Musique : Devin Townsend – Ocean Machine (1996)

Je tiens ce musicien canadien pour un génie… Un génie plutôt torturé et inattendu mais c’est aussi ce qui fait son charme. Et au rang des albums cultes, Ocean Machine a bien sa place.

Devin Townsend, c’est un multi-instrumentiste, producteur, qui s’est fait connaître alors comme leader du groupe metal Strapping young lad… et pas du genre metal guimauve. Il a aussi accompagné Steve Vai au chant sur un album mais il n’a jamais été vraiment attiré par le Hard mainstream… L’industrie musicale, ce n’est pas son truc, comme le relationnel diront certains car il a une réputation de chien fou. Ah les génies…

Mais quelle tuerie que ce deuxième album solo : Il a tout produit chez lui mais avec quelques aides, tout de même. Difficile de définir un style pourtant, entre Metal, progressif, Rock atmosphérique, … Cela caractérise aussi sa carrière solo. L’intro « Seventh Wave » est d’une telle puissance qu’on s’attend à chuter aussi sec. Mais quel sens mélodique sur « Life »…avec derrière des arrangements de toute beauté, des superpositions vocales et instrumentales. Tout paraît pourtant si simple et évident. Même avec un gros riff d’introduction, on en prend plein la tronche avec des tendances aussi industrielles et une belle virtuosité. Évidemment, il faut aimer la voix du bonhomme rauque, vénéneuse, écorchée.

Difficile de se dire qu’un titre est de trop dans tout cela car il y a toujours de quoi satisfaire un auditeur plus ou moins attentif. C’est bien simple, à chaque écoute, je trouve un nouveau détail qui m’avait échappé, un nouveau passage qui me charme. Même la pause relative que représente « Sister » s’inscrit parfaitement dans cette sorte de concept-album avec le très atmosphérique « 3 AM. » qui suite. Peut-être que je pardonne beaucoup pour un son qui, c’est vrai, reste plutôt 90. C’est un métal sophistiqué sans être inaccessible.

Devin Townsend va me perdre parfois dans le reste de sa carrière par ses concepts, ses suites d’albums qui se répondent les uns aux autres mais qui représentent un peu de lui même, dans toute sa complexité. Alors pas étonnant de trouver des moments presque œcuméniques ici, et des solis tellement séduisant. (je ne me lasse pas de Greetings). Au moment de choisir un extrait qui donne envie, je suis assez confus. Un live, sans aucun doute alors…

3 réflexions sur « Musique : Devin Townsend – Ocean Machine (1996) »

  1. Ah, Devin Townsend, c’est toujours du grand!

    Je dois quand même avouer que j’ai une préférence pour ses lives délirants, comme « Retinal Circus » ou « Ziltoid Live at the Royal Albert Hall ».

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