Cinéma : Seven Sisters de Tommy Wirkola (2017)

Attention, future film culte. Le réalisateur norvégien Tommy Wirkola, spécialiste du film de genre, a eu les coudées franches sur cet action-movie d’anticipation (nous sommes en 2073) commandé par Netflix. Le sujet : La terre surpeuplée doit subir une régulation de sa population…

La surpopulation s’est accélérée par les conséquences de la consommation de produits transgéniques qui donnent un taux anormalement élevés de jumeaux, triplés, … La population est donc limitée par une mesure empêchant d’avoir plus d’un enfant. Les autres enfants sont mis en « cryosommeil ». Mais un jour, une femme met au monde 7 enfants et meurt. Son père décide de garder en secret ses 7 petits enfants, nommés Monday, Tuesday, Wednesday… Chacune sort dehors à tour de rôle, selon le jour. Jusqu’au jour où, à 30 ans, une d’elle disparait (d’où le titre original « What Happened to Monday ».

Dans le rôles des septuplés, on retrouve la charismatique Noomi Rapace (Millenium). Chacune des Karen Settman a une personnalité différente, comme a voulu leur grand père (Willem Dafoe) en les laissant exprimer leur personnalité à l’intérieur de leur grand appartement. La méchante de l’histoire est la créatrice de cette loi liberticide dans une terre en décrépitude, presque post-apocalyptique. Elle est jouée par une Glenn Close un peu en roue libre. On peut ajouter au casting Marwan Kenzari qui peine à exister face à l’héroïne et Christian Rubeck, excellente machine à tuer déjà vu dans des films de ce réalisateur. Il va s’en dire que le film tient beaucoup de son succès par la qualité de son actrice principale.

Car au rayon des défauts, outres quelques incohérences scénaristiques, on trouve un tournage qui a des véhicules un peu ridicules (et très reconnaissables), des décors roumains pas toujours très maitrisés, des effets spéciaux inégaux (coproduits par la Belgique, l’Inde, la Chine….) et une fin qu’on aurait voulue plus tranchée. Il y a de l’hémoglobine à foison, le réalisateur étant un admirateur de Tarantino. On abuse un peu sur les combats ce qui le classe plus dans l’action movie que dans la science fiction. Pourtant, les questions posées restent là, jusqu’au discours final de Glenn Close. On retrouve le thème de la surpopulation humaine, de l’eugénisme et du transhumanisme, qu’on a vu aussi traiter dans Elysium, par exemple ou encore Snowpiercer. Là encore, on retrouve une lutte des classes mais de manière plus discrète. Le film se veut distrayant, avec assez peu de pauses et tient bien la route pour plus de deux heures.

Si j’ai dit qu’il serait culte, c’est qu’il y a un univers sombre, une héroïne charismatique, des scènes bien calibrées et on finit par se dire qu’il y a un peu de Nikita, un peu de Dark City, un peu de Matrix dans tout ça mais sans avoir l’air de singer tout ça. Bien sûr, ce n’est pas original mais le sujet a de l’avenir. Et puis bon, Noomi Rapace s’impose une fois de plus dans un rôle d’action. Je trouve ça dommage car elle vaut bien plus que ça. Son visage, son regard, ses attitudes captivent et mangent l’écran, au point qu’on oublie presque les autres acteurs. Le film a eu droit à l’avant-première sur Netflix mais c’est tellement mieux sur grand écran, même avec un gamin qui mange des bonbons à 3 mètres de soi!

 

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