Anime : Barakamon (2014)

Encore une adaptation d’un manga, un shonen, mais sur un thème typiquement japonais : La Calligraphie. Mais en réalité, ce n’est qu’un prétexte pour un parcours initiatique qui met en valeur les paradoxes du japon, mais aussi de notre société moderne.

Bien que classé Shonen, ce manga aurait pu être considéré comme Seinen par ses thèmes plus adultes. Si le manga tenait en 13 tomes, il est transformé en une série de 12 épisodes, dans son format Anime. Le sujet est à la fois classique (rébellion, découverte de la vie) et atypique :

Malgré son jeune âge, Seishu Handa est calligraphe professionnel. Sa vie bascule le jour où, pris de colère, il frappe le conservateur de musée qui trouve son travail banal et sans saveur… Comme punition, son père décide de l’envoyer sur une des Îles Gotō, au fin fond de la campagne japonaise. Alors qu’il pensait trouver le calme et travailler, ses nouveaux voisins vont débarquer dans sa vie…

Après une courte introduction sur cet incident, nous voilà débarqué à Fukue, ville principale de cette île à l’extrème sud-ouest du Japon. Pour le Tokyoïte qui arrive, c’est un choc culturel. C’est le calme, la mer, la vie campagnarde, la contemplation. Mais c’est aussi la rencontre avec une petite fille, Naru,  qui lui dit la vérité sur son travail de calligraphe, sans filtre. C’est le premier déclic chez notre héros qui comprend très vite que le conservateur du musée avait raison. Mais la série cherche aussi à « opposer » la vie campagnarde à la vie citadine, montrant justement que le citadin qui se croit supérieur ne connaît finalement pas grand chose. Avec les deux collégiennes Tamako et Miwa, on part sur un terrain plus habituel dans le shonen et ce sont donc plusieurs histoires qui se télescopent autour de Seishu.

La série est vraiment très réussie avec des décors d’un japon rural suffisamment détaillés et réalistes. Le style est celui de la comédie, avec ce qu’il faut de situations caricaturales (ce qui le rapproche aussi du shonen). L’exotisme apporté par la calligraphie est assez vite oublié mais donne un plus culturel à la série. En effet, cet art peut paraître étrange pour nous occidentaux, mais il faut justement apprendre toute la subtilité et la recherche de perfection et d’émotion qu’il peut y avoir derrière ces caractères dessinés au pinceau. Tout cela en fait une des meilleurs séries du genre, pour un public « adulescent ».

Il y a un spin-off à la série, Handa-Kun mais je n’ai pas encore mis la main dessus….

 

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