Musique : Kim Wilde (1980 à nos jours)

Plutôt que parler d’un album je vais parler d’une artiste à travers trois périodes d’une carrière qui marqua les années 80. 

Puis-je dire que, comme Laurent Voulzy, je n’ai pas passé mes nuits sans Kim Wilde?  Oh non, tout de même pas. Mais elle n’a que 20 ans quand on la découvre sur son premier album et sur les FM qui viennent d’avoir l’autorisation d’émettre. Avec son album éponyme, son look de Blondie anglaise un peu timide arrive avec une pop new-wave bien sentie. Il faut dire qu’elle est tombée dedans quand elle était petite, elle la fille du rocker Marty Wilde, avec un frère qui sera auteur et producteur. L’entreprise familiale Wilde (ou plutôt Smith) a trouvé le filon avec la petite Kimberley. Ils ont trouvé un style qui mèle un peu de rock anglais à des sons de synthé qui envahiront bientôt les ondes et avec une voix de Kim bien à elle. « Kids in America » est un carton et je l’écoute encore avec plaisir avec cette intro d’une simplicité désarmante. Il n’y avait pas encore trop de clips à la télé française, à l’époque, mais ça viendra. En tout cas on comprend Voulzy…

Mais la fille timide va s’émanciper peu à peu dans les années suivantes avec des albums ponctués de hits aussi imparables que « Cambodia », « View from a bridge », »Love blonde ». Elle passe l’étape supérieure en signant chez MCA. Et là, j’ai un peu zappé ce qu’elle a fait. Il faut dire qu’elle se cherche un peu et que je suis passé à autre chose (Police, Michael Jackson, Queen…). C’est justement dans la tournée monumentale de Michael Jackson (Bad) de 1988 que je la vois revenir sur le devant de la scène. Oh, il y a bien l’album « Another Step » et son hit « You keep me hangin on » qui la remet en selle. Elle écrit ses chansons, utilise un peu plus le reverb avec toujours des synthés et monte toujours aussi bien dans les aigus. Mais en 1988, elle est la star des premières parties du king of pop. « You Came » est matraquée et je ne peux me détacher de ce titre au refrain pourtant facile.

L’album « Close » reste son plus gros carton mais plus dure sera la chute, se dit-on. Je ne l’avais pas acheté, me contentant de ses singles. Mon intérêt allait vers d’autres groupes plus rock, face à  celle qui restait une chanteuse pop. Pourtant en 1992, je craque sur son album « Love is » où l’on retrouve Belinda Carlisle (les Go-go’s) et Stevie Nicks à l’écriture. Elle semble alors plus mature et pourtant c’est un échec qui la condamne à des compilations. Les années 80 auront été son paradis, les années 90 son cauchemar. Elle mettra sa carrière entre parenthèse, préférant le jardinage où elle excelle. Je passerai un peu sous silence les années 2000 et des retours sous forme de remixes ou d’albums très moyens que je n’ai jamais aimés. Le problème est qu’elle reste avec une voix assez juvénile mais ne peut plus maîtriser les aigus comme autrefois. Alors il est difficile d’être après avoir été. Je préfère finalement rester avec ces souvenirs de hits que je réécoute avec plaisir, malgré des sons de synthés qui font datés.

Le choix reste difficile entre ces 4 albums et une bonne compilation maison. J’ai un attachement particulier à cette chanteuse, avec qui, finalement, j’ai franchi le cap de l’adolescence.

  • 1980 : Kim Wilde
  • 1981 : Select
  • 1982 : Catch as Catch can
  • 1984 : Teases and Dares
  • 1986 : Another Step
  • 1988 : Close
  • 1990 : Love moves
  • 1992 : Love is
  • 1995 : Now and forever
  • 2006 : Never say never
  • 2010 : Come out and play
  • 2011 : Snapshots
  • 2013 : Wilde winter songbook
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