Littérature : Chroniques de l’oiseau à ressort d’Haruki Murakami (1994)

Voilà un livre qui m’avait été conseillé mais que j’ai mis un peu de temps à finir. Non pas qu’il ne me plaise pas mais parfois, le temps manque pour pourvoir apprécier à sa juste valeur un ouvrage. De valeur, il n’en manque pas.

Le problème est qu’à l’origine, ce sont 3 volumes qui sont sortis, édités ensuite en un seul chez Seuil…Alors c’est proprement énorme : 741 pages ! Mais heureusement, ça n’a rien du pavé indigeste comme j’ai eu parfois l’occasion d’en lire. Comment résumer l’histoire? Dire que c’est celle de Toru Okada, un trentenaire au chômage, au carrefour de sa vie, qui perd d’abord son chat dans une ville qui l’effraie et le fascine à la fois. Et puis sa femme disparaît aussi. En quête perpétuelle, il croise une galerie de personnages qui lui racontent leur histoire.

Mais dit comme ça, on reste dans la banalité. Or,ce roman est tout sauf ça. Il est un peu ésotérique, onirique ou magique, et en même temps d’un réalisme profond, allant puiser dans l’histoire la plus trouble du Japon (l’occupation en Chine). Il puise dans nos propres doutes, dans ces moments où nous ne nous sentons plus à notre place, où nous nous interrogeons aussi sur les autres, sur ce que l’on connaît vraiment d’eux. C’est aussi une grande fresque, même si le roman ne couvre pas la vie totale de notre héros (quoique…). D’ailleurs, je me suis posé la question du choix de réunir les trois volumes en un. Evidemment, l’oeuvre est un tout mais il y a bien des phases, dans le récit comme dans la vie de Toru Okada, qui poussent  à revenir sur un « volume » ou un autre.

C’est long, toujours surprenant, jamais ennuyeux. Il se dégage une fascination étrange qui pousse à revenir et à relire des chapitres, à se laisser aller et emmener dans cette vie qui pourrait être notre. On se surprend à regarder notre voisinnage avec l’oeil de l’auteur ou de Toru Okada. La richesse du récit et sa structure m’ont juste fait imaginer le travail incroyable de l’auteur pour arriver à cette homogénéité. Mon seul regret est que ce n’est sans doute pas le livre pour découvrir Murakami… C’est pourtant le premier que je chronique ici. Il faudra donc que je me rattrape plus tard…

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2 réflexions sur « Littérature : Chroniques de l’oiseau à ressort d’Haruki Murakami (1994) »

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