Blog : A la poursuite du temps

J’ai donc fini de revoir la présentation du blog, avec un retour de la couleur, dont j’avais parlé la semaine dernière. Et en relisant un peu tout ça, je me suis aussi lancé dans une simplification des menus qui n’est pas finie.

D’abord, je garde les portfolios pour les projets en cours, comme le journal d’un râleur par exemple. Les Instants poétiques sont maintenant convertis en PDF pour les versions abouties, soient donc une petite dizaine de pages pour chaque volume (1, 2 et 3 ). Par la même occasion, j’ai réuni tout ça dans le même endroit que le premier roman paru en epub…. ça fait plus propre.

Et puis malgré un article un peu sérieux demain, je me suis dit que j’allais aussi faire moins dans l’automobile pour l’avenir. Déjà parce que, peu à peu, la passion a tendance à me quitter sur ce point, dans un marché d’un ennui profond et aux aspects techniques très complexes à décrire ici. J’aurais quand même l’occasion de faire de la vulgarisation sur certains points dans l’avenir. Je préfère m’attacher aux autres sujets, déjà bien nombreux et c’est fou comme je retrouve du temps pour lire un tas de choses ces temps-ci. Et puis surtout, j’attends la livraison de mon téléporteur, comme c’était prévu dans les récits de SF…

Du temps aussi pour tester….Et suite à mon petit billet sur le panda roux, j’ai eu évidemment des personnes qui m’ont parlé de deux nouveaux navigateurs : Vivaldi et Brave. J’ai pu m’exprimer dans les commentaires mais je trouve que ça mérite un peu plus. Les deux sont basés sur le moteur de rendu Blink que Google développe et qui est utilisé de plus en plus (Opera utilise le même). Vivaldi est fait par d’anciens d’Opera et je n’ai pas été emballé sur ma vieille machine par ce look material design, et surtout je l’ai trouvé plus lent qu’Opera ou que Firefox. Pas sûr que ce ne soit qu’un problème de 32/64 bits. La consommation mémoire était similaire et aucune innovation ne m’a sauté aux yeux pour me convaincre. Brave, j’avais brièvement testé il y a quelques mois et c’est philosophiquement que j’ai un problème. En effet, il propose de bloquer la pub nativement mais de se financer en … mettant d’autres pubs, peut-être plus raisonnables, mais quand même. Bref, on va retomber dans l’écueil d’AdBlock Plus ce qui ne présente pas d’intérêt (clin d’oeil à Alias qui s’interroge sur l’arrivée de la pub dans le jetpack de wordpress). Donc pour l’instant, je reviens à mon couple Firefox/Opera dans mon quotidien, espérant une refonte plus profonde de Firefox que ce rustinage pour courir vainement après Blink/chrome.

J’espère avoir le temps de monter une machine en AntiX un de ces quatres, histoire de voir ce que deviens cette dérivée de Debian plutôt bien fichue. Pourtant je me vois mal écrire de longs articles très techniques à destination d’une petite frange de passionnés, de me cantoner au monde du logiciel libre ou d’autres trucs. J’ai du mal à rester dans autre chose qu’un blog généraliste, parlant un peu de tout, selon mes goûts. Il y a des périodes, des changements et je replonge dans d’anciens mangas, des livres, ou bien des séries que j’ai un peu ratées. Je pourrais sauter sur tout ce qui est nouveau, à la mode, mais je n’en vois pas l’intérêt. Je vais aussi reprendre quelques chroniques musicales après avoir terminé cela dans feu Histozic. Ce sera très différent, si j’y arrive, parce que je suis différent d’avant, comme tout le monde : Nous changeons, nos amis changent, le monde autour de nous change…. Je m’en aperçois parfois en revenant dans mes premiers articles (je rajoute tous les articles musique en ce moment), mais aussi ceux de mes collègues blogueurs. C’est parfois étonnant de voir la progression…. ou la régression. Je pensais par exemple écrire des choses plus longues auparavant mais il n’en est rien. Comme je me fiche des modes, des réseaux sociaux, des orientations des statistiques, je laisse faire l’inspiration.  Et en parlant de cela, elle a du mal à trouver une fin à la nouvelle que j’ai entamée. Promis, elle paraîtra en Février ici même. Bref, nous devrions nous relire plus souvent après des années.

Comme quelqu’un qui se reconnaîtra, j’ai fait un gros tri dans mes flux RSS. C’est un peu comme le ménage de printemps… Et en bilan, quand il y a 20 fluxs en plus de deux d’informations généralistes, c’est le bout du monde. Ca fait bien loin des collections d’amis et de followers que l’on a de nos jours, non ? Et surtout, avec les outils que je décrivais en fin de semaine, j’ai moins de mise à jour automatique des fluxs et pourtant ça ne me dérange pas. Une réplication par jour suffit bien largement. C’est un peu comme lorsque je lisais un article de Genma sur les coupures d’électricité en autohébergement. Je ne sais plus qui répondait qu’il y avait plus grave que de ne plus avoir son site en ligne un ou deux jours. Les indispensables, il y en a plein le cimetière, comme on dit…. alors les sites indispensables, c’est pire. L’essentiel est bien ailleurs, évidemment et pourtant on peste dès qu’un site ne s’affiche plus, dès que l’on perd le réseau, habitués que nous sommes à tout avoir immédiatement. C’est devenu une drogue dont je me désintoxique très facilement. Mais surtout, le ménage s’est un peu fait tout seul, comme le rappelle Agnès. Oui, certains blogs ont fermé, d’autres préfèrent exister à travers un réseau social, … et puis il y a les disparus.

Le temps passe et on vit, on meurt, en bien réel. Il y a 15 ans, je connaissais une  telle disparition, j’hébergeais une sauvegarde du site de cette personne, comme une trace de son passage, de sa générosité. Le temps a passé et cela fait quelques années que j’ai fait disparaître définitivement cela. La trace, pourtant, reste dans ma mémoire bien réelle, pas celle en 0 ou 1. J’en connais qui ont lancé le concept de « cimetière virtuel », même pour leurs animaux de compagnie, mais le plus important est bien ailleurs que cela. Il est de faire vivre aussi les idées de nos disparus quand ils n’ont pu aller aux termes de leurs rêves, il est de continuer leurs partages. J’ai jugé un jour que c’était atteint, pour lui, … Je pense aussi que d’autres y pensent encore, ou je l’espère.  Je pourrais parler longtemps encore de cette mémoire du web qui disparaît au profit aussi de l’éphémère, du récent, comme s’il fallait forcément tout réinventer. Ca serait long, trop long. J’en reviens juste au début de l’article, à ces poèmes ressurgis du passé qui ont connu plusieurs formes, lieux avant d’échouer dans un fichier aujourd’hui, ou un petit fascicule demain peut-être, qui sait. Ils n’étaient pourtant que la mémoire d’un bref instant de vie.

Voilà, c’était un aparté dans le flux normal des billets qui alternent un peu de tout.

5 réflexions sur « Blog : A la poursuite du temps »

  1. L’avis de Cyrille est toujours le même.
    Pour ton blog, je trouve que couper l’écran en 2 avec d’un cpité une ÉNORME image et de l’autre le texte fait perdre de la lisibilité et du confort…

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