Musique : The Ramones – Ramones (1976)

Comment !!!? Pas un album de ce groupe sur ce site ? Ce sont pourtant les fondateurs du Punk si l’on n’en croit certains… Alors, hop, j’ai ressorti cet album vendu confidentiellement à l’époque et qui pourtant s’affiche maintenant comme référence chez beaucoup de musiciens… et d’opportunistes.

Comme son nom l’indique, ce groupe est constitué de membres de la famille… Ramone. Mais non, évidemment, puisque ce sont des pseudos. Jeffrey Ross Hyman, ça le fait moins ? bof… En tout cas, les gamins viennent de New York, plus précisément du Queens, pas le quartier le plus calme, surtout dans ces années 70. La petite histoire dit qu’ils ont eu un déclic en voyant un concert des New York Dolls, groupe incontournable pour qui aime le glam. fondé en 1974, le groupe vivote dans les salles de la région en s’améliorant peu à peu mais avec une énergie qui les fait vite remarquer. Et le premier album est celui dont je vais parler aujourd’hui, dont le remaster ne fera pas grand chose contre les faibles moyens de l’époque.

Le groupe n’a rien du punk que l’on connaît pour le look, mais il faut regarder du coté de la musique, de ces titres courts et tranchants. Autour de 2 minutes et avec du gros riff qui tache, du son Garage bien gras. Leur look jean et perfecto aurait pu les laisser dans ce style garagerock s’il ne se dégageait pas autre chose de leur musique. 14 titres, une petite demi heure de musique…Et pourtant on s’en prend plein la gueule. Le « Eh oh let’s go » de leur « Blitzkrieg pop » résume tout. La rythmique ne fait pas dans les fioritures. Il faut la guitare  de Johnny pour ça avec le son de basse de Dee Dee et la voix cash de Joey. C’estdu rock’n roll dépouillé de la guimauve des années 60. On parle de prostitution, de drogue (I wanna sniff some glue), de cette vie du Queens, de ce groupe fauché qui écume le CBGB, the place to be pour le rocker new-yorkais.

Il n’y a pas le coté préfabriqué des Sex Pistols. On sent cette authenticité, cette envie de tout donner. Je ne sais pas qui est cette Judy la punk mais on ne s’embarasse pas de poésie pour parler d’elle. Il y a bien des coté rétro comme pour « I wanna be your boyfriend » … les riffs sont répétitifs ( Chain Saw) mais qu’importe. C’est un grosse baston que l’on prend à chaque fois. Pas le temps d’un break, d’un solo à rallonge. C’est l’exact opposé des groupes de progressif de l’époque, qu’ils détestent ! Alors on peut le voir comme un album qui a vieilli parle son granuleux, trop plat peut-être. Mais c’est justement ce qui fait son charme et je connais des groupes plus récents, jusqu’à des japonais qui ont cherché à recréer ce grain. Plus qu’un album, c’est un témoin d’une époque. La vie ne leur donnera pas forcément le succès de leur vivant mais ils auront marqué leur époque. Quand on écoute des groupes punks d’aujourd’hui il n’y a pas une fois où l’on n’a pas une pensée vers les Ramones et cette énergie. 

Et puis après ça, vous pourrez arborer fièrement le T-Shirt acheté au supermarché du coin, en connaissance de cause. Ah, je me demande bien ce qu’ils diraient en sachant ce que l’on a fait d’eux !

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