BD : Erased de Kei Sanbe

J’avais été intrigué, il y a quelques semaines, par la présentation de la BD de la semaine de France info : Erased,le thriller qui lève le voile sur la part sombre de l’enfance.

Un coup d’oeil au premier tome (sur 8 dans l’édition française de Ki-Oon) et je me lance…

A 28 ans, Satoru Fujinuma est un jeune homme solitaire et morose. Aspirant mangaka, il est contraint de gagner sa vie en livrant des pizzas. Mais cet homme réservé, d’apparence ordinaire, possède un étonnant pouvoir. Lorsqu’un événement grave doit se produire, Satoru revit en boucle les quelques minutes qui précèdent l’accident

Jusque là, le sujet ne m’aurait pas attiré. Mais il y a ce petit truc en plus qui tient en haleine. Satoru a vécu un traumatisme dans son enfance : Le fait que des enfants de son entourage aient disparu et aient été tués. Et là, à la fin du premier tome, on est embarqué dans l’histoire. Le découpage reste pourtant classique, tout comme le dessin, un brin caricatural avec les personnages féminins. Mais ce thriller, cette poursuite du meurtrier en même temps que l’introspection du héros donnent une série qui ne s’essouffle pas. 8 tomes, c’est très bien en général, d’ailleurs. Le titre original était « Boku dake ga Inai Machi », ce qu’on pourrait traduire par « Je ne peux pas attendre » si j’en crois les traducteurs. Je n’ai pas pu attendre pour savoir la suite et la fin et parcourir au plus vite tous les exemplaires. Ce manga a déjà eu droit à son adaptation en animé.

Ce qui touche finalement, ce n’est pas une histoire de tueur en série. C’est justement le questionnement du héros dans sa relation avec sa mère, puis avec les autres. Le récit est assez habile pour introduire des personnages qui questionnent le héros sur ses actes, mais aussi renvoient la vision que les autres ont de lui et de son entourage. La description du système scolaire japonais reste secondaire, finalement et n’espérez pas découvrir une ville ou un mode de vie. Ce n’est pas le propos de l’auteur. Les flashbacks et « rerolls » ne créent pas de ralentissement ou d’ennui chez le lecteur. La fin du récit s’enrichit de la vision du tueur, dont je me doutais assez tôt de l’identité. L’auteur oublie de nous mettre sur une fausse piste, comme c’est souvent le cas dans ce type de récit.

Un bon manga, donc, sans atteindre les chefs d’oeuvre du genre et qui aurait presque tenu en 6 tomes. Malheureusement, l’éditeur japonais nous sert un spin-off maintenant….

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5 réflexions sur « BD : Erased de Kei Sanbe »

  1. Hello,

    Chouette article 🙂 n’ayant pas vu l’anime et ayant envie de le remettre un peu aux mangas « courts », je me laisserais bien tenter.

    A quels « autres chefs d’oeuvre du genre » fais-tu référence?

    Merci 🙂

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