Musique : The Prodigy – The Fat of the land (1997)

S’il y a encore un album à posséder pour ceux qui aiment le Big Beat, c’est bien celui là, à égalité avec le précédent opus de The Prodigy. Un vrai prodige !

Je ne vais pas refaire l’histoire de ce « groupe », je l’ai déjà fait dans la présentation de l’autre album. A cette époque, je suis étudiant et ce CD va tourner sur ma platine intensément avec son petit cousin. C’est qu’après un peu de boulot, un bon défouloir comme ce disque, ça le faisait !! Dès le « Smack my Bitch up » (je me passerai de traduction…), les basses vous prennent aux tripes, la rythmique vous attrape et les samples de voix vous emmènent ailleurs. Non pas que l’on soit dans du trip-hop, ou alors la version survitaminée…. Le « Breathe » qui suit ne laisse même pas respirer. C’est comme si on se retrouvait au milieu de baffles qui vous cogne jusqu’à vous forcer au réveil. Le verre se brise autour de nous, on entend comme le souffle d’une lame, et des cris qui nous pousse à expirer, encore…Liam Howlett ralentit le rythme avec « Diesel Power » mais les basses se font tonitruantes et envoutantes. Mais que dire de « Funky shit »…. Question funk, ça renvoit les Daft Punk au rang d’aimables animateurs de soirée du troisième age. A noter que les Beastie Boys sont crédités comme auteurs, et vous comprendrez vite pourquoi.

La filiation avec les Beastie est d’ailleurs frappante avec l’intro de « Serial Killa » qui verse à la fois dans le hip hop, le rock et la dance. La voix rageuse du chanteur fait le reste pour un titre à l’énergie débordante. Le très oriental « Mindfields » permet de décompresser un peu plus de ….1 minute sur les 5 que comptent le morceau. Là encore la ligne de basse fait le boulot en cognant sur des variations de samples. Et après ça, « Narayan » nous emmène dans un trip plus mystique, toujours marqué par le hip hop avec une rythmique percutante. Le corps tressaute à chaque BPM. Les chants indiens laissent la place à un solo de percussion et le morceau dure 9 minutes… De quoi sortir rincé d’un dancefloor. Et ça rallume le feu avec « Firestarter », que même Gene Simmons de Kiss ira reprendre sur son deuxième album solo.  C’est violent, envoutant, et chaque coup de percussion vient comme un uppercut en plein visage.

On peut bien tolérer un « Climbatize » plus planant, presque rétro….Mais qui cède à nouveau la place aux percussions avec des lignes qui se superposent, des nappes atmosphériques qui viennent et repartent. Ce disque ne veut pas nous lâcher. J’avais un peu oublié « Fuel My Fire », et je me demande pourquoi tant il respire l’énergie Punk primaire. Plus que du Big Beat, c’est du punk rock à la sauce électronique. Zut c’est fini ??? Non, on s’en remet un petit tour. C’est un disque que l’on ne quitte pas sans séquelles. Et que dire des prestations live ….

Cela fait donc 20 ans que ce disque est sorti et pour moi il n’a pris aucune ride. La Dance s’est assagi mais The Prodigy continue à être un des plus gros vendeurs du genre avec des albums encore assez recommandables. On n’est plus au niveau de ce petit chef d’oeuvre mais Howlett a encore la foi! Je n’en dirai pas forcément autant de la maison de disque qui a sorti une version « Extended » avec des remixes très discutables. Rien ne vaut l’original …. et d’ailleurs j’y retourne encore.

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