Souvenir de Gamer : La série des Nintendo « Wars » (1988 à nos jours)

Comme beaucoup, j’ai connu cette série avec le premier Advance Wars sur la console Nintendo GameBoy Advance. Mais la série remonte à la première NES/Famicom pour s’étendre jusqu’au dernières consoles portables. 

Le principe :

Le tronc commun de la série est un affrontement de deux armées au tour par tour sur des cartes prenant la forme d’iles. C’est un jeu tactique qui allie simplicité de fonctionnement à richesse des stratégies à employer. Il s’agit d’une guerre moderne, donc employant aussi bien les tanks que les avions, bombardiers, armes anti-aériennes, et même des hovercrafts. Chaque unité a un rayon d’action en déplacement et en tir. On peut produire ces unités à chaque tour en fonction d’un nombre de crédit que l’on récolte en possédant le plus de bâtiments. Il n’est pas possible de créer des usines mais on peut tenter d’en conquérir aussi, seulement avec les unités d’infanterie.

La première carte terminée, il y a d’autres unités à découvrir sur les suivantes.

Les versions :

Encore une fois, c’est grâce à l’émulation que j’ai pu gouter à ces premières versions. Sur Nes en 1988, le jeu s’appelle simplement Famicom Wars. Pas de scénario, pas d’animation mais juste des cartes successives qui permettent de commencer par les unités terrestres puis navales et aériennes pour compliquer peu à peu les stratégies. Pour un familier de la série, rien n’a changé et l’ergonomie était déjà bien là. Il n’y a pas encore de coups spéciaux liés au personnage mais on est vraiment proche du wargame tour par tour, le brouillard de guerre en moins. Quand on sait les quelques Kilooctets que prend ce jeu, ça laisse rêveur aujourd’hui face à la richesse du jeu. Sorti uniquement en japonais, l’adaptation en anglais est un peu à l’arrache mais c’est vraiment très jouable, surtout en émulation portable. Il m’a fallu 24 tours de jeu pour me remettre un peu dans le bain, sur la première carte mais le rouleau compresseur offensif n’a pas tardé à revenir avec les supports de l’artillerie et les gros tanks mediums.

Les versions GameBoy s’appellent Gameboy wars et le jeu connaît trois suites, dont deux sur la Gameboy color. Je n’ai pas testé mais elles sont vraiment semblables à la version NES, si ce n’est que le graphisme est plus simpliste et les cases disposées autrement. On retrouve donc les camps bleus et rouges et les 24 types d’unité qu’il faudra déplacer sur le damier des cartes. Là encore, il faut savoir gérer le carburant et les munitions, garder une continuité avec les conquêtes de bâtiment qui permettent d’affaiblir l’adversaire, paralyser ses moyens de production d’armes et d’unités. Le jeu n’était encore pas sorti en occident, donc là encore, les adaptations sont complexes. Il en sera de même pour Super Famicom Wars, sur la SNES qui sort en 1998. Le développeur Intelligent System (auteur du mythique Fire Emblem qui mettra aussi du temps à arriver chez nous) continue de développer son Gameplay pour une console déjà moribonde. Mais il revient au principe des cases du début, développe aussi les personnalités des camps, avec des icones qui seront les mêmes dans les versions portables suivantes. Particularité, on pouvait y jouer à 4.

Car venons-en à la version GameBoy Advance de 2001, baptisée Advance Wars. J’ai totalement craqué sur ce jeu, à l’époque, qui m’a accompagné partout pendant de longues missions. On pouvait facilement sauvegarder après chaque tour et c’est donc idéal pour une portable. Il y a une sorte de tutoriel au début, des personnages pour nous « accompagner » et la série est un véritable succès en occident. A l’époque, j’ai vraiment retrouvé toute l’ambiance des wargames, genre alors un peu élitiste sur PC. Il n’y avait pas ce coté historique guindé mais un ton plus humoristique, malgré le fait qu’il s’agisse d’une véritable guerre avec des unités que l’on sacrifie pour fixer le front puis percer. Je jouerai évidemment au 2, Black Hole Rising, avant de passer sur la version DS, baptisée Dual Strike. On profite alors vraiment de l’écran tactile pour un jeu plus confortable avec plus d’informations. Il y a de nouvelles unités et des super pouvoirs et ça devient vite un peu complexe à gérer, peut-être parce que l’on avait des habitudes avec les précédents, aussi. En 2008, par lassitude, je n’ai pas craqué sur le Dark Conflict. Apparemment, ça corrige quelques défauts et déséquilibres de la première version DS. Il faudrait que j’aille assez loin pour le voir, et que je ressorte la DS pour une cartouche qui doit se trouver en occasion. Atomium finira peut être par vous convaincre dans sa vidéo.

L’équilibre est la clé de la réussite de ces jeux. Il y a d’abord une difficulté très progressive sur ces version GBA qui en a fait un succès puisqu’accessible aux plus jeunes comme aux plus agés. Il y a ensuite des cartes et des adversaires très bien pensés pour que la mission ne devienne pas impossible. Il faut parfois jouer défensif, alors qu’ailleurs il faudra être rapide à déployer ses troupes pour bloquer l’adversaire et progresser ensuite avec méthode. Combien de fois me suis-je retrouvé à changer de stratégie en cours de mission et à retourner une situation mal engagée ! C’est vraiment ce qui me fait rentrer ce jeu dans le panthéon des meilleurs jeux du genre et de la petite portable Nintendo.

Je ne parlerai pas des Battallion Wars de la Wii. J’ai eu brièvement cette console mais je n’ai pas eu envie de tester ce jeu. Déjà parce que ce n’est plus du tout le même principe de jeu et qu’il a été confié à un autre développeur. Mais en plus le look 3D ne me plaît pas, pour une sorte de STR qui fait pâle figure par rapport aux musts du genre. Cela fait 10 ans qu’il n’y a plus d’épisode, même sur la 3DS. Je serai surpris si Nintendo se décidait à sortir un nouvel opus sur mobile alors en attendant, il suffit d’un émulateur et d’une Rom correspondant à sa cartouche pour retrouver le plaisir de cette série sur son smartphone. Comme je le disais plus haut, c’est vraiment le genre de jeu idéal pour une utilisation nomade. On peut arrêter et reprendre quand on veut et ça ne prend que peu de place (15Mo pour les versions Advance).

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