Blog : Du sexisme (trop) ordinaire !

Je cherchais une thématique pour mon billet de blog devenu hebodmadaire ces temps-ci et c’est le sexisme qui est ressorti…

Ce n’est pourtant pas ressorti dans l’actualité. Ok, il y a bien le sympathique « Raid Dingue » de Dany Boon (dont je ne ferais pas la critique même s’il est plutôt regardable) qui aborde un peu ce sujet. On peut aussi remarquer que la politique française réserve peu de place aux femmes, ou à la cause des femmes… Il n’y a qu’à regarder les candidat(e)s, les équipes de campagnes ou les commentateurs de la présidentielle francaise. On retrouve aussi ce sexisme paradoxalement dans l’affaire Theo, qui participe aussi de cette même « culture de viol » quand on entend le terme « viol involontaire » de la part de l’IGPN.  Mais c’est aussi dans le milieu dans lequel je travaille, l’automobile, qui est un milieu très macho, où les clichés ont la vie très très dure. Et puis aussi le milieu « geek » ou de l’informatique en général.

Je travaille dans un milieu très masculin, c’est vrai. Le ratio homme femme doit-être quasiment de 20 ou 25/1, c’est dire. Et quand on regarde en plus la répartitions des postes, les 3/4 sont dans de l’administratif, la communication, le commercial et la hiérarchie est quasi exclusivement masculine. Il faut sortir du coté pûrement technique en fait pour trouver des femmes à des postes de responsabilité. On parle souvent du plafond de verre pour illustrer cela….Et bien, il est vraiment très bas dans les métiers qui touchent aux moteurs thermiques ou électriques. Reconnaissons juste une évolution depuis 5 ans. Je pourrais faire un florilège de tous ces petits mots qu’on entend. Mais c’est surtout qu’ on se moque des femmes trop « masculines » tout en étant insultant avec les « trop féminines », laissant toujours planer des doutes sur leurs mérites, ou bien les sifflant, quand elles n’ont pas de responsabilité hiérarchique. Et je vous laisse imaginer ce qui se dit lorsqu’il y a  promotion. Et comme toujours, lorsque quelqu’un parle d’une collègue femme, c’est très souvent pour parler du physique ou de sa tenue vestimentaire.

C’est un véritable gâchis pour des personnes compétentes qui ne sont pas à des postes en phase avec leurs connaissances, leurs capacités, voir avec des hiérarchiques qui les brident, et sont souvent eux de véritables incompétents. Cela n’est hélas pas valable que dans ce milieu mais plus généralement. Nous sommes dans une Société misogyne, dans la pub, la politique, … Et jusque dans les transports cf yatuu.fr. Il n’y a qu’à voir le nombre de clichés véhiculés dans les publicités, l’utilisation du corps féminin pour tout et n’importe quoi.  Même si on voit des hommes pour des produits culinaires, il y a toujours cet accumulation de clichés sexistes , cette comparaison par rapport à la femme. Oui, la pub n’est plus celle des années 50-60 mais tout de même, ça reste un miroir de notre société. Le marketing en est même à différencier les produits selon le genre, pour vendre plus cher la version femme. Noël est passé et on sait qu’il y a toujours des gammes de jouets garçons et filles avec des couleurs de plus en plus criardes pour les différencier. Et même jusque dans les jeux vidéos…

Car dans le milieu dit « geek », c’est une catastrophe. On catalogue encore la femme/fille pour des jeux « de filles », comme par exemple le jeu de poupée moderne que sont les Sims. Mais pourtant il y a heureusement des équipes dans les FPS qui rivalisent à égalité avec les garçons. En France, on a Kayane qui rivalise internationalement avec des garçons dans les jeux de combat et ça depuis des années… Dans un trop grand anonymat. Fort heureusement, on ne crée pas partout une compétition féminine à part, car cela n’a pas de sens. Oui, Madame peut aimer fragger, développer les compétences d’une équipe d’ores dans un monde heroic Fantasy, explorer l’espace et combattre des klingons… Mais les clichés persistent toujours dans les forums de jeux vidéo. Et dans le développement ou les services informatiques , on entend régulièrement parler de problèmes de sexisme. On le voit par exemple dans les premiers épisodes de la série Mr Robot mais dans la réalité, ça donne ça. On pouvait se dire que dans une profession récente ce serait mieux, mais non, c’est presque pire. Je pourrais parler aussi des forums musicaux consacrés au Hard-rock ou metal où l’on rencontre aussi ce genre de comportement. Si une femme affiche des connaissances supérieures à la moyenne, et qu’elle ne fait pas la ravissante idiote, elle n’intéresse pas ces messieurs.

J’aurais pu me dire que c’était franco-français mais nous autres, les si parfaits gaulois, préfèront parler du sexisme dans des communautés ou à l’étranger plutôt que de regarder la situation générale. On monte bien sûr en épingle les glorieuses exceptions, les femmes chefs d’entreprise, présidentes, mais combien subissent en dessous, parce que pas nées sous la bonne étoile, dans la bonne caste ou que personne n’a osé leur donner leur chance, ce qui tient parfois à quelques aménagements. Quand on entend même des discours de quelques femmes politiques de droite sur des sujets ayant trait à la cause féminine, de l’IVG au salaire, à la politique familiale en passant par les agressions, on tombe souvent des nues en entendant des paroles d’un autre age…jusqu’à gauche parfois. Et comme le sexisme n’est qu’un cousin du spécisme, du racisme on ne s’étonnera pas du reste.

Bon, j’ai passé pas mal d’autres domaines, comme le sport, les milieux de l’art…et les choses ne changeront pas par une énième loi « égalité » mais aussi et surtout par éducation et prise de conscience individuelle. Ce sujet ne fera pas la une de la présidentielle française, bien sûr, pas plus qu’ailleurs. On peut débattre du principe d’égalité, du fait que le genre amène des spécificités ou non, des injustices, …. Mais j’ai l’impression qu’on préfère jeter un voile sur tout cela, d’éviter de faire des vagues comme si tout allait se régler par un coup de baguette magique. On a vu pas mal d’initiatives fleurir à travers Internet, les réseaux sociaux, et s’éteindre peu à peu. Comme s’il fallait régulièrement faire des rappels d’évidence.

A me relire, cet article me paraît un peu vain, c’est vrai, n’apportant pas de solutions, ne faisant qu’un panorama de quelques situations, une peinture un brin catastrophiste…mais non en fait. Les commentaires n’ajouteront peut-être rien de plus non plus. Il faut savoir chacun élever la voix et dénoncer individuellement, pas à pas, toutes ces petites choses qui font une société sexiste, sinon demain on risque de se réveiller comme si nous étions un siècle ou deux plus tôt. Ca fait un peu incantatoire je sais… Mais si au moins on essayait.

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7 réflexions sur « Blog : Du sexisme (trop) ordinaire ! »

  1. A chacun d’essayer d’apporter sa pierre à l’édifice.
    Je m’essaye à l’écriture non genrée.
    Je revendique des toilettes mixtes à cabine.
    Oui, c’est tout petit.
    Et en tant que père d’une fille de 5 mois, je sens que je vais rire jaune très souvent : ma femme essaye d’acheter une nouvelle paire de chaussures pour elle, elle ne trouve que… du rose. A 5 mois 😦

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  2. Merci pour cette sensibilisation et mise en avant d’une problématique qui m’est chère et contre laquelle je lutte régulièrement en milieu associatif. Toute communication sur le sujet est importante et le fait que tu sois un homme permet de montrer que cette problématique nous concerne tou.te.s

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  3. Quelques réflexions par rapport à ce qui est écrit dans cet article (soit pour discuter quelques présupposés, soit pour proposer des pistes pour aller plus loin):

    * Tout d’abord, je m’interroge sur cette phrase « le sexisme n’est pourtant pas ressorti dans l’actualité ». Si on entend « actualité » par informations relayées par les médias « mainstream », il n’est pas étonnant que cela ne ressorte pas plus souvent, étant donné qu’il s’agit d’espaces qui relaient et forment les inégalités de pouvoir (dont le sexisme) qui traversent la société. Mais le sexisme et les autres formes de discriminations, c’est tous les jours pour plein de gens. Donc c’est toujours un sujet d’actualité, dans ce sens. Pour une agression (par
    exemple) qui fait la une parce qu’elle est « spectaculaire », parce que c’est la goutte de trop, parce que des gens ont réussi à trouver des relais de com’, ce sont des centaines passées sous silence. Y compris toutes les micro-agressions quotidiennes qu’on ne relève même plus.

    Par exemple en ce qui concerne l’affaire Theo : les agressions sexuelles sur les racisés pendant des contrôles policiers ne sont pas nouvelles. Cela fait des années que les concerné-e-s en parlent. On peut se demander pourquoi cela n’a pas intéressé les grands médias avant, pourquoi cela n’est pas ressorti dans l’actualité plus tôt.

    Il n’y a par ailleurs rien de « paradoxal » à ce que le sexisme se retrouve mêlé à ce sujet. Il s’agit de viols sur des personnes racisées, d’une arme utilisée par (ici) des hommes blancs pour humilier, rabaisser qui est considéré-e comme « inférieur-e ».

    Sur le sujet:
    https://bouamamas.wordpress.com/2017/02/21/quartiers-populaires-et-institution-policiere-une-humiliation-raciste-et-sexiste-atmospherique/

    Et également : [attention, descriptions explicites d’agressions sexuelles]
    http://www.bastamag.net/Les-violences-et-sevices-sexuels-perpetres-par-des-policiers-en-France-une

    * « On pouvait se dire que dans une profession récente ce serait mieux, mais non, c’est presque pire. »

    L’informatique n’est pas une profession si récente que ça, elle a bien 70 ans au minimum… Et à vrai dire, à ses débuts, il y avait bien plus de femmes informaticiennes qu’aujourd’hui et les stéréotypes genrés associés à la profession étaient sensiblement différents. Le shift est apparu au milieu des années 1980.

    Sur le sujet :
    http://www.lecinemaestpolitique.fr/geeks-a-lecran-i-les-codes-stereotypes-de-linformatique/

    *  » Je pourrais parler aussi des forums musicaux consacrés au Hard-rock ou metal où l’on rencontre aussi ce genre de comportement. »

    Le monde du métal s’appuie sur des codes alliés au pouvoir et à la puissance. Dans notre société patriarcale occidental, être puissant c’est être viril et blanc. Et réciproquement, les personnes autorisées à rechercher et à arborer les insignes du pouvoir, ce sont les hommes blancs. Comme ça la boucle est bouclée, et les femmes ne sont là que pour être bonnes et être baisées.

    Pour référence (an anglais):
    http://www.deathmetal.org/news/heaviness-the-epic-and-masculinity/
    Il y a cette thèse très intéressante sur la représentation et les expériences des femmes fans de hard rock et de métal :
    http://etheses.whiterose.ac.uk/4744/1/Hill_RL_Women_Hard_Rock_Metal_Fans_Imaginary_Community.pdf

    Le documentaire « Metal: a headbanger journey » contient quelques passages intéressant qui illustrent bien les codes de la masculinité en jeu, en particulier dans les années 70 et 80.

    Et quand je pense à toute la clique heavy metal, l’imaginaire de Manowar en tête, ça me fait penser aux représentations hyper-viriles du cinéma d’action actuel : http://www.lecinemaestpolitique.fr/gloire-aux-costauds/

    * Une question par rapport à « Et comme le sexisme n’est qu’un cousin du spécisme, du racisme on ne s’étonnera pas du reste. »: par rapport au reste de l’argumentation, je n’ai pas compris ce que le spécisme venait faire dans l’histoire ?

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    1. Bonjour,
      Je vais essayer de répondre point par point à ce long commentaire.

      Je prends « Actualité » dans le sens « information récente discutée par les médias »… donc effectivement ce que vous qualifiez de mainstream. Donc ce n’est pas nier l’existence des viols et agressions sexuelles de ce que vous appelez « racisé » (terme que je n’emploierai pas pour ne pas conforter cette image). Ce n’est hélas pas nouveau mais comment pousser une victime à porter plainte aux autorités quand elle se sent victime de ces autorités (j’insiste par contre sur « autorité » puisque l’on joue sur les mots). Et si je note un paradoxe, c’est que beaucoup ne relieront pas l’agression sexuelle envers une femme et une agression à caractère raciste. C’est donc bien un faux paradoxe qui arrange bien, nous sommes d’accord.

      Si l’informatique est ancien pour vous, je mets cela en rapport avec des industries sur l’échelle humaine et surtout dans la démocratisation de cette activité qui date effectivement des années 80. S’il y avait bien des femmes, il s’agissait déjà d’activités subalternes pour la plupart qui ont disparues avec les progrès techniques. Les postes à responsabilité étaient déjà trustés par les hommes, qui en plus ont minimisé la place des sommités féminines dans ce domaine (on en reparle enfin ces dernières années), pour mieux parler d’exploits d’homme (Joan Clarke par exemple pour parler de Turing). Bref, rien ne change.

      Pour le metal, c’est sur que si on résume cela à Manowar, on n’est pas sorti…A l’origine, nous sommes pourtant loin de cette imagerie mais il faudrait revenir plus tôt, dans les origines du rock où déjà la femme était peu présente, ou même au blues. L’industrie musicale va véhiculer bien des clichés sur la femme (la groupie n’étant qu’un avatar de tout cela), si on observe bien les origines. Ce n’est que plus tard que l’on va voir des groupes féminins véritablement rock, ou des figures contestataires. Mais on a aussi des clichés facile, écrits au second degré mais pris trop souvent au premier par les plus obtus des fans. Je conseille aussi de revoir « decline of western civilization » de penelope spheeris, dont on pourrait discuter aussi de ce qu’elle montre dans Wayne’s world

      J’ai donc du mal à comprendre que vous ne voyez pas le parallèle entre specisme, et le reste vu que vous avez rapproché plus tot le sexisme et le racisme en parlant justement de la superiorité.

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      1. > “Donc ce n’est pas nier l’existence des viols et agressions sexuelles de ce que vous appelez « racisé » (terme que je n’emploierai pas pour ne pas conforter cette image).”

        Je ne comprend pas, quelle image est induite par le terme “racisé” de votre point de vue ?

        > “Ce n’est hélas pas nouveau mais comment pousser une victime à porter plainte aux autorités quand elle se sent victime de ces autorités (j’insiste par contre sur « autorité » puisque l’on joue sur les mots). Et si je note un paradoxe, c’est que beaucoup ne relieront pas l’agression sexuelle envers une femme et une agression à caractère raciste. C’est donc bien un faux paradoxe qui arrange bien, nous sommes d’accord.”

        Hum, ok, je vois. Au passage,une agression sexuelle envers une femme peut être à caractère raciste aussi, juste histoire de préciser pour qu’on ne mette pas de côté une fois de plus les femmes racisées 😉

        > “Si l’informatique est ancien pour vous, je mets cela en rapport avec des industries sur l’échelle humaine et surtout dans la démocratisation de cette activité qui date effectivement des années 80. S’il y avait bien des femmes, il s’agissait déjà d’activités subalternes pour la plupart qui ont disparues avec les progrès techniques. Les postes à responsabilité étaient déjà trustés par les hommes, qui en plus ont minimisé la place des sommités féminines dans ce domaine (on en reparle enfin ces dernières années), pour mieux parler d’exploits d’homme (Joan Clarke par exemple pour parler de Turing). Bref, rien ne change.”

        Eh bien oui et non. Tout d’abord, si vous enlevez 40 ans à l’histoire de l’informatique en partant de 1980, vous mettez de côté des pionnières de l’informatique dont il est important de ne pas invisibiliser leurs réalisations en les mettant dans le lot de “personnes réalisant des activités subalternes” : par exemple, les mathématiciennes Marlyn Meltzer, Betty Holberton, Kathleen Antonelli, Ruth Teitelbaum, Jean Bartik, and Frances Spence qui créèrent des programmes pour l’ENIAC, Grace Hopper qui a écrit le premier compilateur ; Adele Goldberg qui a contribué à la création du Smalltalk, etc. Une chronologie est dispo ici : https://en.wikipedia.org/wiki/Women_in_computing

        Oui, une certaine hiérarchisation était déjà présente, tout simplement parce qu’il n’était pas attendu d’une femme qu’elle fasse carrière. Donc pas d’avancement dans la hiérarchie et dans les responsabilités… Mais la disparition de certaines activités (comme la perforation des cartes, effectuée pour beaucoup par des femmes) n’explique pas que les femmes aient quitté la profession. Ces activités ont évolué, mais ces femmes auraient pu faire évoluer leur compétence et apprendre à nouveau, car une autre caractéristique du milieu est d’être en manque de main d’oeuvre… Ce qui a changé, c’est la vision du métier de programmation, de son importance, et de son image. Mon commentaire initial visait bien à mettre l’accent sur ce changement d’état d’esprit et de pratiques qui explique pourquoi le nombre de femmes dans l’informatique a diminué de moitié en 20 ans. Donc, non, on ne peut pas vraiment dire que structurellement “rien ne change” puisque cela a empiré avec les années en informatique…

        > “Pour le metal, c’est sur que si on résume cela à Manowar, on n’est pas sorti…A l’origine, nous sommes pourtant loin de cette imagerie mais il faudrait revenir plus tôt, dans les origines du rock où déjà la femme était peu présente, ou même au blues.”

        Oh, eh bien, justement, il y avait un certain nombre de chanteuses de blues, et les chanteuses noires ont été parmi les premiers artistes noirs et artistes de blues à être enregistré par exemple !

        (une remarque au passage: évitez de parler de “la femme” au singulier, c’est essentialisant !)

        > “L’industrie musicale va véhiculer bien des clichés sur la femme (la groupie n’étant qu’un avatar de tout cela), si on observe bien les origines. Ce n’est que plus tard que l’on va voir des groupes féminins véritablement rock, ou des figures contestataires.”

        Je pense que c’est une vision et une interprétation des choses qui manque de nuance et n’est pas en phase avec la réalité. Pour ne parler que des images des groupies, justement à la base ce sont des femmes qui assument leur désir publiquement, on est loin des codes culturels conservateurs de l’époque par exemple. Ensuite, la manière de vivre en tant que fan d’artistes est différente selon les femmes, et en décalage avec le stéréotype et l’image qui en est véhiculée.

        Enfin, à nouveau, il y a une vraie problématique par rapport à la visibilité : “ce n’est que plus tard que l’on va voir…”. Oui et non : ce serait plutôt, ce n’est que plus tard que ces groupes, que ces femmes, que ces contestations vont (re)devenir *visibles*, ce qui n’impliquent pas qu’elles n’existaient pas déjà avant…

        > “J’ai donc du mal à comprendre que vous ne voyez pas le parallèle entre specisme, et le reste vu que vous avez rapproché plus tot le sexisme et le racisme en parlant justement de la superiorité.”

        Oui, ce sont tout trois des rapports de domination, dont on peut analyser les articulations et dresser des parallèles, mais avec attention (certaines conceptions de l’antispécisme sont connues pour ne pas être glorieuses côté sexisme et racisme). C’est pourquoi je demandais pourquoi vous citiez le cas du spécisme dans ce passage qui n’y a pas trait, de ce que je comprend : “Et comme le sexisme n’est qu’un cousin du spécisme, du racisme on ne s’étonnera pas du reste.”
        En fait, quel est “ce reste” dont vous parlez ? C’est un détail, mais c’est pour essayer de comprendre plus précisément ce que vous écrivez.

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      2. Il ne faudrait pas oublier de contextualiser l’histoire non plus mais nous sommes tout à fait d’accord.
        Alors oui, on ne peut pas négliger Mamie Smith, mais techniquement, elle ne fut pas la première sur ce créneau. Mais le blues est sans doute un mauvais exemple pour la connotation « racisée », que n’aura pas son dérivé Rock’n roll….
        Quant à la notion de visible ou d’existant, elle est très importante justement et crée justement ces problèmes de « culture du … »
        Je pense surtout qu’on a assez intellectualisé l’article qui ne visait pas non plus à être une thèse. Mais merci des précisions

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