Cinéma : Je danserai si je veux de Maysaloun Hamoud (2016)

Parler de films dont tout le monde parle, ce n’est pas vraiment mon truc. Mais parler d’un film au sujet fort, polémique, atypique, c’est déjà mieux. Celui-là a fait beaucoup parler… En Israel et Palestine.

Produit par la France et Israel, ce film de la réalisatrice palestinienne Maysaloun Hamoud a une très forte part d’autobiographie. Elle y décrit l’histoire de trois femmes : L’avocate Leila, la DJ Samia et l’étudiante Nour. Toutes les trois aspirent à la liberté, que ça soit la conserver ou la conquérir. Mais les thèmes sont aussi dans le choc entre la vie à Tel Aviv, capitale culturelle plus ouverte que le reste du pays, et la campagne. On y parle alcool, drogue, homosexualité, vie nocturne. Mais la liberté c’est aussi et surtout sortir des mariages forcés, du patriarcat, et …. du viol.

On peut reprocher au film de se focaliser sur la communauté des arabes israeliens, ce qui pourrait faire croire que le reste de la société israelienne n’est pas concernée par le problème. Quand je dis arabe israeliens, il faut comprendre des personnes qui sont de confessions chrétiennes ou musulmanes, ici puisque les personnages ont des profils variés. Mais à travers les rencontres avec des personnes d’autres confessions et parlant hébreu, on comprend assez vite que ça ne se limite pas. Nous sommes pourtant à Tel-Aviv, une ville plus progressiste que le reste du pays, trop pour certains extrémistes.

C’est un film dur, c’est sûr, mais qui mérite de s’y attarder. Le fait que la réalisatrice s’attaque aussi à ces faux prêcheurs et « leaders d’associations caritatives et religieuses » lui a valu une fatwa, heureusement sans gravité aujourd’hui (enfin j’espère). C’est un film qui montre que le combat des femmes continue et ne se résume pas à des pays lointains. Leila, la plus libre en apparence, rencontre vite cette oppression sournoise qui voudrait l’empêcher de vivre sa vie normalement, de s’habiller, de manger et boire ce qu’elle veut. Cela peut paraître anodin mais en France, à l’assemblée nationale, on rencontre toujours cela, comme le rappelle si bien ma consoeur du monolecte. Le film se veut alors bien plus universel qu’il pouvait paraître.

Le film est aujourd’hui disponible en DVD et VOD.

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3 réflexions sur « Cinéma : Je danserai si je veux de Maysaloun Hamoud (2016) »

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