Souvenir de Gamer : Lemmings, vers et autres bestioles (1991 à nos jours)

C’est en jouant à un nouveau titre sur Android (voir en fin de chronique), que je me suis remémoré plein de jeux où l’on dirige des êtres et animaux improbables

La liste pourrait-être plus longue que ce qu’elle va être ici. J’ai choisi les plus importants à mes yeux. Je commence donc par Lemmings, un jeu sorti en 1991 par DMA Design / Psygnosis et que j’ai connu d’abord sur Amiga. Le principe était de diriger des dizaines de petits êtres (les lemmings) dans des labyrinthes peuplés de pièges. Certains des lemmings ont des spécialités pour aider les autres qui se contentent de marcher dans une direction ou une autre. Par exemple, ils peuvent creuser, construire des échelles, etc…

Ce jeu de casse tête était addictif au possible et on avait hâte d’entendre le « ho ho » de ces petits êtres arrivés à bon port. La musique participait aussi à l’ambiance réussie du jeu. Pour la petite histoire, l’un des créateurs du jeu, David Jones, sera aussi à l’origine d’une autre série : Gran Theft Auto. Mais Lemmings demande aussi de la précision et jouer en tactile aujourd’hui n’aurait rien d’évident. Il existe pourtant un Wolrd of Lemmings sur Android qui n’est qu’un portage baclé.

Un peu plus tard, en 1994, sort Worms, un jeu qui nous propose de diriger des vers de terre. Team17 a exploité la licence jusqu’à la corde mais c’est bien le premier jeu qui est le meilleur. Cette fois, les vers sont belliqueux et doivent détruire les autres vers ennemis en utilisant des spécialités, au choix du joueur. Ils peuvent tirer simplement, se transporter à un autre endroit, utiliser un mortier, un missile… Si Lemmings était basé sur la réflexion, Worms accentue l’aspect tactique, surtout quand on y joue face à un humain. Là encore, il sort sur Amiga mais j’y jouerai plus en 1995 sur PC. Je vous passe les épisodes 2, open warfare sur console, et l’horrible adaptation 3D qui perdait de vue la jouabilité pour céder à la mode. Là aussi, il y a eu une adaptation sur Mobile mais par l’éditeur, cette fois. C’est plus adapté à une tablette et les tableaux sont moins étendus en largeur que par le passé.

Je saute quelques années pour passer à un jeu devenu culte sur le Gamecube de Nintendo : Pikmin. Le jeu arrive avec la console en 2001-2002, auréolé du nom de son créateur, Shigeru Miyamoto. Le concept est plutôt dur à décrire : « Le joueur dirige le capitaine Olimar dans sa recherche des pièces de son vaisseau. Olimar s’aide pour cela des Pikmin, créatures qui lui obéissent et qui ont diverses capacités qui dépendent de leur couleur. Ils l’assistent pour parvenir jusqu’à la pièce du vaisseau et pour la ramener à bon port. » Ce sont donc des pikmin de différentes couleurs que le joueur va devoir diriger dans un univers en 3D. Vendu quand même à 10 millions d’exemplaires, le jeu connaîtra une suite en 2004 sur la même machine mais fera l’impasse de la Wii pour aller sur WiiU 10 ans plus tard. J’avais moins accroché que les deux précédents, sans doute parce que le jeu était moins immédiat. Je le voyais plus comme une sorte de Godgame mêlé à un jeu de stratégie en temps réel (invasion d’ennemis). Il est pourtant très riche et se joue très bien si on possède encore son petit cube violet.

A ce moment, j’aurais aussi pu parlé des Lapins Crétins de Michel Ancel, bien moins intelligents que les Pikmin. Mais je trouve que le concept des mini jeux s’éloigne de mon sujet. Je préfère faire un petit parallèle avec le célèbre Angry Birds, qui lui est né sur mobile. Dès que j’ai vu ce jeu, j’ai pensé à Worms. C’est en effet un très habile clone puisqu’il s’agit d’une guerre entre deux factions. Mais Rovio avait eu la bonne idée de mettre un peu de « Puzzle Bobble » dedans, à savoir l’envoi d’un oiseau (à la place d’une boule) pour détruire un décor.

Et là, dernièrement je tombe sur Kotori, chicks’n cats. Là, pas de doute, c’est bien un lemmings like car on dirige des poulets stupides dans des labyrinthes pleins de danger jusqu’à leur faire trouver la sortie. Mais cette fois, ils n’ont aucune spécialité. Le joueur a le pouvoir de rajouter des éléments de décor. On comprend bien vite qu’il faut concentrer ses poulets dans certains endroits et procéder ainsi par étape. Il s’agit donc d’un pur jeu de réflexion, avec l’angoisse du chronomètre dans sa difficulté la plus élevée. Le jeu est sorti pour PC comme pour mobile, d’ailleurs et on retrouve tout à fait l’esprit de lemmings. Surprise, le développeur de la version Android est GlutSoft, situé à Bourg la Reine. Comme d’habitude, il y a des niveaux gratuits puis des niveaux à débloquer et des niveaux payants.

Voilà donc un panel de jeux totalement intemporels qui se réinventent au fil des plateformes. Comme quoi, le retrogaming n’est pas jouer dans le passé, mais aussi repenser l’avenir.

 

 

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