Pause Poésie : Douleurs

Elles viennent dans mes bras
jusqu’au bout de mes doigts,
m’entourent de leurs caresses
pour une étreinte vengeresse.
Elles s’insinuent dans ma tête,
m’avalent comme une bête
jusqu’à ce que cet étau
qui me serre au plus tôt
en finisse de ma cervelle
d’une fatale étincelle.
Et maintenant c’est à lui,
ce serpent d’os qui séduit
lorsqu’il ondule chez elle,
mais qui chez moi se fêle.
Du grand édifice dominant
il ne reste que brinqueballant,
jusqu’à cette complexe épaule
devenue en un jour si môle
qu’on l’imagine malhabile
plutôt que lance projectile,
à transpercer les défenses
d’une lointaine enfance.

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