Blog : Les hasards de la vie où quand l’on se dit qu’il reste toujours à raconter

Non, je ne fais pas le concours du titre de billet le plus long. Mais en ce début d’année 2018, tout semble imprévisible. On a beau se dire que ça sera mieux que 2017, faire tout pour, il y a toujours ce petit grain de sable qui vient perturber la belle machine.

Ah, « Superchat »… c’est mon matou de 14 ans parce qu’il a souvent la position de superman mais ce n’est pas son nom. 14 ans, pas toutes ces dents mais il collectionne les trucs bizarres depuis 3 ans. Le syndrôme de Claude Bernard-Horner, déjà, un truc qui existe chez l’humain mais aussi chez le chat. Comme je suis intîme, je l’appelle CBH …et donc, on ne sait pas à quoi c’est dû et ça fait relever la 3ème paupière d’un seul coup sur un seul oeil. Enfin on sait juste où se situent les conséquences mais on n’en connaît pas les causes. Un petit billet de 500 pour un scanner et ça élimine quelques cas problématiques mais le pire, c’est que ça disparaît un jour comme c’est venu, après quelques médicaments, parfois. Maintenant, en bon chat d’intérieur qui a eu des excès avant que je l’adopte, il nous fait de la pancréatite…. Mais pas la banale, lui, il nous fait la aigüe, celle qui le fait hurler et se prostrer dans la litière, le fait vomir toutes les demi heures, même quand il n’y a plus rien à vomir. Madame et moi, nous le connaissons tellement bien qu’on n’hésite pas à l’emmener en urgence chez notre vétérinaire spécialisée à 1h de route. Là, c’est la piqure, la perfusion, le gros dodo d’une journée et on le retrouve à grogner à vous réveiller un régiment de loirs, ce qui le rend très connu sur la place de Paris chez les vétérinaires alors qu’en temps normal c’est une vraie peluche. Bref, je commence bien l’année dans les systèmes de santé animaux, avant de redonner dans ceux des humains prochainement.

Sa majesté vous observe…

Et dire qu’il y a quelques jours je me disais : Oh tiens si je me remettais à un petit transfert de blog sur une plateforme sans base de données. Cyrille essaye de motiver « wallaNicolas » pour le plugin pluXML et j’ai versé mon obole aussi…J’aime bien casser moi aussi. Mais j’ai voulu faire du blogotext pour voir, déjà en page perso free (parce que si ça passe là, ça passera partout). Bon, j’ai vite arrêté, parce qu’évidemment, chez free, tout n’est pas compris pour le SQL mais ça, à la limite, j’aurais pu le résoudre. Mais comme juste après ça, monsieur chat s’y est mis et que mon temps libre a largement chuté, je me suis dit que la sureté c’est quand même de rester où on est, peinard. Même le O2switch de Cascador et Cyrille s’y met parfois quelques heures. J’arrive à un point où je n’ai franchement pas envie de me rajouter des problèmes inutiles. On va déjà attendre que tout le monde mette le patch du patch contre Meltdown. Ca va occuper mais moi pas….

J’ai toujours mon Murakami en cours et je n’arrive pas à me concentrer pour le finir malgré l’envie d’en connaître plus sur cette histoire. Même une BD un peu touffue a du mal à passer en ce moment. J’essaie de trouver une solution technique pour mesurer l’immesurable avec des fonds de tiroir (car les grands groupes n’investissent plus, hélas) et j’attends impatiemment mes vacances pour… m’occuper aussi de ce que je n’ai pas pu faire avant. Mais ça, ce n’est que la vie en fait. Ce n’est aussi qu’une source d’inspiration, de divagations plus ou moins poétiques, ou même en dessin. Je suis pour l’instant plus à l’aise avec les mots qu’avec le crayon. Mais ça revient peu à peu. Comme beaucoup, ce sont les mains qui me posent problème alors je trouve des artifices pour éviter ça. J’ai souvent lu ça d’ailleurs chez les dessinateurs. Il y a des points de blocage. La bouche aussi, m’a longtemps posé problème… Mais raconter une histoire en image, c’est un métier comme en photo. Mais curieusement, quand je (re)mets les pieds à nouveau sur instagram, je n’ai plus vraiment ça avec les hashtags d’actualité. Comme si Instagram était un monde à part, un monde de l’égo, un monde voulu joyeux.  Il n’y a pas de #iranprotests ou de #francegall mis en avant. Et pourtant il y a toujours d’excellents photographes, photojournalistes et pas seulement des comptes de copieurs et de robots.

Mais où est Iceman?

Parce que sur Twitter, c’est presque l’inverse. Et je vois ressortir des trucs du quotidien, comme la « bise au travail ». Ca c’est un truc qui m’a choqué dès le lycée : Pourquoi les femmes font des bises et les mecs se serrent la main. Déjà une marque sexiste? Ce n’est même pas ça qui est dérangeant mais plus cette incursion au plus près, au plus intime.  Je n’ai jamais été très bise, je réserve ça à la famille et pour moi c’est incompatible avec travail. Et là, ça me rassure quand je vois d’autres personnes parler de ça, s’offusquer. Surtout que c’est très français, voir latin, ce contact. Je me demande parfois si je ne me suis pas trompé de continent. 
Par contre, les toptweets n’ont pas changé depuis 3 ou 4 ans, avec de l’actualité futile, de la critique facile, du trollisme malhabile. Il en ressort quelque fois des histoires, autres que des tribunes de stars perchées dans des tours d’ivoire, de vrais écrits d’auteures (désolé je fais pas dans l’inclusif volontairement), des tweets témoignages d’histoires bien réelles et qui permettent de se rappeler dans quel monde on vit.

Des histoires à raconter, ça ne manquerait pas avec ces hasards étranges qui font qu’un tanker iranien percute un cargo chinois justement pendant cette révolte très curieuse d’un pays qui subit toujours des sanctions injustes. Le monde de 2018, celui de Trump, ne m’a jamais paru aussi incertain. Il y a un an, je pensais que ce président là ne pourrait aller jusqu’au bout de ces diversions mais j’ai l’impression que si, aujourd’hui. Dans les 10 conflits cités par Foreign Policy en 2018, la plupart sont sous influence américaine. Ca fait beaucoup à raconter et pourtant au delà de la froideur des actualités, il y a des histoires de personnes qui vivent dans ces régions. Que j’aimerai lire des récits neutres sur ce qui se passe au Venezuela. J’aimerai voir cette Ukraine aux deux visages et qu’on arme plutôt qu’unifier. J’aimerai qu’on parle du Sahel où l’on pense plus à parachuter des hommes armés que construire de la cohésion. J’aimerai revoir des visages de Centrafrique, du Congo que l’on oublie aussi. J’aimerai comprendre encore mieux ce Kurdistan morcelé qui semble une utopie. J’aimerai aller sur la frontière entre Afghanistan et Pakistan en quelques mots, esquiver les bombes saoudiennes pour revoir la beauté de Sanaa et voir une histoire de Corée réunifiée. Tant d’histoires grandes ou petites mais qui permetraient de mieux comprendre le monde qui nous entoure et qui restent des échanges si brefs. Tant d’histoires que l’on cache ou que l’on se cache.

Les histoires à raconter ne manquent pas, surtout si on sort de sa propre petite personne. D’ailleurs, la téléréalité qui passionne encore tant, ce sont des histoires scriptées. C’est creux, stupide, souvent, centré aussi sur les égos mais ça reste aussi des histoires. Par effet de bord, ça pousse à l’égocentrisme,par mimétisme. J’ai l’ impression que chacun se préoccupe plus de lui même, ce qui reste humain, finalement. Même les moteurs de recherche nous pousse à ça en localisant nos résultats. Là aussi, je change sans cesse, de Startpage à Qwant ou à Duckduckgo en passant par un google « anonymisé » par ces outils, quand je ne trouve pas. Ca ouvre à d’autres résultats, ça ouvre à un autre monde. Et sortir de son habitude de recherche semble pourtant faire peur, comme une dépendance. Nous avons la peur au lieu de l’espoir, jusqu’à la peur de son propre voisin. Mais je préfère parler de ce qui me plait ici, pas de ce qui me déplait. Alors, je pourrais raconter aussi mon modeste militantisme pour faire découvrir Libre Office, Debian, et autres outils libres au quotidien. Il faut en effet avoir le réflexe de bondir sur une conversation entre collègues, de leur demander pourquoi ils préfèrent pirater, aller sur des sites douteux, prêts à se prendre des virus, plutôt que d’utiliser des outils performants et libres. Il ne me reste plus qu’à choisir, pour ma part, ce qui va gérer ce foutu portable à double carte graphique (Intel et Nvidia…), pour avoir du full GNU/Linux à la maison. Comme dirait quelqu’un, il faut penser à ses erreurs du passé. Cet ordinateur n’est pas pour moi alors il faut assurer une transition en douceur, de la robustesse, du support éventuel. Bref, je risque bien d’aller vers Ubuntu ou Mint plutôt qu’un truc plus « pur ». Là aussi, l’utilisation évolue. On tape du texte, on fait des calculs, on télécharge du contenu mais on ne fait plus autant de jeu… Convaincre, c’est un travail de longue haleine et ce n’est pas valable pour tout et tout le monde. Il y a des instants plus propices aussi. Il faut en être conscient.

C’est comme quand on « récupère » celui dont personne ne veut, dans une équipe. Il ne veut plus rien faire dit-on? Il arrive précédé d’une réputation. Et effectivement, il ne fait rien, au premier abord quand on lui donne un ordre. Je prends le temps de connaître l’humain, de comprendre ce qui a amené ça, de trouver la confiance. Et curieusement, avec moi, tout passe, ça bosse et bien, avec des limites c’est sûr. J’en ai eu plusieurs et j’utilise mon expérience du service militaire. Ca paraît con à dire mais se retrouver dans une compagnie de combat à diriger quelques mecs dans une sorte de jeu de guerre, ça vous apprend des trucs, surtout quand avec toi, tu as un type qui ne rêve que de planter tout le monde, au sens propre! Et avec l’age, tu t’aperçois que les expériences du passé nourrissent ça. Bon, évidemment, on tombe aussi sur le stagiaire qui se fout de ta gueule, qui gâche connement sa vie et un potentiel certain. Cette année, j’en ai un que je vois se la couler douce, mais comme je ne suis pas son tuteur, ça n’aide pas. Surtout que je ne peux pas être partout. Mais il a un look tout à fait normal, lui ! (spécial dédicace à un collègue blogueur, car le hardos a de l’humour…..ICI)

Non, tout n’arrive pas tout cuit et ce n’est pas seulement une histoire de travail. Il y a des hasards, des histoires qui nourrissent des souvenirs, pour qu’un jour on se dise, évidemment…

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1 réflexion sur « Blog : Les hasards de la vie où quand l’on se dit qu’il reste toujours à raconter »

  1. Tu as le chic pour réveiller en moi des souvenirs et en lisant cette phrase:
    « on le retrouve à grogner à vous réveiller un régiment de loirs » et dans cette maison donc j’ai parlé en commentaire il y a quelques jours, les murs étaient couverts de lierre et en plus d’avoir de la glace sur les vitres des fenêtres, il y avait parfois des loirs qu’y s’introduisaient chez nous, je me souviens qu’une fois, un avait passé la nuit dans mon lit et que cela avait fait monter ma mère sur un tabouret.
    Bon j’espère que le greffier va mieux ?
    A pluche.

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