion est souvent accaparée par la grande gueule et ses amis et que des clans se forment. C’est simplement humain mais si ça perdure, tu as des gens qui vont au bistrot suivant pour discuter dans le calme…vision utilitariste du bistrot 😀

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      1. Un post gentillet, c’est un consensus, par définition ça n’apporte – ni ne retranche – rien. Une bagarre de PMU, comme tout mouvement, peut apporter ou retrancher, pour les uns ou pour les autres. Comme elle est rivalité, c’est rarement pour tous qu’elle est bénéfique. La bagarre n’est pas suffisante pour avancer. Ce qui est nécessaire, c’est juste le mouvement, et ce dernier n’implique pas nécessairement de bagarre. Le vrai défi, d’ailleurs, c’est d’améliorer pour tous, c’est-à-dire de donner à chacun une opportunité intelligible de devenir davantage que ce qu’il est déjà.

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  3.  » C’était le sens d’un premier post incendiaire… Le second qui l’était moins a été perçu comme tel. » => OK ça me va, je te suis sur « tt le monde like et il se passe rien » mais je continue à avoir la foi (c pas autre chose honnêtement): on peut le faire à la manière « douce » aussi, même en gardant la provocation. LA réaction sur le 2nd post montre d’ailleurs les limites de l’exercice du coup: ton message est marqué de manière durable par la première tonalité volontairement agressive. + l’ambiguité sur « les laisser vivre » qui aurait pu être anodine mais qui mène forcément à la crise après la première salve. Bon de toute façon je ne pense pas parler de la même chose que toi là: tu me parles de réveiller les gens corrects à propos de la gestion des gens incorrects (mettre l’adjectif qui convient, je cherche pas la polémique), je te parle de tenter de pointer les incorrects sans les braquer et en gardant la porte ouverte à la discussion. Le fait est que j’ai pas encore eu ce sentiment d’être envahi, donc je peux pas avoir la même réaction.
    Finalement tu sembles dire « arrêtons de les attirer, si on est trop gentils avec eux ils viennent en masse ». ça aussi ça se défend: tu te mets à laisser les fachos truster le flipper et organiser des séminaires sur la supériorité de la race blanche, c’est clair que c pas malin. Mais le PMU pour moi, c’est justement cet endroit quasi miraculeux où *les gens se parlent encore*. Ils ne se cotoient nulle part ailleurs, ils ne sont d’accord sur presque rien, il ne faudrait pas tant que ça pour qu’ils se détestent et que ça dégénère en guerre civile. Et là, le bistrot, l’alcool, une forme de tradition de la discussion directe, chaotique mais pleine de bon sens et très universaliste et égalitariste. On y assiste à des trucs moches, le naufrage de certaines personnes qui peuvent gâcher la fête des autres, mais on y voit des miracles qui justifient tout le reste AMA: la grande discussion entre le royaliste et l’anarchiste, qui se découvre une passion en commun pour les pokemons, la baston entre manu le coco et jeanjean le facho qui dégénère et fini pourtant autour d’une suze (beurk) à discuter de la vie de couple… Tout ça est très idyllique style « amélie poulain », mais ça a existé, ça existe et ya pas de raison que ça n’existe plus. On est tous le con de quelqu’un, et il faut continuer de *parler aux cons*, c’est très important même si c’est vite saoulant.
    Perso j’ai un peu vécu ça naturellement dans ma famille: origines picardes classe moyenne + et -, ambiance tonton FN et neveu hippies pour schématiser. J’ai un tonton FN en particulier que j’adorais, j’avais pourtant bien conscience que ce qu’il disait puait la merde, et je lui disais. Mais je pensais connaite son humanité, je savais que c’était un gentil qui se trompait de colère, si je n’avais pas eu ces expériences je pense que je serais dans le rejet pure et simple, mais cette métaphore familiale m’a beaucoup fait réfléchir.
    Je ne sais pas comment peut être reçu mon discours, je pense que je ne m’explique pas bien, mais je pense sincèrement que c’est fondamental: garder un lien, aussi futile paraisse-t-il, qui transcende la politique et les idéologies et qui nous ramène au moins de temps en temps à notre humanité, ce qu’on *tous* a en commun. ça ne signifie pas tout laisser passer ou tout excuser, cf. le PMU où ça parle fort et ça se bastonne, ça signifie dire ce qu’on à a dire, tenter d’en discuter, et avoir conscience qu’au delà de ça on est *tous* des bestioles craintives qui se racontent des histoires à dormir debout, et que ça serait chouette, non pas qu’on tombe d’accord c trop ambitieux, mais qu’on garde ce qu’il faut pour ne pas tomber dans la détestation intégrale et sans retour du genre « c plus vraiment des humains ces gens là, ils sont pas comme nous ».

    « Le feature, comme tu dis, existe mais avec des limites dans la suppression » => tu souhaiterais quelles possibilités de suppression en plus ? Je ne vois pas bien ce qu’on peut faire de plus à partir du moment où tu as tout contrôle sur le fil de commentaires de ton post en fait.

    « la discussion est souvent accaparée par la grande gueule et ses amis et que des clans se forment. C’est simplement humain mais si ça perdure, tu as des gens qui vont au bistrot suivant pour discuter dans le calme…vision utilitariste du bistrot »
    => Ha ben oui ça fait partie intégrante du truc. Je vois bien la déception, la tristesse et la colère, de se voir progressivement pécho le café QG du quartier par des gens qu’on trouve interlopes, ça arrive effectivement régulièrement. Ce que je comprends moins, et c’est une remarque que je me fais de manière plus général sur le web et les outils associés, c’est qu’ici le « cout » du changement de bistrot virtuel est quasi nul, je suis le premier à m’attacher à des trucs un peu connement, mais faut bien avouer que s’enticher d’un serveur c’est un peu chelou.
    Digression:
    Je vois le même genre de schéma quand on parle de « fork » par exemple: la guéguerre entre ceux qui veulent de l’ordre et des grosses applis plus visible, donc pas de perte d’NRJ et d' »efficacité » dans des forks en broussaille, et ceux qui mettent l’accent sur le côté foisonnant et écosystèmique. Je suis plutôt du 2ème côté: il n’y a pas à s’offusquer d’un fork, à le prendre comme une trahison, un échec, une dilution, ou à « s’attacher » à une branche master. Je trouve que cet outil, en faisant tomber le cout de création d’alternative à presque 0, permet justement enfin à chacun de faire ce que bon lui semble (individualisme) tout en reversant automatiquement dans le pot commun (collectivisme). Au bout du compte il y a foisonnement, et c’est l’usage qui détermine les forks sélectionnés, pas une instance supérieure qui ne sait pas mieux que les gens ce que les gens veulent (de plus les gens ne savent souvent pas ce qu’ils veulent avant de le rencontrer, donc foisonnement ça me va)
    C’est exactement dans ce sens que je me moquais des *menaces* de fermeture de compte de Fred Bezies: pour moi ça n’est *pas* une menace, c’est une possibilité parmi d’autres, elle n’est même pas particulièrement dramatique mais plutôt « technique ».
    Et c’est le coeur de D* pour moi: décentralisation, fédération, chacun fait ce qui veut et ça peut potentiellement bénéficier à tous.

    Bon TL;DR, j’écris comme ça vient..

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    1. Justement…Tu n’as pas toujours la main sur tous les commentaires de ton post et c’est un problème.

      Pour le reste,ça me va. Et je continue à parler avec des individus qui ont des avis opposés aux miens, tant que « le mec bourré du pmu vient pas squatter la table et toucher les seins de mes amies. ». Donc hier c’était la petite Baston du pmu pour recadrer un peu les choses. 😉

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  4. ha tiens, dans quels cas tu peux pas supprimer un commentaires sur un de tes posts ?

    Exact c’était la baston! Bon j’ai un peu peur qu’elle ne fasse qu’approfondir durablement le malaise et l’incompréhension au lieu de défouler les tensions, mais comme dit on a de toute façon pas forcément le même ressenti,la même approche, ni le même objectif. Ton premier post fait maintenant partie de l’historique de la guéguerre je pense, on la ressortira à l’envi dans le genre vendetta corse « son arrière grand père a volé l’âne de mon grand oncle »

    Sur le touchage de seins, j’allais venir à ce genre de métaphores justement: il y a des limites, assurément. PAr contre, mais c’est un autre loooong débat, je suis particulièrement mal à l’aise rapport au parallèle grandissant entre « agression physique », matérielle, tangible, et « agression verbale ». D’une part je me demande bien comment on peut définir ça sans tomber dans le « chacun ses petites sensibilités, on les met en commun, et hop on peut plus rien faire », d’autre part parceque ça reste du virtuel et que je tiens à faire la différence avec le concret, c’est important car le concret reste LA boussole pour pas perdre le nord, et le viruel reste LA soupape pour éviter des choses plus graves et plus concrètes.

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    1. il semble en fait qu’il y ait un bug, dès que tu postes en version mobile. Ca ne permet plus l’apparition de la poubelle sur les commentaires. Avec ça de corriger, on éviterait déjà pas mal de désagréments.

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    1. Disons que je suis le seul con à parler de ça… Dans un marché où 50 à 75% de la navigation se fait sur mobile.

      Et mon exemple était mal trouvé. J’aurais du dire le mec bourré qui vient insulter tous les convives.

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      1. Bah t’en fais pas d’être le seul, tu fais un bug report et tu te fais ta petite campagne de promotion du bug? ça devrait bouger un peu je pense

        ha oui bien vu, ça doit être un bon cas limite pour prolonger la métaphore. Là clairement le mec bourré se fait virer (sauf s’il est pote avec le patron?) et bien fait pour sa gueule. Bon je ne sais pas si tu t’es déjà fait insulter sur D*, pasque maintenant le problème c’est que c’est toi qui est devenu l’insulteur. « J’emmerde » ça me choque pas plus que ça, mais je pense que c’est perçu comme ça.
        C’est terrible, en fait on parle des « trouble fête », et cette expression dans le contexte a des tas de significations dans tous les sens. Bon tu sais quoi je vais arrêter là parceque je sens que je vais commencer à méchamment délirer. (qui a demandé « pourquoi *commencer* ? »)
        Tchüss!

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      2. Au vue de la réaction d’un dev, j’en doute. Donc je vais voir ailleurs avec des devs qui vivent dans le monde réel….ça me fera des vacances. J’ai besoin de calme.

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  5. voui c’est virulent.. comme quoi le sujet est explosif. Ben je pense que c’est ça le truc: faut trouver le bon dev pour le sujet en question (ou s’y coller, moi j’en rêve mais je fous rien comme un bon procrastinateur)

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