BD : Le Roman de Malemort d’Eric Stalner (1999)

Si je parle de cette série de BD (6 tomes ou une intégrale), ce n’est pas, pour une fois, pour la conseiller. C’est plutôt pour des raisons parallèles. A commencer par un sujet : Le Catharisme.

Car cette série d’aventure nous mène en Occitanie pendant le moyen-âge, à une période où l’inquisition fait rage face à ceux que l’on nomme « Hérétiques », et qui sont pourtant des chrétiens. PassionBD résume ainsi l’histoire :

C’est par un beau matin qu’Aanthéa, jeune et jolie fille au caractère bien trempé, trouva par hasard un homme blessé, presque mourant, caché dans les taillis. Elle décide de le ramener chez sa mère qui n’est rien d’autre que la tenancière d’une maison à plaisir pour les chevaliers de passage. L’homme grièvement blessé, y trouve soins et repos. Mais très vite la mère d’Anthéa s’inquiète car ce blessé est sûrement traqué par d’autres chevaliers. Il ne serait donc pas prudent que le séjour de ce nouvel hôte s’éternise. Malheureusement, Anthea s’aperçoit rapidement que les craintes de sa mère n’étaient pas vaines : Peu de temps après l’arrivée du chevalier, la maison est attaquée et prise d’assaut par des soudarts de la pire espèce, à la recherche du mystérieux blessé.

Dans ce premier tome, on n’entrevoit à peine l’histoire, si ce n’est l’inquisition. Mais ce n’est qu’au deuxième tome que cela commence à se préciser et à aborder le sujet des Cathares. Malheureusement, le sujet n’est qu’une trame de fond et on part vite sur un délire qui fut à la mode à l’époque de la sortie de cette BD : Le Vampirisme. Bon, ce curieux mélange des genres fonctionnerait presque si l’auteur n’essayait pas de rallonger la sauce au delà de 3 tomes. Mais cette série a le mérite d’amener le sujet. En ces temps où l’on parle un peu trop de religion, il est bon de se souvenir des périodes sombres de l’histoire et de l’utilisation de la religion pour s’accaparer des pouvoirs. Mais ce n’est pas ce qui m’a décidé à en parler.

C’est plutôt pour la représentation du moyen-age. En gros, on a les beaux chevaliers, les affreuses brutes et les vilains gueux, et puis coté femmes, elles sont toutes belles à forte poitrine et de petite vertue. L’héroïne est du genre belle et rebelle, ressemblant à sa mère qui paraît presque avoir son age. Je ne parle même pas du dessin des visages parfois très maladroit, ce qui est dommage quand on voit la qualité de certains décors. Mais cette caricature du moyen-âge, je l’ai vu tellement de fois. Prenez l’héroïne, sur la couverture, on croirait la petite soeur de Pelisse dans la Quête de l’oiseau du temps de Loisel. Ce n’est pas non plus une héroïne de Bourgeon, l’environnement étant moins travaillé, mais on est quand même dans un certain sexisme de la BD. Arnoulf, le nain, aurait même une allure de vieux pervers alcoolique et pourtant ferait craquer une amie de l’héroïne…Hum. Les héroines sexy, ce n’est évidemment pas nouveau et on a des maître dans le domaine. Mais ici, c’est plus la caricature du monde qui me dérange.

Alors je conseille pas cette série, mais plutôt la lecture d’autres séries d’aventures moyennageuses et de livres sur les cathares. Pourtant, je ne peux pas dire que je me sois ennuyé sur les premiers tomes. C’est plutôt bien construit, mais si un peu tiré par les cheveux d’Anthéa. A hésiter entre les genres, l’auteur se perd un peu mais bon, comme je l’ai emprunté à ma médiathèque, ça me fait un peu moins mal au coeur.

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