Souvenir de Gamer : Renegade (1986)

C’est le premier Beat them all (jeu de baston) auquel j’ai joué, avant même Double Dragon et Final Fight (forcément 1989…). Des souvenirs impérissables sur ce bon vieil Amstrad mais le temps a passé. (j’ai anticipé cette chronique puisque quelqu’un en parlait ici…)

Pour le savoir, j’ai retesté le jeu sur l’émulateur CPC mais aussi dans la version NES. Mais avant tout, il faut parler du contexte. Technos sort le jeu Nekketsu Kōha Kunio-kun en 1986. Il s’agit d’un jeu de baston qui se passe au japon et qui rencontre un certain succès. Au point que Taito s’occupe du portage et de la diffusion pour l’Europe et les Etats-Unis. Le jeu s’appelle Renegade et ne se passe plus au Japon mais dans une grande mégalopole américaine.

comparaison des deux versions sur http://frgcb.blogspot.fr

Le scénario est le même, si ce n’est que le meilleur ami du héros est capturé dans le premier jeu, tandis que pour le deuxième, c’est la copine du héros. Pour le reste, on s’aperçoit que les décors ont été vaguement adaptés, ainsi que les sprites des personnages. A la place des délinquants et yakuzas, on a du bikers, des mafieux et même des prostitués très vindicatives (vous en avez déjà vu avec des chaînes de vélo ?). Technos a développé la version NES de Renegade directement pour Taito, alors que c’est Ocean qui s’occupa des ordinateurs 8 bits de l’époque. Le studio anglais étant souvent spécialisé dans les portages d’arcade. Le héros de la version japonaise, Kunio-Kun, se retrouvera dans bien d’autres jeux, du football à la balle au prisonnier en passant par des jeux de plate forme.

Le principe de jeu reste basique : Mettre K.O. tout ce qui bouge. Pour cela, on dirige le personnage sur un écran qui a un petit scrolling latéral. On peut frapper avec ses poings, ses pieds et sauter, sachant qu’on peut lier le saut et la frappe (pas toujours facile selon les boutons sélectionnés). Les adversaires peuvent aussi nous immobiliser en nous maintenant par derrière pendant qu’un de leur copain vient nous massacrer. Il faut alors se défaire de l’étreinte. Enfin, il est possible de récupérer quelques armes. Bref, tout ce qui se retrouvera dans les Double Dragon et tant d’autres. Chaque niveau commence par des ennemis déboulant en masse avant d’affronter le Boss de la bande.

La version Nes a des couleurs limitées

On commence par être agressé par des Bikers, puis dans le métro puis ce sera un parking et ensuite c’est un quartier de prostitution et la rue et enfin une sorte de boite de nuit. J’ai souvenir d’avoir passé relativement simplement les 3 premiers niveau. C’est peut-être avec une gruge ou des crédits illimités que j’ai atteint la fameuse boîte de nuit. Je me méfiais comme la peste des ennemis ayant des couteaux, une arme particulièrement vicieuse. Mais ce n’est rien à coté de ceux avec les flingues. Ca n’arrive qu’au Stage 4…. Avec le recul, le jeu me paraît moins dur, dans sa version occidentale, que le premier Double Dragon. Les mouvements sont un peu caricaturaux aujourd’hui, la précision trop aléatoire (dès le départ, les motos m’ont toujours énervé car le temps est limité sur le niveau) et pourtant le défouloir fonctionne plutôt pas mal. Le jeu est évidemment répétitif, surtout pour les bandes mais chaque niveau correspond à une arme différente à récupérer. Ce qui en enrichissait le contenu. La musique de la version Amstrad participait bien à l’ambiance, mais aujourd’hui ça fait bien vieux. Mais c’est surtout un des fondateurs d’un genre et rien que pour ça, il est indispensable.

Aujourd’hui, il y a pléthore de beat’em all sur Android et ailleurs, au point que ça devient compliqué. Par exemple, Kung Fury est dans un esprit très rétro en singeant même l’arcade des années 80…

Par Taito sur Arcade, Amiga, Amstrad CPC, Apple II, Atari ST, Commodore 64, DOS, Master System, NES, Thomson, ZX Spectrum

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3 réflexions sur « Souvenir de Gamer : Renegade (1986) »

  1. Ha la musique, j’adorais 🙂
    Mais ce que je préférais, c’était le tabassage par terre 😀 et il me semblait que l’on pouvait agripper l’adversaire par le col pour le latter à coups de genoux.
    Sinon ne effet les motos étaient bien rageantes…

    Aimé par 1 personne

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